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Les Indiens d'Amérique du Nord

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15 NOVEMBRE 2019 : VIGILE ANNUELLE LOUIS-RIEL - VENEZ DÉCOUVRIR « RIEL, LE PÈRE, RIEL, LE FILS », LORS D'UNE CONFÉRENCE DE M. JACQUES BINETTE, CONSEILLER EXÉCUTIF DE LA SECTION LOUIS-RIEL DE LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL


 Jean Riel, fils de Louis Riel (1882-1908)
© Centre du Patrimoine de Saint-Boniface - Les Éditions du Blé

INVITATION

à la Vigile Louis-Riel 2019 de la section Louis-Riel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM)

Vendredi, 15 novembre 2019

À 19 heures

À la salle de la paroisse Saint-Marcel, 1630, rue Saint-Jean-Baptiste, quartier Pointe-aux-Trembles, à Montréal, H1B 4A4,

Conférence donnée

par M. Jacques Binette :

RIEL, LE PÈRE
RIEL, LE FILS

M. Jacques Binette, conseiller de l'exécutif de la section Louis-Riel, amoureux de l'histoire du Québec et défenseur de l'indépendance et du français, présentera l'histoire méconnue du fils de Louis Riel, Jean Riel, qui a connu une vie difficile en raison du poids du nom de famille de son illustre père.

De plus,

Cette soirée sera l'occasion de remettre le prix Jean-Saint-Amour à M. Marc de Repentigny, habitant d'Anjou (Montréal) et militant indépendantiste depuis des décennies.  Le prix Jean-Saint-Amour est remis annuellement à une personne qui travaille inlassablement pour la cause du Québec, de sa langue et de son indépendance.

Cette soirée sera également l'occasion de rendre un hommage à M. Abdelilah Rais, artiste récemment décédé, par la lecture d'un article écrit par Ismène Toussaint en souvenir de son ami peintre/plasticien et photographe.

Cette soirée sera enfin l'occasion de rappeler à notre mémoire feu Claude Poitevin, membre de notre section, peintre, sculpteur et poète, lors d'une présentation de Mme Christiane Jasmin, vice-présidente de la section Louis-Riel.

Entrée gratuite.
Bienvenue à tous et à toutes, membres ou non membres.
Il est préférable de s'inscrire à l'avance en communiquant à l'adresse électronique suivante : citoyen_binette@hotmail.com 

Jacques Binette

Annonce reprise dans ismenetoussaint.com, 10 novembre 2019, http://www.ismenetoussaint.com/ArticleView.php?article_id=395 ; dans louisriel.org, même date, http://www.louisriel.org/ArticleView.php?article_id=73

 

 

© Jacques Binette - Section Louis-Riel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) -

 

 

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Rendez-vous des arts métissés

6ème  ÉDITION DES RENDEZ-VOUS DES ARTS MÉTISSÉS
du vendredi 15 juin 2018 au dimanche 17 juin 2018
 
Le Rendez-Vous des Arts Métissés est un événement annuel de trois jours qui célèbre les artistes et les cultures autochtones au cœur du Vieux-Montréal, lieu historique par excellence. Plus de 50 artistes autochtones et non-autochtones, de disciplines variées, se rassemblent pour cet événement unique à Montréal! 

Programmation ► productions feux sacres

 

 

 

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Demain, pour la soirée d'artisanat de 18h à 21h, Kateri Dubois enseignera l'introduction au perlage peyote. Venez apprendre ou apporter votre propre projet, les matériaux sont fournis pour perlage, fabrication de regalia et encore plus. Gardiennage disponible.

de Native Montréal

 

 

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Samedi prochain à Montréal Autochtone, rejoignez-nous pour la collecte de fonds "round dance" !! Le 13 janvier de 12h à 14h, apportez votre t-shirt de couleur pâle et faites une impression sur place. Donner combien vous voulez, tous les profits iront vers les matériaux pour la 4ème "round dance" annuelle.

