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Les Indiens d'Amérique du Nord

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Places Not Our Own by Derek Mazur, National Film Board of Canada

 

Part of the Daughters of the Country series, this dramatic film set in 1929 depicts how Canada's West, home to generations of Métis, was taken over by the railroads and new settlers. As a result, the Métis became a forgotten people, forced to eke out a living as best they could. At the forefront is Rose, a woman determined to provide her children with a normal life and an education despite the odds. But due to their harsh circumstances, a devastating and traumatic event transpires instead.

traduction approximative

Une partie des Daughters of the Country série, ce film dramatique se déroulant en 1929 montre comment l'Ouest du Canada, à la maison pour des générations de Métis, a été repris par les chemins de fer et les nouveaux colons. En conséquence, les Métis sont devenus un peuple oublié, forcés de gagner leur vie du mieux qu'ils pouvaient. A la pointe est Rose, une femme déterminée à fournir à ses enfants une vie normale et une éducation malgré les difficultés. Mais en raison de leurs circonstances difficiles, un événement dévastateur et traumatique s'avère à la place.

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SUNDAY, SEPTEMBER 2, 2012 : A PLAQUE TO LOUIS RIEL METIS CHIEF TO BE UNVEILED IN QUEBEC 

Louis Riel in 1876 | photo: Hall and Lowe photographers
Louis Riel en 1876, photo de Hall & Lowe


COMMUNIQUÉ DE PRESSE - La Nation Métis Contemporaine (NMC -  président : M. Claude Samson), en collaboration avec la Municipalité de La Visitation-de-L'Île-Dupas (région de Lanaudière), dévoilera une plaque honorifique à Louis David Riel, Chef Métis, dimanche 2 septembre 2012, à partir de 10h du matin, à L'Île-Dupas. Là où tout a commencé, quand l'ancêtre Jean-Baptiste Riel dit « L'Irlande » a épousé le 21 janvier 1704, à cet endroit même,  Marie Louise Coutu, fille de François Coutu et de Jeanne Verdon de Lavaltrie.

Ce lieu historique deviendra désormais un lieu de pèlerinage pour ceux et celles qui voudront commémorer cette partie de notre histoire et surtout le commencement des Riel en Nouvelle-France. Louis Riel est de cette souche : c'était un homme fier et juste.

Il y a plusieurs monuments dans l’Ouest du pays, là où Louis Riel est décédé. Là où tout s’est terminé. Mais il faut aussi se souvenir de l’endroit où tout a commencé, à L’Ile Dupas, dans Lanaudière, près de Berthierville.

La Nation Métis Contemporaine et la Municipalité de La Visitation-de-L’Ile- Dupas invitent tous ceux et toutes celles qui désirent assister à cet événement historique. Une invitation particulière est lancée à tous les chefs métis du Québec, et aussi à toutes les communautés de la province.

 
Devise de Nation Métis Contemporaine

Horaire pour la journée du 2 septembre 2012 : 

10h : Messe à l’église de L’Ile-Dupas

10h 45 : Mot de M. Claude Samson, président-chef de la Nation Métis Contemporaine (NMC) 

11h : Présentation des invités d'honneur

11h 15 : Mot de M. Maurice Désy, maire de La Visitation-de-L’Ile-Dupas

11h 25 : Remise de la ceinture fléchée au maire par Mme Lyse Beaudry, vice-présidente de la N.M.C.

11h 35 : Signatures de documents et levée des drapeaux métis, le bleu et le rouge

12h : Dévoilement de la plaque de Louis Riel, Chef Métis, avec cérémonie de purification

12h 15 : Mot des dignitaires politiques invités

12h 30 : Dîner : pique nique à la commune de l’Ile ; en cas de pluie, dans le sous-sol de l’église

13h 30 : Activités diverses : musique, artisanat, rencontre, discussion, etc.

17h : Fin des activités

Tous les Métis et Métisses qui désirent participer à cette journée historique seront les bienvenus.

