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Les Indiens d'Amérique du Nord

leonard peltier

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Autoportrait de Leonard Peltier

 AIDEZ-MOI À GAGNER MA LIBERTÉ !

PAR LEONARD PELTIER1, PRISONNIER POLITIQUE AUTOCHTONE AUX ÉTATS-UNIS (6 FÉVRIER 2018)

(TRADUIT DE L'AMÉRICAIN PAR AURÉLIE JOURNÉE, CSIA-NITASSINAN/GROUPE DE SOUTIEN À LEONARD PELTIER EN FRANCE - RÉVISION : ISMÈNE TOUSSAINT)

Le 6 février 2018

Chère famille, chers amis et soutiens,

Je suis bouleversé car aujourd’hui débute ma 43e année d’emprisonnement.

J’ai eu de si grands espoirs, durant ces années, d'être libéré et de pouvoir retourner auprès de ma famille dans le Dakota du Nord. Et en 2018, je suis toujours ici à lutter pour ma liberté en raison des événements qui se sont déroulés en 1973.

Je ne veux pas paraître ingrat auprès de mes soutiens, qui sont restés à mes côtés durant toutes ces années. Je vous aime de tout mon cœur et je vous respecte ; et je vous remercie pour l’amour et le respect que vous m’avez donnés.

Mais la vérité est que je suis fatigué et que souvent, mes maladies me font souffrir presque sans répit durant des jours. Je viens de subir une opération du cœur et j’ai d’autres problèmes de santé qui nécessitent des traitements : mon anévrisme de l’aorte, qui pourrait éclater à tout moment, ma prostate et mon arthrose de la hanche et des genoux.

Je ne pense pas vivre dix années de plus, et ce qu'il me reste comme temps, je voudrais le passer avec ma famille. Rien ne pourrait m’apporter plus de bonheur que de pouvoir serrer dans mes bras mes enfants, mes petits-enfants et mes arrière-petits-enfants.

Je ne suis pas venu en prison pour devenir un prisonnier politique. J’ai fait partie de la résistance autochtone dès l’âge de neuf ans. Ma sœur, ma cousine et moi avons été kidnappés et emmenés dans une école résidentielle. Cet incident et la manière dont il affecte ma cousine Pauline ont un énorme impact sur moi. Ce même sentiment me hante, alors que je repense à mes 42 dernières années de détention arbitraire.

La détention arbitraire me fait le même effet que lorsque j’ai entendu la fausse déclaration créée de toute pièce par le FBI sur la présence de Myrtle Poor Bear2 à Oglala (Dakota du Nord), la nuit de la fusillade.

Un document fabriqué utilisé pour m’extrader illégalement du Canada en 1976.

Je sais que vous savez que les dossiers du FBI sont pleins d’informations qui prouvent mon innocence. D'ailleurs, on refuse toujours à mon équipe juridique l'accès à plusieurs de ces dossiers.

Durant mon pourvoi, avant la Cour d’appel fédérale « 8th Circuit », l’ancienne procureure Lynn Crooks a dit au Juge Heany : « Votre honneur, nous ne savons pas qui a tué ces agents. Nous ne savons pas davantage quelle a été la participation là-dedans, s’il y en a eu une, de Monsieur Peltier ».

Cette déclaration me disculpe et j’aurais dû être relâché. Mais je suis là, 43 ans plus tard, à continuer de lutter pour ma liberté !

J’ai plaidé mon innocence depuis si longtemps maintenant, dans tant de cours de justice, à travers tant de déclarations émises par le Comité de défense international de Leonard Peltier, que je ne vais pas débattre ici. Mais je vais répéter que JE N’AI PAS TUÉ CES AGENTS !

Dans l'immédiat, j’ai besoin que mes soutiens, ici, aux États-Unis et à travers le monde, m’aident. Nous avons besoin de dons, grands ou petits, pour aider à payer mon équipe juridique, afin qu’elle cherche ce qui pourra me conduire à nouveau devant une cour ou me rapprocher de mon chez moi ; ou bien d'un communiqué compatissant à l'égard de mon pauvre état de santé et de mon âge. S'il vous plaît, aidez-moi à rentrer à la maison, aidez-moi à regagner ma liberté ! 

Une nouvelle pétition, que mes frères et sœurs canadien(ne)s font circuler internationalement, sera attaché à ma lettre. S’il vous plaît, téléchargez-là et emmenez-la avec vous à votre travail, à votre école ou à votre lieu de culte. Obtenez autant de signatures que possible, un MILLION serait génial !

Je suis un guerrier depuis l’âge de neuf ans. En 1973, je suis resté un guerrier. Je suis là depuis trop longtemps. Le début de cette 43e année, ajoutée à près de 20 ans de remise de peine pour bonne conduite, constitue plus de 60 ans passés derrière les barreaux.