 

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 Le Rendez-Vous des Arts Métissés est un événement annuel de trois jours qui célèbre les artistes et les cultures autochtones au cœur du Vieux-Montréal, lieu historique par excellence. Plus de 50 artistes autochtones et non-autochtones, de disciplines variées, se rassemblent pour cet événement unique à Montréal!

Espace Culturel Ashukan sur facebookL'Espace Culturel Ashukan

Les productions Feux Sacrés ► productionsfeuxsacres

 

 

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La route des Pow wow

 page du tourisme Autochtone ,cliquez ici  vivez les pow-wow

La route des Pow wow

Affiche de celui de Montréal sur cette pagePow wow Montréal

 

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Présence Autochtone
 
TERRES EN VUES, société pour la diffusion de la culture autochtone, siégeant à Montréal (Québec, Canada), organise à chaque année le festival Présence autochtone. Le volet film et vidéo de l'événement se tiendra du 29 juillet au 5 août 2015.
 
Programme et d'autres infos ici  activités professionnelles 
 
présence autochtone
 
et sur facebook --> Présence Autochtone sur facebook 
 
 
 

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21 juin
 
mais aussi ---> A propos de la journée Nationale des AutochtonesAffaires autochtones et Développement du Nord Canada 

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 du site d' ISMÈNE TOUSSAINT

 Afin de rendre hommage à la Femme-Ciel, à la Grand-Mère Lune, à la Mère-Terre. aux femmes et à tout ce qui est féminin dans la Création, La Famille (coordonnateur : M. Yvan Bombardier) et le Conseil Traditionnel Mohawk organisent chaque mois, depuis huit ans, une Cérémonie de la Pleine Lune. Celle-ci se déroule au lieu-dit « Les Tams Tams », avenues Rachel et du Parc, derrière l'obélisque de Montréal.  

Cet événement est gratuit et ouvert à tous (prévoir des vêtements chauds en période hivernale). Voici les dates et horaires des cercles à venir :

Lundi 1er juin, à 21h
Mardi
30 juin, à 21h
Jeudi
30 juillet, à 21h
Vendredi
28 août, à 21h
Samedi
26 septembre, à 20h
Lundi
26 octobre, à 19h
Mardi
24 novembre, à 18h
Jeudi
24 décembre, à 18h

Yvan Bombardier

Informations : Tel : 514-526-0737-
Site Web :
http://www.famillesdumonde.org/

 

 

 

© Yvan Bombardier, La Famille - Photo : lainfo.es -

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avec l'accord de Camille du site mémoire d'encrier --> les Nuits Amérindiennes 
 
les nuits Amerindiennes
 

 à Port-au-Prince, du 6 au 10 mai 2015

Au menu, il y aura des débats, des lectures, une foire du livre amérindien, des conférences, des spectacles, des performances, des concerts et échanges de savoir et de savoir-faire.

Le lancement du numéro spécial de la revue « Littoral », consacrée à la littérature innue, et un colloque intitulé « rencontres des peuples du nouveau monde », en collaboration avec l’Université de Montréal, sont également prévus.

Les lieux, retenus pour les animations à Port-au-Prince sont, entre autres, la Fondation connaissance et liberté (Fokal), la Bibliothèque nationale d’Haïti (Bnh), le Bureau national d’ethnologie (Bne), la Direction nationale du livre (Dnl), le Centre d’art, le Centre culturel « Pyepoudre », le Parc de Martissant et la Bibliothèque Katherine Dunham (à Martissant).

Le spectacle « Les nuits amérindiennes » a été monté pour le lancement officiel de l’événement au palais Montcalm, le vendredi 10 avril 2015, dans le cadre du Salon international du livre de Québec.

Au Québec, des animations seront aussi réalisées dans les librairies et centres culturels, sur tout le territoire, autour de la littérature et des cultures des premières Nations.

L’événement culturel « les nuits amérindiennes » rassemble une cinquantaine d’auteurs des premières Nations et d’Haïti.