Sur place, il y aura des artisans et des artistes, une table d'information sur les Métis, des écrivains, etc.

* Mme Marie-Claude Poulette, ceinture fléchée, auteure du Ranch de l’Esprit
M. Michel Boire, sculpteur contemporain
* M. Roger Valade, sculpteur sur grosse pièce
* M. Jean-François Loiselle, le libre marcheur, sculpteur, conteur
* M. Luc Couture, artisan autochtone métis
* Mme France Hervieux, sommité reconnue en matière de ceintures fléchées
* M. François Beaupré, sculpteur sur roche
Et plus encore !

Sont invités:

* Tous les chefs métis du Québec
* Tous les maires de la Municipalité de Région du Comté (MRC) d’Autray
* Tous les maires de la MRC de Joliette
* Mme Russel-Aurore Bouchard, historienne, la norme de références du peuple métis du Québec.
* M. Clement (Clem) Chartier, président du Ralliement National des Métis (Metis National Council, Metis Nation, Ottawa)
* M. André Villeneuve, député provincial de Berthier  
* M. Scott McKay, député provincial de L’Assomption 
* Mme Ruth Ellen Brosseau, députée fédérale de Berthier  
* Mme Francine Raynault, députée fédérale de Joliette
* Mme Véronique Hivon, députée provinciale de Joliette 
* L'Honorable Ed Fast, Ministre des Affaires Indiennes et du Nord Canada
* M. Pierre Notten, Affaires Indiennes et du Nord Canada, région Québec
* Le Chef Paul Émile d'Ottawa, de la Nation Manawan 
* M. Jean Jolicœur, chef et spécialiste des Autochtones hors-réserves
* Mme Ismène Toussaint, auteure spécialiste de Louis Riel, de l'histoire des Métis du Canada, et cofondatrice de l'Union métisse Est-Ouest

Sont également invités :

Le Journal de Montréal et le Journal de Québec - Le Journal de la région Berthier - Le Journal de Joliette - Le Journal de Repentigny - Le Journal de Saint-Eustache - Le Journal de Laval - Le Journal de Montréal et de Québec - Le Soleil de Québec - Le Journal télévisé TVA - Le Journal télévisé Radio-Canada - La télévison APTN - Le Journal Info-Dimanche, Rivière-Du-Loup, Québec -

POUR PLUS D’INFORMATIONS, VEUILLEZ COMMUNIQUER AVEC M. CLAUDE SAMSON, PRÉSIDENT DE NATION MÉTIS CONTEMPORAINE, AU 450-753-4469 - Site Web :  http://www.metisquebec.com


L'Île-Dupas
© Flick.fr

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INVITATION DU COMMANDANT DE MARINE MÉTIS RICHARD BLACKWOLF, PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES VÉTÉRANS ET MEMBRES ACTIFS AUTOCHTONES, À LA JOURNÉE NATIONALE DES AUTOCHTONES, LE 21 JUIN 2012, À OTTAWA

Le Commandant de marine Richard Blackwolf, Métis Cheyenne et président de l'Association Canadienne des Vétérans et Membres Actifs Autochtones (Canadian Aboriginal Veterans and Serving Members Association), a l'honneur de vous inviter aux cérémonies de commémoration du Bicentenaire du Service militaire volontaire pour la Défense du Canada (1812-2012). Elles se dérouleront dans le cadre de la Journée Nationale des Autochtones (National Aboriginal Day), le 21 juin 2012, à 10h45, au Monument aux Morts des Vétérans Autochtones (Aboriginal Veterans War Monument), situé dans le Parc de la Confédération (Confederation Park), rue Elgin Street, à Ottawa. Un spectacle et un buffet de hamburgers au bison et au saumon vous seront offerts à 11h45.