J’ai besoin de votre aide. J'ai besoin de votre aide aujourd'hui. Une journée en prison pour moi est une vie entière pour ceux qui sont à l'extérieur, car je suis isolé du monde. 

Je reste fort uniquement grâce à votre soutien, à travers vos prières, votre activisme et vos dons, qui maintiennent ma défense en vie.

Dans l’Esprit de Crazy Horse

 

Doksha (À plus tard),

Leonard Peltier

NOTE

1. Leonard Peltier (1944-). Leader, artiste-peintre et prisonnier politique autochtone. Né à Grand Forks (Dakota du Nord, États-Unis), ce membre des Nations lakota-sioux, anishinabée et chippewa, d'ascendance métisse canadienne française, joua un rôle important dans les années 1970 au sein de l'American Indian Movement (AIM, Mouvement des Indiens américains), dans le réveil de la fierté autochtone et des revendications des siens. En 1975, il fut accusé du meurtre de deux policiers fédéraux qui avait eu lieu dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), lors de la commémoration du massacre des Sioux de Wounded Knee (1890), puis condamné sans preuves en 1977 à deux peines d'emprisonnement à perpétuité. Malgré la pression internationale, il est toujours détenu au pénitencier de Coleman (Floride).

2. Myrtle Poor Bear (Myrte la pauvre ourse) est une Autochtone américaine reconnue pour souffrir de graves troubles mentaux. En 1976, en tant que principal témoin dans le procès d'extradition de Leonard Peltier du Canada, elle avait déclaré sous serment que le FBI l'avait forcée à signer de faux affidavits indiquant qu'elle avait vu ce dernier tuer de de ses agents. Elle se rétracta par la suite.

NOUVELLE PÉTITION EN LIGNE : INTERNATIONAL DEMAND FOR THE IMMEDIATE FREEDOM OF INDIGENOUS POLITICAL PRISONER LEONARD PELTIER #89637-132 WRONGFULLY IMPRISONED 42 YRS !

Pour suivre l’activité du Groupe de soutien à Leonard Peltier en France (rattaché à « International Leonard Peltier Defense Committee » - ILPDC)  : www.csia-nitassinan.org/spip.php?rubrique3

Pour contacter l’International Leonard Peltier Defense Committee - ILPDC aux États-Unis : http://www.whoisleonardpeltier.info

 

© Leonard Peltier -
CISN/Mistassinan, Groupe de soutien à Leonard Peltier en France -

 

 

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JE MARCHE SUR LE CHEMIN FINAL VERS MA LIBERTÉ...

PAR LEONARD PELTIER

SITE WEB LEONARD PELTIER.INFO
(TRADUIT DE L'ANGLAIS PAR ISMÈNE TOUSSAINT)

Coleman, Floride, le 14 février 2014

 

Salutations mes amis, mes parents et mes supporters,

 

Je sais que bon nombre d'entre vous se soucient de l'état de ma situation et attendent la mise à jour de ce qu'il se passe. Beaucoup de choses se sont déroulées ces derniers mois et je suis désolé de ne pas avoir écrit depuis un moment. Les décès survenus au cours de l'année dernière ont été difficiles à accepter, ainsi la disparition récente de ma sœur Vivian. Je voudrais remercier profondément chacun d'entre vous pour vos messages d'affection, pour vos prières, et d'avoir également aidé mon fils Chauncey à couvrir les dépenses funéraires ; je suis ému au delà de ce que mes mots peuvent exprimer.

 Nous arrivons à ma 40e année d'emprisonnement. Parfois,  je ne puis honnêtement y croire, parfois, je ne veux seulement pas y croire. Vous avez traversé avec moi beaucoup de périodes sombres. Il ne m'est pas possible de répondrepersonnellement à chacun d'entre vous ; pourtant, je vous assure que je souhaiterais le faire. 

La réalité est que je ne rajeunis pas, je le sens chaque jour dans mon corps. Ma hanche me fait mal, je ne vois pas très bien, mon corps est douloureux et mon diabète ne me rend pas l'existence facile. Je ne dis pas ces choses pour que vous vous désoliez pour moi : je veux seulement partager cela afin que vous compreniez où j'en suis arrivé dans la vie. Lorsque je rassemble dans mon esprit les décès de mes amis et des membres de ma famille avec les maux de mon corps, je ressens une faim d'aller chez moi telle que je n'en ai jamais ressentie durant toutes ces longues années.

Il est temps.

Si seulement je pouvais, pendant un moment, sentir l'herbe sous mes pieds, peindre avec le vent sur mon visage tout en écoutant le rire de mes petits-enfants dans la cour, humer la cuisson d'une tarte aux pommes dans l'air. Quelques choses simples, c'est tout ce dont j'ai besoin.

J'entends dire que bon nombre de mes frères et sœurs autochtones, beaucoup plus jeunes que moi, font un grand travail et cela m'apporte une grande paix de savoir que les luttes auxquelles notre peuple fait face seront toujours menées avec honneur et esprit. Je connais les problèmes auxquels nous sommes tous confrontés et je veux vous encourager à ne jamais abandonner les choses que vous savez être justes.