« L’enjeu de cette rencontre haïtiano-amérindienne est de revisiter l’Histoire. Haïti et les peuples des Premières Nations vont reconquérir une histoire et un imaginaire, dont ils ont été dépossédés. Nous nous retrouvons enfin, Indiens et Nègres d’Amérique », indique Rodney Saint-Éloi, auteur-éditeur de Mémoire d’encrier, initiateur de l’événement, dans un document transmis à la presse.

 

Fondées à Montréal, en mars 2003, par Rodney Saint-Éloi, les éditions Mémoire d’encrier ont pour mandat de réunir des auteurs de diverses origines autour d’une seule et même exigence : l’authenticité des voix.

du  site --> ALTER-PRESSE 

 

Les nuits amérindiennes en Haïti from Arnait Video Productions on Vimeo.

nuits Amérindiennes2

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Ce week end à Montréal  18 Avril 2015
 
Pow wow
 
Notre troupe de danse de cerceaux INTERnations participera au Pow Wow Montreal ce samedi!
 
aide
 
un appel aux bénévoles 
 
 
 
 

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cérémonie pleine lune

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présence AUTOCHTONE
 

 

tout ce que vous voulez savoir sur ce festival -->Présence Autochtone 

 

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Résistance au colonialisme : Le Canada restitue des terres Mohawk volées

 
Mohawk Nation News

 

Les maires de la Rive-Sud de Montréal sont stupéfaits. Le Parti du Québec du gouvernement Québécois a restitué 300 hectares de terrains volés aux Mohawks de Kahnawake. 


Le maire de Châteauguay a déclaré que ces terres leur appartenaient alors qu’ils les avaient dérobées deux fois, et espère être dédommagé !

Seigneurie de Kahnawake

C’est la première fois, depuis que la confédération est créée, que des terres nous ont été rendues. Bientôt suivront les 45 000 acres de terres de la Seigneurie du Sault St Louis. Sur ces terres se trouvent plusieurs villes comme : Châteauguay, St Constant, St Isidore, La Prairie, Candiac, St Rémi, Ste Catherine, Montréal, Lachine, LaSalle et le lit de la rivière de Kaniatarowano/St Laurent. La requête de la Seigneurie s’appuie sur la donation frauduleuse de 1680, de terres que le roi de France Louis XIV accorda aux jésuites. Il n’avait aucun droit de les leur donner. Les jésuites furent envoyés pour tuer tous les indigènes de l’hémisphère occidental. Les Français arrivèrent à la Seigneurie parce que les Mohawks, “arrogants”, ne voulurent pas travailler pour les étrangers et labourer leurs champs. Les jésuites ont donné, loué ou vendu ces terrains à l’exception de 13 000 arpents où se situent Kahnawake. [1]

Les territoires Mohawk de notre Nation Kanionkehaka incluent l’île de Montréal et s’étendent au Sud jusque la vallée de la rivière Mohawk, les Finger Lakes à l’Ouest vers l’Ohio, au Nord jusqu’au lac supérieur et le lac St Louis postérieur. Notre vaste territoire est accessible grâce à un vaste réseau de rivières connues les grands fleuves des Iroquois : Les Grands Lacs, le St Laurent, la rivière Richelieu, le lac Champlain, l’Hudson et la rivière Mohawk. Nous avons toujours occupé nos terres et avons toujours été régi selon notre propre constitution : Kaianareh’ko:wa ou la Grande Loi de la Paix. [2]

La corporation des Jésuites, troupes d’assaut de l’Église catholique, fut formée sous la Doctrine Papale de la Découverte. Un “titre indien” frauduleux fut créé, stipulant que nous n’avions pas de titre souverain, mais une simple utilisation de notre territoire ! Ceci a constitué la base de leur occupation illégale, de la dépossession de nos terres et de nos ressources, et cela a déclenché leur campagne de génocide.