 

Richard Blackwolf
Page Facebook : "National Aboriginal Day" (Journée Nationale des Autochtones)

Site Web de l'Association Canadienne des Vétérans et Membres Actifs Autochtones (Canadian Aboriginal Veterans and Serving Members Association Website): 
http://canadianaboriginalveterans.ca/

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Le Conseil métis de la Péninsule Grey-Bruce (Grey-Bruce Peninsula Metis Council), en Ontario, a le plaisir de vous inviter au quatrième Rendez-Vous Métis à la mode d'autrefois (Old Fashion Metis RendezVous) le 27 mai 2012, de midi à 16h, dans le Hall KC situé 800 rue Murray Street, par l'autoroute 40, à Wallaceburg. Cette rencontre est organisée par l'Association « Violons et Ceintures Fléchées » (Fiddle and Sash Association), qui a été fondée par Claude et Marie Laprise en 2008, afin de célébrer et de faire rayonner la culture métisse dans le sud-ouest de la province.

Comme l'année dernière, nous vous offrirons des expositions,  un spectacle de musique en direct, de l'artisanat, ainsi qu'une dégustation de plats traditionnels métis : soupe de maïs, rôti et boulettes de viande de bison, venaison grillée au riz sauvage, pain au maïs et pain grillé, pudding et gâteau de riz sauvage.

L'entrée et les espaces de location étant gratuits, vos dons sont évidemment les bienvenus. Nous sommes également à la recherche de vendeurs, ainsi que de musiciens, dont des violoneux, de gigueurs et de chanteurs susceptibles de nous faire partager leurs talents à titre gracieux. Veuillez prendre contact avec Claude ou Marie Laprise au 519-627-4795 ou adresser  un courriel à lapriseantiques@hotmail.com
Voir aussi notre page Facebook : The Fiddle and Sash Association (Association Violons et Ceintures Fléchées). 

Le Conseil Métis de la Péninsule Grey-Bruce (Peninsula Grey-Bruce Metis Council)

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COPRÉSIDENCE DES AUTOCHTONES MÉTIS DE LA NATION QUÉBÉCOISE 

 

11 JUIN 2009 : JEAN JOLICŒUR DÉNONCE LA VIOLATION DES DROITS DES MÉTIS ET DES INDIENS HORS-RÉSERVES  PAR LES GOUVERNEMENTS LORS D’UNE CONFÉRENCE D’ISMÈNE TOUSSAINT PRONONCÉE SUR GABRIEL DUMONT À LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL.

GABRIEL DUMONT SOUS TOUS SES ANGLES

Le 11 mai 2009, lors du lancement de son ouvrage, Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (écrit en collaboration avec Denis Combet, Éditions Cornac), à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), l’auteure Ismène Toussaint annonçait la renaissance et la consolidation de l’Union métisse Est-Ouest, un mouvement qu’elle avait cofondé le 8 mai 2005 pour permettre aux Métis des Provinces Maritimes, du Québec et du Manitoba de se retrouver après cent-vingt ans de séparation. Le 18 mai suivant, appuyés par des Métis de la SSJBM, des associations nationalistes et du gouvernement du Québec, Gilles Rhéaume, président de l'Union, Jean Jolicœur, chef de l’Alliance Autochtone du Québec (AAQ, 30 000 membres Premières Nations, Métis et Inuits Métis hors-réserves), et elle-même faisaient reconnaître la Nation métisse par la Nation québécoise devant plus de 400 représentants de l’élite du pays réunis lors de la Soirée des Patriotes, à Montréal : une action qui valait à ces deux derniers d’être nommés Coprésidents des Autochtones Métis de la Nation québécoise (CAMNQ).