Je n'abandonne pas non plus.

Être en prison, c'est comme si on vous posait un diagnostic de phase terminale et, tout en ayant cela en tête, j'ai le plaisir de vous annoncer que j'ai retenu les services d'une nouvelle équipe juridique pour représenter mes besoins et mes meilleurs intérêts. Ensemble, nous avons élaboré un «projet de traitement» soigneux afin d'obtenir, espérons-le, la liberté et l'équilibre pour lesquels nous travaillons tous.

J'ignore ce que l'avenir me réserve mais je tiens à ce que vous sachiez que je suis confiant : j'ai la meilleure équipe que je n'aurais jamais pu demander. Je tiens à dire que je trouve l'espoir et que je laisse celui-ci lentement me trouver. Croyez-en votre vieux copain, la vie est différente à soixante-dix ans.

Afin que ce processus ait une chance de marcher, l'on m'a fortement conseillé, et j'approuve cela, que les détails et le travail interne à nos projets demeurent confidentiels. J'ai placé toute ma vie entre les mains de mon équipe juridique. Aucune entité ou personne, en dehors de cette dernière, ne peut parler pour moi, agir en mon nom ou me représenter. Je vous demande à tous d'honorer et de respecter cette décision. Exactement comme un chirurgien pratiquant une opération pour sauver une vie, il est essentiel pour ma liberté que l'on permette à cette équipe d'effectuer ce pour quoi elle est hautement qualifiée, sans aucune interférence extérieure.

Vous entendrez encore parler de moi : comme nous le savons tous, je ne pars encore nulle part.

Je tiens à ce que vous continuiez à soutenir ce que vous savez être juste. Soyez actifs, jouez un rôle actif dans notre monde et soutenez les choses que vous savez avoir besoin d'être soutenues. Levez-vous pour ceux qui ont besoin qu'on se lève pour eux, enseignez et prenez soin de vos enfants et de votre Mère Terre. Aidez-vous les uns les autres afin d'être forts et honorables, gardez et promouvez les traditions, les langues et la culture de notre peuple. Soyez gentils et tendres les uns envers les autres.

Je continuerai à avoir besoin de votre appui, de vos prières, de votre amour et de votre compréhension, tandis que je marche sur le chemin final vers ma liberté.

Nous partagerons autant d'informations que possible lorsque le processus aura avancé. Pour le moment, si vous avez des questions ou des préoccupations quelconques, adresses'il vous plaît vos demandes à notre site web car c'est le seul point de contact officiel pour moi et pour mon équipe.

Dans l'esprit de Crazy Horse

Leonard Peltier

Mitakuye Oyasin (Toutes mes relations)

Site web : www.leonardpeltier.info
Courriel : freedom@leonardpeltier.info

NOTE

1. Leonard Peltier (1944-). Leader, artiste-peintre et prisonnier politique autochtone. Né à Grand Forks (Dakota du Nord, États-Unis), il est membre des Nations lakota-sioux, anishinabé et chippewa, et a une ascendance canadienne-française. Dans les années 1970, il joua un rôle important  au sein de l'American Indian Movement (Mouvement des Indiens Américains) dans le réveil de la conscience autochtone et des revendications socio-économiques et culturelles de son peuple. En 1975, il fut accusé du meurtre de deux policiers fédéraux qui avait eu lieu à Pine Ridge (Dakota du Sud), lors de la commémoration du massacre des Sioux de Wounded Knee (1890), puis condamné sans preuves, en 1977, à deux peines d'emprisonnement à perpétuité. Malgré la pression internationale, il n'a toujours pas obtenu de révision de son procès ni sa libération : il est actuellement détenu au pénitencier de Coleman (Floride).

 

Drapeau Américain
 
LEONARD PELTIER STATEMENT


Coleman, Florida - Saturday, February 14, 2015

Greetings My Friends, Relatives and Supporters:

I know that many of you have concerns about the status of my situation and have been wanting an update about what is going on.  A lot has been happening in the last few months and I am sorry I have not written in a while.  The deaths over this last year have been hard to accept, including the recent loss of my Sister Vivian.  I want to deeply thank everyone for your loving words, prayers and also for helping my son Chauncey pay for her funeral expenses, I am humbled beyond what my words can express.  

 

We are coming up on 40 years of my being in prisons.  Sometimes, I honestly cannot believe it, sometimes I just don’t want to believe it.  You have been here with me through many dark times.  It is not possible for me to respond to each of you personally, I sure wish I could.  
 

The reality is that I am not getting any younger, I feel my body every day.  My hip hurts, I cannot see very well, my body aches and my diabetes makes me feel uneasy a lot of the time. I do not say these things so you’ll feel sorry for me, I just want to share because I would like for you to understand where I am at in my life. When I put the losses of my friends and family together in my mind with the way my body feels, I feel a hunger to go home like I have never felt in all these long years.  