La Grande Paix de Montréal de 1701 n’a en aucun cas été une reddition ou rétrocession de territoire. Ce fut un traité de paix donnant aux Français le droit d’y vivre aussi longtemps qu’ils respectaient les principes du Wampum à Deux Rangées. [3] 
Ils acceptèrent le traité, mais le brisèrent ensuite, devenant de facto les occupants illégaux de Onowaregeh/L’île de la grande tortue. [4]

En 1763, la Couronne a interdit aux gouverneurs coloniaux de donner des titres ou d’acheter des terres indiennes dans toute l’Amérique du Nord.Les articles 109 et 132 de la loi 867 en Amérique du Nord britannique confirment notre relation de nation à nation avec la Couronne britannique et stipulent que la corporation du Canada et ses provinces [5] doivent respecter nos “intérêts précédents” sur nos fonds, territoires et ressources. En violant la loi internationale, l’Indian Act canadien de 1876 a déclaré que nous “n’étions pas des personnes”, afin de détourner l’IndianTrust Fund toujours croissant, d’une valeur de 81 000 milliards de dollars, ainsi que nos ressources. La Corporation du Canada se fait passer pour une démocratie constitutionnelle, alors qu’en réalité elle est autocratie qui change les règles pour favoriser ses propres projets de développement.

 

mohawk seigneury

La Seigneurie n’est qu’une infime partie du vaste territoire, non restitué, de la Nation Kanionkehaka.

Traditionnellement, les femmes sont les détentrices du titre. Pour être légales, toutes les transactions de territoire doivent être présentées au Conseil du Feu des femmes Mohawks, et non pas à celui d’une bande de marionnettes indiennes du gouvernement corporatiste canadien [6].

Comme Thin Lizzy le chante : Sortez d’ici. "Sortez d’ici. Dois-je me faire bien comprendre. Pliez bagages. Partez. Rentrez chez vous. Sortez d’ici ! "

MNN Mohawk Nation News 

kahentinetha2@yahoo.com 

Thahoketoteh@hotmail.com

More stories at MNN Archives. Address : Box 991, Kahnawake [Quebec, Canada] J0L 1B0

Traduit de l'Anglais par Résistance 71

[1NdT : un des territoires Mohawk actuel.

[2NdT : La constitution de la Confédération Iroquoise est la plus ancienne constitution de l’humanité, rédigée vers l’an 1000. Elle a servi de base au développement de la constitution des États-Unis, sous la direction de Benjamin Franklin, et a également servi de base pour établir la charte des Nations-Unies...

[3] NdT : le Wampum est une ceinture faite de perles de couleurs. C’est la façon traditionnelle de communiquer par écrit des Iroquois. Chaque ceinture a une signification spécifique et particulière ce qui la rend totalement unique. Elles sont conservées par les femmes des chefs et font foi des accords passés ou des décisions prises après les réunions de conseils. 
La ceinture Wampum à Deux Rangées représente un accord passé entre la confédération Haudenosaunee (Peuple de la longue maison = Iroquois) et les colons européens (dans le texte ci-dessus, une ceinture Wampum spécifique à deux rangées fut faite pour l’accord passé entre les Mohawks et les colons français). Bien que l’accord soit vieux de plusieurs siècles, le message qu’il communique est toujours très important aujourd’hui. Les deux lignes mauves (faites de perles de nacre de coquillages teintées) parallèles symbolisent les lignes de navigation de deux embarcations. 
L’une est celle des Haudonosaunee (en l’occurrence ici, celle des Mohawks) et l’autre celle des Européens. Chaque groupe a ses propres croyances, lois, et façon de vivre. La ceinture enseigne que chacune des deux parties doit voyager côte à côte, mais sans interférer avec la vie, us et coutumes de l’autre. Ainsi, les deux groupes humains pourront continuer à co-exister en tout respect mutuel et en toute harmonie.

[4] NdT : Ce qui est aujourd’hui le Mexique, les Etats-Unis et le Canada.

[5NdT : Le Canada a été officiellement créé en 1867 ; il est une dépendance de la Couronne britannique. La reine d’Angleterre nomme un gouverneur général du Canada qui parle et agit, peu il est vrai, au nom de la reine. Toute décision politique importante est entérinée par le gouverneur général du Canada, représentant officiel de la couronne d’Angleterre.