Le 11 juin 2009, l’écrivaine était invitée par Jean-Pierre Durand, Métis et vice-président de la SSJBM, à prononcer une conférence dans le cadre de cet organisme : « Après cent-vingt ans, Gabriel Dumont revient au Québec ». Après avoir dévoilé un tableau de Guéganne, la plus grande artiste métisse Micmaque des Provinces Maritimes, intitulé La Cause métisse, et rendu hommage aux cofondateurs de l’Union métisse Est-Ouest dans cette région, Ismène Toussaint a expliqué la signification de quelques symboles et objets. Puis elle a retracé les faits les plus saillants de la vie de l’ancien chef métis de l’Ouest : sa naissance, en 1837, à Saint-Boniface (colonie de la rivière Rouge, futur Manitoba) ; sa participation, alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, à la bataille de Grand-Coteau contre les Sioux (Missouri, 1851) ; ses activités de capitaine de chasse aux bisons ; son soutien indéfectible à Louis Riel dans sa lutte contre les spoliateurs canadiens-anglais des terres autochtones ; son mandat de premier président des Territoires du Nord-Ouest à Saint-Laurent (Saskatchewan, 1873-1878) ; son organisation du soulèvement métis dans cette région, mené avec maestria contre l’armée canadienne mais qui se solda par l’écrasante défaite de Batoche (12 mai 1885) et par son exil aux États-Unis ; l’accueil triomphal remporté par sa tournée de conférences au Québec, en 1888 ; la rédaction de ses souvenirs (1888 et début des années 1900), qui ne seraient révélés au public qu’en 2009 ; et son retrait dans l’ombre jusqu’à sa mort, survenue en 1906 en Saskatchewan.

L’auteure a enchaîné avec un bref portrait de la cause métisse contemporaine, dont elle poursuit la défense avec plusieurs leaders dans la lignée de Louis Riel et de Gabriel Dumont, puis achevé son exposé par une adresse à Jean Jolicœur sur la définition de « Sauvages Blancs » – ces premiers Européens ayant embrassé le mode de vie autochtone et qui devaient fonder le peuple métis –, elle-même étant une Française adoptée plusieurs fois « Métisse ».

L’invité d’honneur de cette causerie était Denis Riel, arrière-petit-cousin de Louis Riel et homme d’affaires, qui n’hésita pas à prendre fait et cause pour son illustre aïeul tout en évoquant son engagement récent dans le mouvement métis. 

LE COUP DE MAÎTRE DE JEAN JOLICŒUR : UNE DEMANDE DE RECONNAISSANCE COLLECTIVE DES MÉTIS ET DES INDIENS HORS-RÉSERVES

Mais ce fut Jean Jolicœur, un Algonquin justifiant d’une solide ascendance métisse (2), qui créa la surprise de la soirée par sa présentation d’un rapport historique et juridique de fraîche date démontrant que « les Autochtones hors-réserves ont les mêmes droits que ceux des réserves », seuls bénéficiaires jusqu’à présent des ententes conclues avec les gouvernements et des avantages financiers concédés par ces derniers. Initiée par l’AAQ et par neuf de ses membres actuellement poursuivis pour infraction à la Loi sur la Conservation et la mise en valeur de la faune et à la Loi sur les Pêches, cette requête pour jugement déclaratoire intitulée « Alliance Autochtone du Québec et Nicolas Schattler et Richard Schattler et Churchill Boland et Jules Saint-Gelais et Christian Tremblay et Henrico Lapointe et Jimmy Tremblay et David Béchamp et Rhéal Paul, requérants, c. Le procureur général du Québec pour et au nom du Ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et du Ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec et Le procureur général du Canada pour et au nom du Ministre des Pêches et Océans du Canada et du Ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non-inscrits, intimés, et Assemblée nationale du Québec à l’intention de M. Vallières, ès qualités de président, mis en cause » (3) a été soumise à la Cour Supérieure du Québec afin qu’elle répare les injustices qui frappent les pratiques de chasse et de pêche de subsistance inhérentes à la culture autochtone, et redonne au peuple ignoré « toutes les opportunités et toute la dignité auxquelles il est en droit de s’attendre de la part d’un état démocratique. »