It is time. 

If only for a while, to feel the grass under my feet, to paint with the wind on my face while I listen to the laughter of my grandchildren in the yard, to smell some apple pie cooking in the air.  Some simple things is all I need. 

 

I hear there are many of my Native Brothers and Sisters who are much younger than I who are doing some great work and it gives me great peace to know that the struggles our people face will always be addressed with honor and spirit.  I know about the problems we are all facing, and I want to encourage you to never give up on the things you know are right. 

I am not giving up either.  

Being in prison is a lot like being given a terminal diagnosis, and with that in mind, I am pleased to announce that I have retained a new legal team to represent my needs and best interests.  Together we have developed a careful “treatment plan” to hopefully gain the freedom and balance we have allbeen working for.   

 

I do not know what the future will hold, but you should know that I am confident I have the best team I could have ever asked for.  I want to say that I am finding hope and slowly letting it find me. Take it from this old dude, life is different at 70.

 

I have been strongly advised, and I agree, that in order for this process to have a chance to work, the details and inner working of our plans must remain confidential. I am placing my very life in the hands of my legal team.  We cannot have any entity or person outside of my legal team speaking for me, acting on my behalf, or representing me. I am asking all of you to honor and respect this decision.  Much like a surgeon who performs a lifesaving operation, it is critical to my freedom that they be allowed to do what they are highly skilled at, without any outside interference.  

You will still hear from me, as we all know, I am not going anywhere yet. 

I want you to continue to support what you know is right. Be active, take an active role in our world and support the things you know need to be supported. Stand up for those that need to be stood up for, teach and take care of our children and our Mother Earth. Help one another to be strong and honorable, keep and carry on the traditions, languages and culture of our people. Be kind and caring toward each other.

 

I will continue to need your support, prayers, your love, and your understanding as I walk on this final path toward my freedom. 

We will share as much information as we can as the process moves forward.  In the meanwhile, if you have any questions or concerns, please direct your inquiries to the website as that is the only official point of contact for myself and my team.

In the Spirit of Crazy Horse

Leonard Peltier

Mitakuye Oyasin (Toutes mes relations)

 

Website: whoisleonardpeltier.info 
 

E-mail: freedom@leonardpeltier.info

 

© Leonard Peltier - Site web Leonardpeltier.info -

 

 

 

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1er Novembre 2013 : << Déclaration du jour de deuil : << je suis la preuve vivante de la violation des droits de l'homme >> par Léonard Peltier prisonnier politique Autochtone aux Etats Unis

 

[leonard peltier in jail]
© bushka.cz

 

Symbole de toutes les résistances autochtones en Amérique du Nord, Leonard Peltier est emprisonné depuis 38 ans aux États-Unis pour un double meurtre qu'il n'a pas commis. Bien qu'étant considéré comme un «prisonnier politique» par de nombreux représentants de la Justice, militants, personnalités et organisations internationales, qui ne cessent de faire pression pour que son procès soit révisé, il n'a toujours pas obtenu satisfaction à ce jour.

Né à Grand Forks (Dakota du Nord) en 1944, ce membre des Premières Nations Sioux-Lakota, Anishinaabé et Chippewa, d'ascendance métisse canadienne-française, joua un rôle très actif dans les années 1970, au sein de l'American Indian Movement (AIM, Mouvement des Indiens américains), dans le réveil de la conscience autochtone et les revendications socio-économiques et culturelles des siens. Le 24 juin 1975, lors de la commémoration du massacre de Wounded Knee (1890)1, qui se déroulait à Pine Ridge (Dakota du Sud), deux faux Indiens à la solde du FBI s'infiltrèrent dans la réserve et deux agents fédéraux furent retrouvés assassinés. 

Inculpé pour ces meurtres, Leonard Peltier fut jugé de manière expéditive à Fargo (Dakota du Nord), en 1977, et condamné à purger deux peines de prison à perpétuité, malgré une absence flagrante de preuves. Incarcéré tout d'abord au pénitencier de Leavenworth (Kansas), il croupit depuis l'année 2005 au centre de détention de Lewisburg (Pennsylvanie).

 

Dans son bouleversant témoignage, Écrits de prison. Le Combat d'un Indien (Éditions Albin-Michel, Paris, 2000), mêlant récits en prose, poèmes, prières, contes, souvenirs, symboles liés à sa culture, etc. - et dont je recommande vivement la lecture -, Leonard Peltier clame son innocence et dénonce la machination politico-policière dont il a été victime, son seul crime étant, à ses yeux, celui d'être «un Indien».  