[6] NdT : qui n’ont aucun pouvoir traditionnel

texte de la page du journal   Le Grand Soir  le Grand Soir 

 

 

 

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longhousedrawing

MAISON LONGUE DANS LE PARC LAFONTAINE, À MONTRÉAL

En accord avec le traité de paix , le Wampum à Deux Voies, le Conseil Traditionnel Mohawk (porte-parole : M. Stuart Myiow Jr) et La Famille (président : M. Yvan Bombardier) feront la démonstration du processus de conseil pour obtenir une voix commune au travers de la Grande Loi de la Paix. Joignez-vous à nous dimanche 17 juin 2012, à 14h, au Parc Lafontaine, à Montréal, sous les gros arbres situés à l'ouest des terrains de tennis. Nous discuterons de ce sujet vital, afin d'atteindre une vraie représentativité, en équilibre collectif avec le monde naturel environnant.

Sentez-vous que votre voix n'est pas écoutée? Venez découvrir le processus de conseil matrilinéaire de la Grande Loi de la Paix : axée sur la nécessité d'une voix individuelle dans le processus de conseil collectif.

Sites du Conseil Traditionnel Mohawk et de La Famille :
http://
www.mohawktraditionalcouncil.org -

 http://www.famillesdumonde.org

Merci à M. Stone Iwaasa, médiateur du Conseil Traditionnel Mohawk, pour l'envoi de ce communiqué.

 

wampum
 
MM. Yvan Bombardier et Stuart Myiow Jr présentant le Wampum à deux Voies
© La Famille
 
17 JUIN 2012 : MAISON LONGUE DANS LE PARC LAFONTAINE
 
 
 

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COPRÉSIDENCE DES AUTOCHTONES MÉTIS DE LA NATION QUÉBÉCOISE 

 

11 JUIN 2009 : JEAN JOLICŒUR DÉNONCE LA VIOLATION DES DROITS DES MÉTIS ET DES INDIENS HORS-RÉSERVES  PAR LES GOUVERNEMENTS LORS D’UNE CONFÉRENCE D’ISMÈNE TOUSSAINT PRONONCÉE SUR GABRIEL DUMONT À LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL.

GABRIEL DUMONT SOUS TOUS SES ANGLES

Le 11 mai 2009, lors du lancement de son ouvrage, Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (écrit en collaboration avec Denis Combet, Éditions Cornac), à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), l’auteure Ismène Toussaint annonçait la renaissance et la consolidation de l’Union métisse Est-Ouest, un mouvement qu’elle avait cofondé le 8 mai 2005 pour permettre aux Métis des Provinces Maritimes, du Québec et du Manitoba de se retrouver après cent-vingt ans de séparation. Le 18 mai suivant, appuyés par des Métis de la SSJBM, des associations nationalistes et du gouvernement du Québec, Gilles Rhéaume, président de l'Union, Jean Jolicœur, chef de l’Alliance Autochtone du Québec (AAQ, 30 000 membres Premières Nations, Métis et Inuits Métis hors-réserves), et elle-même faisaient reconnaître la Nation métisse par la Nation québécoise devant plus de 400 représentants de l’élite du pays réunis lors de la Soirée des Patriotes, à Montréal : une action qui valait à ces deux derniers d’être nommés Coprésidents des Autochtones Métis de la Nation québécoise (CAMNQ).