Avec passion et conviction, Jean Jolicœur a passé en revue les principaux aspects de ce document. Il a tout d’abord rappelé que selon le rapport de la Commission royale sur les Peuples Autochtones de 1996, les Indiens étaient jadis « organisés en sociétés et occupaient les territoires comme leurs ancêtres le faisaient depuis des siècles », mais qu’aux liens fraternels tissés par les Européens avec ceux-ci, s’était substituée, à partir de la fin du XVIIIe siècle, une politique coloniale aux visées agriculturistes, commerciales et industrielles qui avait progressivement entraîné leur déracinement, leur acculturation et leur assimilation à la société blanche. En 1850, la Loi sur les Indiens, en contraignant ces derniers à s’établir dans des réserves, provoqua notamment la perte de leur pouvoir décisionnel, de leur autonomie financière, ainsi que celle du statut autochtone pour les femmes mariées à des non-Indiens et pour leurs descendants (4). Elle sécréta également un pernicieux clivage entre les Indiens des réserves et ceux qui refusèrent d’y entrer ou qui furent oubliés ou exclus des registres d’inscription, aussi bien qu’une négation inique des Métis, condamnant désormais ces peuples à vivre dans la marginalité, l’indigence et l’isolement. 

Suite de cet article sur --> Ismène Toussaint 

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COPRÉSIDENCE DES AUTOCHTONES MÉTIS DE LA NATION QUÉBÉCOISE 

 

11 JUIN 2009 : JEAN JOLICŒUR DÉNONCE LA VIOLATION DES DROITS DES MÉTIS ET DES INDIENS HORS-RÉSERVES  PAR LES GOUVERNEMENTS LORS D’UNE CONFÉRENCE D’ISMÈNE TOUSSAINT PRONONCÉE SUR GABRIEL DUMONT À LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL.

GABRIEL DUMONT SOUS TOUS SES ANGLES

Le 11 mai 2009, lors du lancement de son ouvrage, Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (écrit en collaboration avec Denis Combet, Éditions Cornac), à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), l’auteure Ismène Toussaint annonçait la renaissance et la consolidation de l’Union métisse Est-Ouest, un mouvement qu’elle avait cofondé le 8 mai 2005 pour permettre aux Métis des Provinces Maritimes, du Québec et du Manitoba de se retrouver après cent-vingt ans de séparation. Le 18 mai suivant, appuyés par des Métis de la SSJBM, des associations nationalistes et du gouvernement du Québec, Gilles Rhéaume, président de l'Union, Jean Jolicœur, chef de l’Alliance Autochtone du Québec (AAQ, 30 000 membres Premières Nations, Métis et Inuits Métis hors-réserves), et elle-même faisaient reconnaître la Nation métisse par la Nation québécoise devant plus de 400 représentants de l’élite du pays réunis lors de la Soirée des Patriotes, à Montréal : une action qui valait à ces deux derniers d’être nommés Coprésidents des Autochtones Métis de la Nation québécoise (CAMNQ).

Le 11 juin 2009, l’écrivaine était invitée par Jean-Pierre Durand, Métis et vice-président de la SSJBM, à prononcer une conférence dans le cadre de cet organisme : « Après cent-vingt ans, Gabriel Dumont revient au Québec ». Après avoir dévoilé un tableau de Guéganne, la plus grande artiste métisse Micmaque des Provinces Maritimes, intitulé La Cause métisse, et rendu hommage aux cofondateurs de l’Union métisse Est-Ouest dans cette région, Ismène Toussaint a expliqué la signification de quelques symboles et objets. Puis elle a retracé les faits les plus saillants de la vie de l’ancien chef métis de l’Ouest : sa naissance, en 1837, à Saint-Boniface (colonie de la rivière Rouge, futur Manitoba) ; sa participation, alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, à la bataille de Grand-Coteau contre les Sioux (Missouri, 1851) ; ses activités de capitaine de chasse aux bisons ; son soutien indéfectible à Louis Riel dans sa lutte contre les spoliateurs canadiens-anglais des terres autochtones ; son mandat de premier président des Territoires du Nord-Ouest à Saint-Laurent (Saskatchewan, 1873-1878) ; son organisation du soulèvement métis dans cette région, mené avec maestria contre l’armée canadienne mais qui se solda par l’écrasante défaite de Batoche (12 mai 1885) et par son exil aux États-Unis ; l’accueil triomphal remporté par sa tournée de conférences au Québec, en 1888 ; la rédaction de ses souvenirs (1888 et début des années 1900), qui ne seraient révélés au public qu’en 2009 ; et son retrait dans l’ombre jusqu’à sa mort, survenue en 1906 en Saskatchewan.