 

Les barreaux qui le séparent du monde n'ont jamais empêché cet héritier spirituel de Crazy Horse2 et artiste-peintre d'être à l'écoute des grands bouleversements contemporains. Dans sa lettre annuelle, que j'ai traduite en français et reproduis ici, il nous met en garde contre la destruction qui guette la planète et les êtres humains, emportés par la spirale infernale du consumérisme et menacés par la montée de certains fanatismes. Plus que jamais, il exhorte les peuples autochtones à accomplir la mission sacrée que le Créateur leur a dévolue depuis des temps immémoriaux : celle de « gardiens de la Terre ».

Ismène Toussaint


DÉCLARATION DU JOUR DE DEUIL : « JE SUIS LA PREUVE VIVANTE DE LA VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME... »

 

PAR LEONARD PELTIER
(Traduit de l'anglais par Ismène Toussaint)

 

 

1er novembre 2013 - Salutations à vous, mes parents, mes amis et mes supporters,

 

Voilà encore une autre année. Il me semble qu'il s'en est écoulé des milliers, alors qu'il n'y en a en réalité qu'une seule, depuis la dernière fois que j'ai dicté l'une de ces déclarations pour le Jour du deuil. Aussi, je tiens à redire comme la dernière fois, que je suis honoré que vous vouliez bien entendre mes paroles.

Parfois, lorsque je m'étends sur mon banc pour un court laps de temps, entre éveil et sommeil, je suis libre et je suis avec vous. Je sais que cela peut paraître mélodramatique - pourtant, je n'essaie pas de l'être - mais les choses vous affectent différemment ici, à l'intérieur, et elles vous affectent différemment lorsque vous vieillissez. Mais je veux dire de toutes mes forces que les choses ne changent pas, du moins pour moi. 

 

 

Quand je pense à tout ce que ce monde d'affaires nous a fait perdre, quand je pense aux pertes d'eau pure, de rivières et d'océans, quand je pense aux pertes d'air pur, quand je pense aux pertes de liberté pour ces familles travaillant durement qui, autrefois, avaient un père qui pouvait prendre soin d'elles avec un seul emploi mais qui, maintenant, doit en cumuler deux ou trois - et la mère aussi doit travailler, et les enfants qui doivent rentrer de l'école à la maison avec leur propre clé, et attendre le retour de l'un ou l'autre de leurs parents... Quand je pense à ces pertes, quand je pense aux esclaves à salaire qui sont créés journellement dans le monde entier au nom du progrès, quand je pense à ces pertes, je pense...  zut, nous avons surement une bonne raison d'être en deuil, mais je crois réellement que le mot « deuil »  devrait avoir une signification différente pour nous ; pas quelque chose qui nous fasse pleurer et lever nos mains au ciel en disant : « Pourquoi ?  Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Pourquoi ceci ? » mais quelque chose qui nous fasse dire : « PLUS JAMAIS ». Quelque chose qui nous fasse faire un vœu, renouveler nos efforts, renouveler nos esprits, renouveler nos directions pour reprendre notre eau, reprendre notre air, reprendre nos forêts et nos montagnes, et nos vallées, redonner à cette mère-terre l'équilibre naturel que le Créateur lui a destiné.

 

Il faut que nous parlions aux églises, que nous parlions aux différentes religions, il faut que nous leur fassions reconnaître que la forme la plus forte du culte n'est pas de chanter des cantiques et de vous faire incliner la tête ; que la forme la plus forte du culte est de respecter, de restaurer et d'équilibrer la beauté de la nature et de la terre qui nous a été donnée, que celle-ci est une partie de nous, que nous en sommes une partie, et que nous en sommes responsables.

 

Ceci peut ressembler aux radotages d'un vieil homme de 69 ans, emprisonné depuis 38 ans, mais j'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir à ces choses et quand mes petits-enfants viennent me rendre visite, cela me donne le sentiment de l'urgence qu'il y a, pour nous tous, de commencer à faire quelque chose MAINTENANT ! 

Si chacun de vous faisait le vœu d'entraîner six autres personnes à faire au moins UNE chose sensée pour restaurer cet équilibre et de mettre en réseau chacune d'entre elles, et d'en entraîner encore six, et de déployer ce maillage à partir de là comme les branches d'un arbre, alors, ensemble, nous pourrions faire la différence. Nous pouvons faire la différence en commençant aujourd'hui. Ce jour de deuil deviendrait le matin d'un nouveau jour !

 

J'ai cité d'autres personnes avant et je le fais donc à nouveau parce que je respecte la sagesse des anciens et des gens ayant un long passé. Quelqu'un, je ne me souviens plus qui, disait un jour ceci : « Il faut que tout le mal triomphe si les bonnes personnes ne font rien. » Si c'est plus que ce qui vous importe ou si vous pensez que vous ne pouvez pas vous engager avec les autres pour une raison quelconque, je le respecterai ; mais je vous encouragerais à planter au moins un arbre supportant un fruit, afin que quelqu'un, dans le futur, peut-être un enfant, ait quelque chose à manger. C'est peut-être une autre créature vivante qui pourrait avoir un endroit où se réfugier ou de la nourriture à manger... Il y aura toujours des changements sur toute la terre et dans toute l'humanité, les uns incontrôlables, les autres faits à dessein.