Le 11 juin 2009, l’écrivaine était invitée par Jean-Pierre Durand, Métis et vice-président de la SSJBM, à prononcer une conférence dans le cadre de cet organisme : « Après cent-vingt ans, Gabriel Dumont revient au Québec ». Après avoir dévoilé un tableau de Guéganne, la plus grande artiste métisse Micmaque des Provinces Maritimes, intitulé La Cause métisse, et rendu hommage aux cofondateurs de l’Union métisse Est-Ouest dans cette région, Ismène Toussaint a expliqué la signification de quelques symboles et objets. Puis elle a retracé les faits les plus saillants de la vie de l’ancien chef métis de l’Ouest : sa naissance, en 1837, à Saint-Boniface (colonie de la rivière Rouge, futur Manitoba) ; sa participation, alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, à la bataille de Grand-Coteau contre les Sioux (Missouri, 1851) ; ses activités de capitaine de chasse aux bisons ; son soutien indéfectible à Louis Riel dans sa lutte contre les spoliateurs canadiens-anglais des terres autochtones ; son mandat de premier président des Territoires du Nord-Ouest à Saint-Laurent (Saskatchewan, 1873-1878) ; son organisation du soulèvement métis dans cette région, mené avec maestria contre l’armée canadienne mais qui se solda par l’écrasante défaite de Batoche (12 mai 1885) et par son exil aux États-Unis ; l’accueil triomphal remporté par sa tournée de conférences au Québec, en 1888 ; la rédaction de ses souvenirs (1888 et début des années 1900), qui ne seraient révélés au public qu’en 2009 ; et son retrait dans l’ombre jusqu’à sa mort, survenue en 1906 en Saskatchewan.

L’auteure a enchaîné avec un bref portrait de la cause métisse contemporaine, dont elle poursuit la défense avec plusieurs leaders dans la lignée de Louis Riel et de Gabriel Dumont, puis achevé son exposé par une adresse à Jean Jolicœur sur la définition de « Sauvages Blancs » – ces premiers Européens ayant embrassé le mode de vie autochtone et qui devaient fonder le peuple métis –, elle-même étant une Française adoptée plusieurs fois « Métisse ».

L’invité d’honneur de cette causerie était Denis Riel, arrière-petit-cousin de Louis Riel et homme d’affaires, qui n’hésita pas à prendre fait et cause pour son illustre aïeul tout en évoquant son engagement récent dans le mouvement métis. 

LE COUP DE MAÎTRE DE JEAN JOLICŒUR : UNE DEMANDE DE RECONNAISSANCE COLLECTIVE DES MÉTIS ET DES INDIENS HORS-RÉSERVES

Mais ce fut Jean Jolicœur, un Algonquin justifiant d’une solide ascendance métisse (2), qui créa la surprise de la soirée par sa présentation d’un rapport historique et juridique de fraîche date démontrant que « les Autochtones hors-réserves ont les mêmes droits que ceux des réserves », seuls bénéficiaires jusqu’à présent des ententes conclues avec les gouvernements et des avantages financiers concédés par ces derniers. Initiée par l’AAQ et par neuf de ses membres actuellement poursuivis pour infraction à la Loi sur la Conservation et la mise en valeur de la faune et à la Loi sur les Pêches, cette requête pour jugement déclaratoire intitulée « Alliance Autochtone du Québec et Nicolas Schattler et Richard Schattler et Churchill Boland et Jules Saint-Gelais et Christian Tremblay et Henrico Lapointe et Jimmy Tremblay et David Béchamp et Rhéal Paul, requérants, c. Le procureur général du Québec pour et au nom du Ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et du Ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec et Le procureur général du Canada pour et au nom du Ministre des Pêches et Océans du Canada et du Ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non-inscrits, intimés, et Assemblée nationale du Québec à l’intention de M. Vallières, ès qualités de président, mis en cause » (3) a été soumise à la Cour Supérieure du Québec afin qu’elle répare les injustices qui frappent les pratiques de chasse et de pêche de subsistance inhérentes à la culture autochtone, et redonne au peuple ignoré « toutes les opportunités et toute la dignité auxquelles il est en droit de s’attendre de la part d’un état démocratique. »