L’auteure a enchaîné avec un bref portrait de la cause métisse contemporaine, dont elle poursuit la défense avec plusieurs leaders dans la lignée de Louis Riel et de Gabriel Dumont, puis achevé son exposé par une adresse à Jean Jolicœur sur la définition de « Sauvages Blancs » – ces premiers Européens ayant embrassé le mode de vie autochtone et qui devaient fonder le peuple métis –, elle-même étant une Française adoptée plusieurs fois « Métisse ».

L’invité d’honneur de cette causerie était Denis Riel, arrière-petit-cousin de Louis Riel et homme d’affaires, qui n’hésita pas à prendre fait et cause pour son illustre aïeul tout en évoquant son engagement récent dans le mouvement métis. 

LE COUP DE MAÎTRE DE JEAN JOLICŒUR : UNE DEMANDE DE RECONNAISSANCE COLLECTIVE DES MÉTIS ET DES INDIENS HORS-RÉSERVES

Mais ce fut Jean Jolicœur, un Algonquin justifiant d’une solide ascendance métisse (2), qui créa la surprise de la soirée par sa présentation d’un rapport historique et juridique de fraîche date démontrant que « les Autochtones hors-réserves ont les mêmes droits que ceux des réserves », seuls bénéficiaires jusqu’à présent des ententes conclues avec les gouvernements et des avantages financiers concédés par ces derniers. Initiée par l’AAQ et par neuf de ses membres actuellement poursuivis pour infraction à la Loi sur la Conservation et la mise en valeur de la faune et à la Loi sur les Pêches, cette requête pour jugement déclaratoire intitulée « Alliance Autochtone du Québec et Nicolas Schattler et Richard Schattler et Churchill Boland et Jules Saint-Gelais et Christian Tremblay et Henrico Lapointe et Jimmy Tremblay et David Béchamp et Rhéal Paul, requérants, c. Le procureur général du Québec pour et au nom du Ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et du Ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec et Le procureur général du Canada pour et au nom du Ministre des Pêches et Océans du Canada et du Ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non-inscrits, intimés, et Assemblée nationale du Québec à l’intention de M. Vallières, ès qualités de président, mis en cause » (3) a été soumise à la Cour Supérieure du Québec afin qu’elle répare les injustices qui frappent les pratiques de chasse et de pêche de subsistance inhérentes à la culture autochtone, et redonne au peuple ignoré « toutes les opportunités et toute la dignité auxquelles il est en droit de s’attendre de la part d’un état démocratique. »

Avec passion et conviction, Jean Jolicœur a passé en revue les principaux aspects de ce document. Il a tout d’abord rappelé que selon le rapport de la Commission royale sur les Peuples Autochtones de 1996, les Indiens étaient jadis « organisés en sociétés et occupaient les territoires comme leurs ancêtres le faisaient depuis des siècles », mais qu’aux liens fraternels tissés par les Européens avec ceux-ci, s’était substituée, à partir de la fin du XVIIIe siècle, une politique coloniale aux visées agriculturistes, commerciales et industrielles qui avait progressivement entraîné leur déracinement, leur acculturation et leur assimilation à la société blanche. En 1850, la Loi sur les Indiens, en contraignant ces derniers à s’établir dans des réserves, provoqua notamment la perte de leur pouvoir décisionnel, de leur autonomie financière, ainsi que celle du statut autochtone pour les femmes mariées à des non-Indiens et pour leurs descendants (4). Elle sécréta également un pernicieux clivage entre les Indiens des réserves et ceux qui refusèrent d’y entrer ou qui furent oubliés ou exclus des registres d’inscription, aussi bien qu’une négation inique des Métis, condamnant désormais ces peuples à vivre dans la marginalité, l’indigence et l’isolement. 