 

Je sais que nous pouvons effectuer un changement pour le meilleur si nous réunissons nos cœurs et nos esprits, et si nous laissons ce jour de deuil être un temps de renouveau ;  nous pouvons diffuser le concept que l'humanité doit vivre en harmonie avec les créateurs qui travaillent habilement, et les uns avec les autres. Si ce temps que j'ai passé ici, en prison, ne pouvait rien produire de valeur, je prierais pour qu'il vous pousse à vous engager. Trouvez les bonnes choses à l'intérieur du gouvernement et soutenez-les, et trouvez les mauvaises choses à l'intérieur du gouvernement, et changez-les. Le gouvernement, tel qu'il  se présente aujourd'hui, est sur le point de faire perdre aux gens leurs droits constitutionnels. Le gouvernement viole la Constitution tant et plus. Ces violations ont commencé avant vous ou même avant ma conception. Comme certains d'entre vous doivent le savoir, la Constitution est une copie de la loi de la Confédération des Six Nations iroquoises. À l'origine, elle avait été établie de manière à ce que les gens aient un maximum de libertés, en autant qu'ils ne transgressent pas les droits naturels des autres ou, en essence, qu'ils ne fassent pas de mal à autrui. Les libertés et le respect que, selon la loi, nous devrions avoir les uns envers les autres dans cette nation, devraient s'étendre à tous, à l'extérieur de ce royaume ; parce que ce qui est bon pour un homme devrait l'être pour les autres.  

Nous devrions permettre aux autres gens de se libérer de la peur. Je me souviens d'un vieux juif que j'avais rencontré autrefois dans une quincaillerie : j'avais engagé la conversation avec lui. Il avait combattu durant la Seconde Guerre mondiale et m'avait dit ces mots que je n'ai jamais oubliés : « Ce n'est pas la nation pour laquelle j'ai toujours combattu, cette nation est devenue une nation de gens qui ont peur de leur gouvernement ; et quand les gens ont peur de leur gouvernement, ils ne sont pas libres ; et j'ai remarqué que ce que les gens feront de mal à autrui, tôt ou tard, si les circonstances changent, ils vous le feront à vous aussi. »

 

 

Ces violations des droits humains doivent s'arrêter. Je sais que la tâche doit sembler écrasante et je ne peux pas dire que j'ai la réponse pour réussir un changement ; mais ce que je connais, c'est la réponse pour échouer : ne rien faire. Aussi, si mon emprisonnement ne sert à rien d'autre qu'à être la preuve vivante de ces violations, alors qu'il le soit, mais c'est la réalité. Maintenant, cela a été une violation choisie, mais il y a des pouvoirs en action qui cherchent à les infliger à tout un chacun. Cela me rappelle une histoire que j'avais entendue jadis, dans laquelle un homme disait ceci :

« D'abord, ils sont venus pour les communistes, et je n'ai pas parlé - parce que je n'étais pas communiste.
Puis ils sont venus pour les socialistes ; et je n'ai pas parlé - parce que je n'étais pas socialiste.
Puis ils sont venus pour les syndicalistes ; et je n'ai pas parlé - parce que je n'étais pas un syndicaliste.
Puis ils sont venus pour les juifs ; et je n'ai pas parlé parce que je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus pour moi - et il n'y avait plus personne pour parler pour moi. »3

Je vous demande de vous rappeler ces choses parce que ce sont des évidences qui sont arrivées et qui arriveront de nouveau, à vous et à vos enfants, et aux enfants de vos enfants, si nous ne nous levons pas. Un célèbre guerrier de la Révolution mexicaine, qui s'appelait Émiliano Zapata4, a dit un jour ceci : «Je préfèrerais  mourir debout que de vivre à genoux.» Je pourrais poursuivre longtemps ainsi mais je suppose que vous comprenez ce que je veux dire. Je vous encourage à être actif, à vous lever sur votre sol et à recouvrer le sol que nous avons perdu.

 

Dieu, si je pouvais être là, avec vous !

Je vais terminer cette lettre pour aujourd'hui. Soyez reconnaissants pour le temps que vous avez, soyez reconnaissants de vous avoir les uns les autres, et serrez-vous dans les bras les uns des autres pour moi.

 

Je vous verrai quand je vous verrai.
 

Votre ami

Leonard Peltier

Sites consacrés à Leonard Peltier : http://www.leonard-peltier.com 
http://www.amnestyusa.org/
 (rubriques « Security and Human Rights », Droits sécuritaires et humains) ; voir également les pages Facebook à son nom.