Avec passion et conviction, Jean Jolicœur a passé en revue les principaux aspects de ce document. Il a tout d’abord rappelé que selon le rapport de la Commission royale sur les Peuples Autochtones de 1996, les Indiens étaient jadis « organisés en sociétés et occupaient les territoires comme leurs ancêtres le faisaient depuis des siècles », mais qu’aux liens fraternels tissés par les Européens avec ceux-ci, s’était substituée, à partir de la fin du XVIIIe siècle, une politique coloniale aux visées agriculturistes, commerciales et industrielles qui avait progressivement entraîné leur déracinement, leur acculturation et leur assimilation à la société blanche. En 1850, la Loi sur les Indiens, en contraignant ces derniers à s’établir dans des réserves, provoqua notamment la perte de leur pouvoir décisionnel, de leur autonomie financière, ainsi que celle du statut autochtone pour les femmes mariées à des non-Indiens et pour leurs descendants (4). Elle sécréta également un pernicieux clivage entre les Indiens des réserves et ceux qui refusèrent d’y entrer ou qui furent oubliés ou exclus des registres d’inscription, aussi bien qu’une négation inique des Métis, condamnant désormais ces peuples à vivre dans la marginalité, l’indigence et l’isolement. 

Suite de cet article sur --> Ismène Toussaint 

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COPRÉSIDENCE DES AUTOCHTONES MÉTIS DE LA NATION QUÉBÉCOISE 

 

11 JUIN 2009 : JEAN JOLICŒUR DÉNONCE LA VIOLATION DES DROITS DES MÉTIS ET DES INDIENS HORS-RÉSERVES  PAR LES GOUVERNEMENTS LORS D’UNE CONFÉRENCE D’ISMÈNE TOUSSAINT PRONONCÉE SUR GABRIEL DUMONT À LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL.

GABRIEL DUMONT SOUS TOUS SES ANGLES

Le 11 mai 2009, lors du lancement de son ouvrage, Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (écrit en collaboration avec Denis Combet, Éditions Cornac), à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), l’auteure Ismène Toussaint annonçait la renaissance et la consolidation de l’Union métisse Est-Ouest, un mouvement qu’elle avait cofondé le 8 mai 2005 pour permettre aux Métis des Provinces Maritimes, du Québec et du Manitoba de se retrouver après cent-vingt ans de séparation. Le 18 mai suivant, appuyés par des Métis de la SSJBM, des associations nationalistes et du gouvernement du Québec, Gilles Rhéaume, président de l'Union, Jean Jolicœur, chef de l’Alliance Autochtone du Québec (AAQ, 30 000 membres Premières Nations, Métis et Inuits Métis hors-réserves), et elle-même faisaient reconnaître la Nation métisse par la Nation québécoise devant plus de 400 représentants de l’élite du pays réunis lors de la Soirée des Patriotes, à Montréal : une action qui valait à ces deux derniers d’être nommés Coprésidents des Autochtones Métis de la Nation québécoise (CAMNQ).

Le 11 juin 2009, l’écrivaine était invitée par Jean-Pierre Durand, Métis et vice-président de la SSJBM, à prononcer une conférence dans le cadre de cet organisme : « Après cent-vingt ans, Gabriel Dumont revient au Québec ». Après avoir dévoilé un tableau de Guéganne, la plus grande artiste métisse Micmaque des Provinces Maritimes, intitulé La Cause métisse, et rendu hommage aux cofondateurs de l’Union métisse Est-Ouest dans cette région, Ismène Toussaint a expliqué la signification de quelques symboles et objets. Puis elle a retracé les faits les plus saillants de la vie de l’ancien chef métis de l’Ouest : sa naissance, en 1837, à Saint-Boniface (colonie de la rivière Rouge, futur Manitoba) ; sa participation, alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, à la bataille de Grand-Coteau contre les Sioux (Missouri, 1851) ; ses activités de capitaine de chasse aux bisons ; son soutien indéfectible à Louis Riel dans sa lutte contre les spoliateurs canadiens-anglais des terres autochtones ; son mandat de premier président des Territoires du Nord-Ouest à Saint-Laurent (Saskatchewan, 1873-1878) ; son organisation du soulèvement métis dans cette région, mené avec maestria contre l’armée canadienne mais qui se solda par l’écrasante défaite de Batoche (12 mai 1885) et par son exil aux États-Unis ; l’accueil triomphal remporté par sa tournée de conférences au Québec, en 1888 ; la rédaction de ses souvenirs (1888 et début des années 1900), qui ne seraient révélés au public qu’en 2009 ; et son retrait dans l’ombre jusqu’à sa mort, survenue en 1906 en Saskatchewan.