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christian pilon

 

GRÂCE À L'ARTISAN MARCEL LABELLE                   

LE VOYAGEUR MÉTIS CHRISTIAN PILON LANCE SON PREMIER CANOT D’ÉCORCE SUR LE LAC ONTARIO

PAR FÉLIX SAINT-DENIS

Oshawa, Ontario, le 24 juin 2011 – C’est sur le lac Ontario, à Oshawa, au soir de la Saint-Jean-Baptiste et devant plus de 150 invités provenant d’aussi loin que du Québec et du Manitoba, que le Métis Franco-Ontarien Christian Pilon a mis à l’eau le premier canot d’écorce qu’il a construit de façon purement authentique, aux côtés du maître-constructeur de réputation nationale Marcel Labelle.

Ce projet de partage culturel, initié par le Conseil Métis d’Oshawa, a non seulement permis à Christian Pilon d’apprendre cet art précieux de ses ancêtres haudenochonés (iroquois) et anishinabés (algonquins), mais surtout d’initier une quête plus poussée de ses racines autochtones. 

 « L’expérience que j’ai vécue en expédition avec la télé-série Destination Nor’Ouest a changé ma vie, explique cet homme originaire d’Azilda qui, en 2005, a abandonné sa carrière pour devenir un voyageur authentique et un conférencier-animateur bien connu. Depuis, grâce en particulier aux tournées de L’Écho d’un Peuple, j’ai eu le privilège de faire découvrir notre histoire et notre cultureà 100 000 jeunes et adultes.  Mais j’avais aussi un besoin criant de connaître davantage la culture de mes ancêtres des Premières Nations et de me connecter avec leur bagage spirituel, que je porte en moi. »  Et cette introspection, Christian Pilon l’a entreprise depuis près d’un an comme apprenti de celui qui est devenu son mentor : Marcel Labelle. 

Marcel Labelle fait partie d’une poignée de perles rares à travers le monde, qui savent perpétuer certains apprentissages des anciens par une démarche de construction d’un canot d’écorce traditionnel allant bien au-delà des techniques.  Pour ce Métis Franco-Ontarien originaire de Mattawa, il n’y a aucun doute que les anciens ont conçu les plans de construction du tout premier canot d’écorce en s’inspirant du corps humain. L’artisan explique sa vision à des dizaines de gens rassemblés autour du canot, juste avant de le porter à l’eau : « Tout comme notre corps, un canot est un être vivant qui a la charge de protéger et de transporter ce qu’il y a de plus précieux : notre esprit et la vie de nos enfants ». C’est une révélation qu’il a eue lors d’un entretien avec son propre mentor spirituel, Del Ashkewe.  « Ainsi, poursuit Marcel, l’écorce incarne la peau, les travers sont les côtes, les racines deviennent les nerfs et ainsi de suite. Tout notre être s’y retrouve grâce à la puissance de la nature ».  Dans le réseau, on le surnomme Mahigan, « le loup » ou encore Tchimanikewin, « l’homme qui construit des canots » (www.birchbarkcanoes.ca).

Fort de ses vingt-six pieds de longueur et de son étanchéité parfaite après deux heures de randonnéesm au grand plaisir des invités, ce canot que Marcel a construit avec Christian, est le plus grand de la dizaine qu’il a confectionnée à ce jour.  Les deux artisans l’ont surnommé Kokomis Tchiman, le « Canot Grand-Mère ».   La création de cette impressionnante œuvre d’art avait débuté en novembre dernier dans une école secondaire d’Oshawa, permettant ainsi à des milliers de jeunes visiteurs et à la communauté de participer à une expérience de découverte unique.