 


NOTES

 

1. Le 29 décembre 1890, le 7e Régiment de cavalerie américaine avait massacré à Wounded Knee Creek (Dakota du Sud) près de 200 Indiens sioux lakotas, hommes, femmes et enfants, ainsi que leur chef Big Foot (né vers 1826). Cet acte marqua la fin des guerres indiennes. 

 

2. Crazy Horse (Cheval fou ; vers 1839-1877). Chef et guerrier lakota. Dans sa langue natale, son nom, Thašunka Witko,signifiait « ses chevaux ont le feu sacré ». Né peut-être dans le Dakota du Sud, il se distingua par un courage à toute épreuve, notamment lors des batailles qu'il gagna contre les militaires américains venus s'emparer des territoires indiens : la plus célèbre est celle de la Little Big Horn (contre le général George Custer, 25 juin 1876). Cependant, le 8 janvier 1877, il fut battu dans les Wolf Mountains par le colonel Nelson Miles et contraint de se rendre le 6 mai suivant au fort Robinson (Nébraska), avec 900 des siens. Choisi comme éclaireur par l'armée américaine, il fut cependant victime des rumeurs malveillantes du chef lakota Red Cloud (Nuage rouge, 1824-1910), qui était jaloux de sa réputation, et assassiné par son ancien frère d'armes, Little Big Man (ou par un gardien de prison), le 5 septembre de la même année. Ses parents l'enterrèrent dans un lieu tenu secret de la vallée de Wounded Knee.

 

3. Il s'agit d'un texte de Martin Niemöller (1892-1984), intitulé « Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes ». Arrêté en 1837 par les nazis, ce pasteur protestant allemand fut envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen, puis à celui de Dachau (1941), avant d'être libéré en 1945.

 

4. Émiliano Zapata (1879-1919). Éleveur de bétail et révolutionnaire métis mexicain. Né à San Miguel Anenecuilco (État du Morelos), sous la dictature du général Porfirio Diaz (1830-1915), il grandit au sein d'une famille de propriétaires fermiers. En 1910, il rejoignit les paysans qui exigeaient la restitution des terres collectives ayant été arbitrairement accaparées par leshaciendas et leur en fit rendre une partie de manière pacifique. L'année suivante, il prit la tête des agriculteurs de la région méridionale engagés  dans le mouvement révolutionnaire de Francisco Madero (1873-1913), qui parvint à renverser le dictateur à son profit. Mais Zapata s'opposa bientôt à lui, en raison de sa lenteur à mettre en application une véritable Réforme agraire visant à supprimer l'inégalité dans la répartition des terres. En 1913, le nouveau dirigeant ayant été à son tour chassé par Victoriano Huerta (1850-1916), un partisan du général Diaz, Zapata s'allia à Poncho Villa (1873-1923), un révolutionnaire du nord du Mexique, et aux constitutionnalistes de Venustiano Carranza (1859-1920). En 1914, ce dernier accéda au pouvoir, mais sans organiser d'élections et en tentant d'évincer Zapata sous de fausses accusations de trahison. Après avoir occupé quelque temps la ville de Mexico avec Poncho Villa, le révolutionnaire fut alors contraint de se retirer dans sa région natale, où il fonda un réseau d’écoles et de services publics, tout en continuant à défendre la Réforme agraire. Mais Carranza le fit assassiner le 10 avril 1919 par les hommes du colonel Jesús Guajardo. 

 

“Hawkman II,” a lithograph by Leonard Peltier


«Hawkman II» (L'homme-faucon II), autoportrait de Leonard Peltier

 

 

DAY OF MOURNING STATEMENT FROM LEONARD PELTIER

November 2013  - Greetings my relatives friends and supporters

It is yet another year. It seems like a thousand years ago but only a year in time in reality from the last time I dictated one of these statements for the day of mourning
so, again, I want to say as last time, that I am honored that you would want to hear my words.

 

 

Sometimes when I lay on my bunk and I am between sleeping and awake, for a small moment of time, I am free and I am there with you. I know this sounds kind of melodramatic and I am not trying to be so, but things affect you differently inside of here and things affect you differently as you get older. But I want to say with all my strength, some things don’t change, at least not for me.

 

When I think about all we have lost to this corporate world, when I think about the losses of clean water and rivers and oceans and when I think about the losses of clean air when I think about the losses of freedom for hard working families that once had a father that could take care of his family with as single job but now has to work two or three jobs and the mother must work too and the children that come home from school with their own key and have to wait the return of one of their parents. When I think of these losses, when I think of the wage slaves that are being created daily all over the world in the name of progress, when I think of these losses I think... we damn sure have a good reason to mourn, but I really believe that the word mourn should have a different meaning for us, not something where we cry and throw our hands up and say “ WHY WHY, WHY ME, WHY US, WHY THIS” but something that we say NO MORE to. Something we make a vow to, renew our efforts, renew our minds, renew our directions to take back our water take back our air take back our forests and our mountains and valleys, restore this mother earth to the natural balance the creator meant it to be.