L’auteure a enchaîné avec un bref portrait de la cause métisse contemporaine, dont elle poursuit la défense avec plusieurs leaders dans la lignée de Louis Riel et de Gabriel Dumont, puis achevé son exposé par une adresse à Jean Jolicœur sur la définition de « Sauvages Blancs » – ces premiers Européens ayant embrassé le mode de vie autochtone et qui devaient fonder le peuple métis –, elle-même étant une Française adoptée plusieurs fois « Métisse ».

L’invité d’honneur de cette causerie était Denis Riel, arrière-petit-cousin de Louis Riel et homme d’affaires, qui n’hésita pas à prendre fait et cause pour son illustre aïeul tout en évoquant son engagement récent dans le mouvement métis. 

LE COUP DE MAÎTRE DE JEAN JOLICŒUR : UNE DEMANDE DE RECONNAISSANCE COLLECTIVE DES MÉTIS ET DES INDIENS HORS-RÉSERVES

Mais ce fut Jean Jolicœur, un Algonquin justifiant d’une solide ascendance métisse (2), qui créa la surprise de la soirée par sa présentation d’un rapport historique et juridique de fraîche date démontrant que « les Autochtones hors-réserves ont les mêmes droits que ceux des réserves », seuls bénéficiaires jusqu’à présent des ententes conclues avec les gouvernements et des avantages financiers concédés par ces derniers. Initiée par l’AAQ et par neuf de ses membres actuellement poursuivis pour infraction à la Loi sur la Conservation et la mise en valeur de la faune et à la Loi sur les Pêches, cette requête pour jugement déclaratoire intitulée « Alliance Autochtone du Québec et Nicolas Schattler et Richard Schattler et Churchill Boland et Jules Saint-Gelais et Christian Tremblay et Henrico Lapointe et Jimmy Tremblay et David Béchamp et Rhéal Paul, requérants, c. Le procureur général du Québec pour et au nom du Ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et du Ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec et Le procureur général du Canada pour et au nom du Ministre des Pêches et Océans du Canada et du Ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non-inscrits, intimés, et Assemblée nationale du Québec à l’intention de M. Vallières, ès qualités de président, mis en cause » (3) a été soumise à la Cour Supérieure du Québec afin qu’elle répare les injustices qui frappent les pratiques de chasse et de pêche de subsistance inhérentes à la culture autochtone, et redonne au peuple ignoré « toutes les opportunités et toute la dignité auxquelles il est en droit de s’attendre de la part d’un état démocratique. »

Avec passion et conviction, Jean Jolicœur a passé en revue les principaux aspects de ce document. Il a tout d’abord rappelé que selon le rapport de la Commission royale sur les Peuples Autochtones de 1996, les Indiens étaient jadis « organisés en sociétés et occupaient les territoires comme leurs ancêtres le faisaient depuis des siècles », mais qu’aux liens fraternels tissés par les Européens avec ceux-ci, s’était substituée, à partir de la fin du XVIIIe siècle, une politique coloniale aux visées agriculturistes, commerciales et industrielles qui avait progressivement entraîné leur déracinement, leur acculturation et leur assimilation à la société blanche. En 1850, la Loi sur les Indiens, en contraignant ces derniers à s’établir dans des réserves, provoqua notamment la perte de leur pouvoir décisionnel, de leur autonomie financière, ainsi que celle du statut autochtone pour les femmes mariées à des non-Indiens et pour leurs descendants (4). Elle sécréta également un pernicieux clivage entre les Indiens des réserves et ceux qui refusèrent d’y entrer ou qui furent oubliés ou exclus des registres d’inscription, aussi bien qu’une négation inique des Métis, condamnant désormais ces peuples à vivre dans la marginalité, l’indigence et l’isolement. 

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