Au cours des prochaines semaines, le maître et son apprenti feront l’annonce de nouveaux projets de construction de canots traditionnels.  Les francophones de tout l’Ontario sont également conviés à participer aux ateliers de Christian Pilon dans les camps d’été jeunesse et pédagogique que L’Écho d’un Peuple offrira lors du Festival L’Écho en fête ! à Ottawa et à Casselman, du 4 au 6 août prochain.    

Félix Saint-Denis, directeur artistique de L'Écho d'un Peuple
C.P. 499, 133, rue Laurier  Casselman ON K0A 1M0
Tel : 613-293-3725

Vidéo de l'événement réalisée par le Conseil Métis Oshawa and Durham (Ontario) :
http://www.oshawadurhammetis.com/Canoe-Project-Launch-Video.html

***

ÉTÉ ET AUTOMNE 2010 : CRÉATION D'UN CANOT STYLE VOYAGEUR DE 25 PIEDS, PAR CHRISTIAN PILON

http://www.voyageurextraordinaire.ca/ete_2010.html

Christian Pilon
Conférencier / Présentateur
Voyageur authentique
Participant de la télé-série Destination Nor'Ouest
Tel cell : 613-795-7792
Site web :
http://www.voyageurextraordinaire.ca
   

 

kokomischeman

                    

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Suite à un petit commentaire d'une de mes " visiteuses " Danielle Robineau qui a signé le Guestbook  , cet article sur les Métis Nord Américans .

La population Autochtone du Canada comprend les Indiens d'Amérique du Nord  ou First Nations ,les Inuit et les Métis .

Les Métis sont des descendants des coureurs des bois,de mères Autochtones et de voyageurs Français et Canadien entre le 17ème et 19 ème siècle .Ils étaient dans les plaines de grands chasseurs de bisons.

Dès la seconde moitié du XVIIe siècle, la traite des fourrures dans les « Pays d’en haut » voit naître deux communautés distinctes issues d’unions entre femmes autochtones et hommes blancs : les Métis francophones et les Métis anglophones (les « Halfbreeds »). Avec le temps, le français ou l’anglais que les enfants métis avaient appris de leur père a évolué de manière particulière et a donné naissance à deux variétés locales : le français mitchif et le bungee -- une forme vernaculaire de l’anglais. Mais ces enfants métis avaient également appris la ou les langues de la mère et une nouvelle langue est apparue, le mitchif, étonnante fusion d’éléments français et d’éléments cris et ojibwés. Tout ce patrimoine linguistique est aujourd’hui en voie d’extinction (vu sur Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française )

Gabriel Dumont et Louis Riel défendirent les droits de ce peuple par les armes .

Deux chefs (des Crees des plaines ) participèrent à la 2ème révolte de Riel --> Poundmaker et Big Bear,qui n'aimaient pas les réserves et qui avaient jugé que les blancs détruisaient leurs façons de vivre . 

Bataille de Fisch Creek 1885

 

Métis North-West Resistance

Un site sur le travail des mocassins --> Les Métis en Alberta 

Hymn Metis

 

Le drapeau Métis a été créé180 ans avant le drapeau Canadien avec la feuille d'érable rouge .Le drapeau Métis affiche le symbole du signe de l'infini qui représente l'union de deux vibrantes et distinctes cultures ,celle des Français et celle des Premières Nations de l'Amérique du nord ,pour former une nouvelle culture distincte,celle des Métis .Il existe une version rouge (couleur traditionnelle des Anglais du Canada ) peut être utilisée quand les Métis étaient en guerre.

lien du site de la Nation Métisse contemporaine --> Métis Québec 

 le lien aussi de Expressions Culturelles Fondation Autochtone -->En mémoire de Louis Riel 

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