 

This may sound like the ramblings of some old 69 year old man in prison for 38 years but I have had a lot of time to think about these things and when my grandchildren come to visit me, it gives me a sense of urgency for all of us to start doing something NOW!

 

If each one of you would take a vow to get six other people along with yourself to do at least ONE meaningful thing to restore this balance and get each one of those people to network and get 6 more people and let it go out from there like the branches of a tree then together we can make a difference. We can make a difference starting today. 
This day of mourning would become the morning of a new day!

 

I have quoted others before and I do so again because I respect the wisdom of elders and people long past. Someone once said and I don’t remember who said it, “All evil needs to triumph is for good people to do nothing.”

If this is more than you care to do, or if you think you can’t be involved with others for some reason, I respect that, but I would encourage you to at least plant one fruit bearing tree that someone in the future, perhaps some child would have something to eat. That maybe some other living creature might have a place of shelter and food to eat. there will always be changes throughout the earth and throughout mankind, some uncontrollable and some with design.

I know we can make a change for the better if we put our hearts and minds together and let this day of mourning be a time of renewal, we can spread the concept that mankind must live in harmony with the creators handy-work and with one another. If this time I have spent here in prison could produce anything of value I pray that it would move you to become involved. Find the right things within government and support them, and find the wrong things in government and change them. This government as it stands right now is on the verge of losing what constitutional rights people have. This government is violating the constitution over and over and over. These violations started before you or I were even conceived. As some of you may know the Constitution is a copy of the Iroquois 6 nations Confederacy law. The constitution originally was designed so that men would have maximum freedoms as long as they did not infringe on the natural rights of others or in essence harm someone else. The freedoms and respect that the law implies that we should have for one another in this nation should extend to all those outside of this realm because what is right for one man should be right for others.

We should allow other people to be free from fear. I remember an old jewish man I once met in hardware store, I engaged in conversation with him. He had fought in WW2 and he said to me, and I always remember his words, “this isn’t the nation I fought for, this nation has become a nation of people who are afraid of their gov’t and anytime the people are afraid of their gov’t they are not free and I have noticed that what people will do to someone else wrongfully, sooner or later if circumstances change they will do it to you also.

These violations of human rights must stop. I know the task may seem overwhelming and I can’t say that I have the answer for success at making a change but I do know the answer for failure.. thats to do nothing.

So if my imprisonment serves nothing else but to be living proof of these violations, then so be it, but it is a reality. Right now, it has been selective violation, but there are powers at hand that seek to inflict those violations upon everyone. This reminds me of a story that I heard once where a man said:

“First they came for the communists, and I did not speak out—
because I was not a communist;
Then they came for the socialists, and I did not speak out—
because I was not a socialist;
Then they came for the trade unionists, and I did not speak out—
because I was not a trade unionist;
Then they came for the Jews, and I did not speak out—
because I was not a Jew;
Then they came for me—
and there was no one left to speak out for me.”

I ask you to remember these things because they are truisms that have happened and they will happen again to you and your children and your children’s children if we do not take a stand. a famous warrior named Emiliano Zapata from the Mexican revolution once said “I would rather die on my feet then live on my knees” …. I could go on and on but I suppose you get my meaning. I encourage you to be active, to stand your ground and help us recover the ground we have lost.

God, I wish I could be there with you.

I am going to close for now. Be thankful you have the time you have, be thankful you have each other, and give each other a hug for me.

I will see you when I see you

Your friend

Leonard Peltier

Websites about Leonard Peltier: http://www.leonard-peltier.com
http://www.amnestyusa.org/ ("Security and Human Rights"); see also Leonard Peltier Facebook pages. 

 

 

 

© Leonard Peltier -
Ismène Toussaint - 

 

 

 

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USA: Pas de libération pour Leonard Peltier

Le 28 juillet dernier, Léonard Peltier avait été longuement entendu dans le cadre de sa demande de libération conditionnelle. Son agent de liberté conditionnelle, ainsi qu'un membre d'une communauté indienne du Dakota du Nord avaient également pu prendre la parole. Ce dernier avait notamment déclaré avoir un emploi de professeur d'art dans un collège de la communauté pour lui. De plus, une maison a été mise à sa disposition.

Rappelons que le militant amérindien est détenu pour le meurtre de deux agents du FBI en 1975, mais qu'aucune preuve formelle de sa culpabilité n'a jamais pu être apportée au dossier. Pourtant, ce 21 août, Léonard Peltier s'est vu refuser cette liberté conditionnelle. Emprisonné depuis 1977, il ne pourra plus introduire de demande avant juillet 2024. Il aura alors 79 ans.

Info prise sur le site "secours rouges "

 
 
 

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Leonard Peltier est un militant amérindien Anishinaabe/Lakota, né lé 12 Septembre 1944, incarcéré depuis 1976 et condamné à deux peines à perpétuité  Il est membre de l' Américan Indian Movement 
 

 

 

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