• Pour ceux qui ne sont pas inscrits à la newsletter ( inscrivez vous ), je note ici l'article d'Ismène Toussaint mais vous pouvez aussi allez sur son site ► ismenetoussaint.

     

    2 AOÛT 2019 : « LA RECONNAISSANCE DES MÉTIS À L’EST DE L’OUTAOUAIS, QU’UNE QUESTION DE TEMPS », UN BILLET DE RUSSEL AURORE-BOUCHARD, HISTORIENNE MÉTISSE (CHICOUTIMI, SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN, QUÉBEC)

    Russel-Aurore Bouchard 
    © Dixquatre.com

    LA RECONNAISSANCE DES MÉTIS À L’EST DE L’OUTAOUAIS, QU’UNE QUESTION DE TEMPS

    PAR RUSSEL-AURORE BOUCHARD1, HISTORIENNE MÉTISSE

    Pour les dizaines de milliers de Métis placés dans l’attente d’une reconnaissance officielle de l’État canadien, ne vous découragez pas. Nul n’a le pouvoir et la capacité d’éteindre notre caractère identitaire et notre fierté d’être ce que nous sommes. Nous sommes une réalité bien en chair et en os, nos ancêtres ont peuplé et construit ce continent et, tôt ou tard, le fait sera accompli. Au pied du gibet de l’intolérance, Louis Riel l’avait compris, pressenti et annoncé. Nous appartenons à l’histoire et l’histoire qui s’écrit en prend bien note. Les Métis et le fait de civilisation auquel ils sont liés sont du reste la seule issue possible de tous les peuples autochtones de l’Amerique du Nord quels qu’ils soient.

    Pour l’heure, le jugement Powley emprisonne la définition d’une communauté métisse dans les critères de définition d’une communauté indienne, elle-même emprisonnée dans ce qui est la « réserve ». Il m’a fallu plus de trente ans de recherche pour le comprendre. Et j’ai entrepris de l’expliquer plus intensément dans mes deux derniers livres consacrés à la communauté métisse de la Borealie québécoise, dont Naissance d’une nouvelle humanité au cœur du Québec » et Otipemisiwak. Tant qu’on ne sortira pas de ce carcan idéologique tissé par l’État fédéral et par la Cour suprême du Canada, de Delgamuuk à Powley, on sera écarté. À cet égard, la Cour suprême répond aux préoccupations politiques de ses maîtres et se détourne de sa mission de rendre justice.

    Mais tout ça n’est qu’une question de temps. Tant que nous combattrons pour le respect, la dignité et la reconnaissance de ce que nous sommes, tant que nous parlerons de nous et entre nous, nous vivons dans l’histoire et dans les faits.

    NOTE

    1. Né homme à Chicoutimi (Saguenay-Lac-Saint-Jean, Québec), ce n'est qu'en 2007 que l'historien Russel Bouchard osera affirmer publiquement son identité féminine, son « être aux deux esprits » - pour reprendre sa propre expression -, sous le nom de « Russel-Aurore ». Titulaire d'une maîtrise en histoire, cette Métisse écossaise, montagnaise et québécoise, a exercé les professions d'armurière et de conservatrice de musée avant de se consacrer pleinement à l'écriture. Polémiste inspirée par Voltaire, elle s'est fait connaître dans les médias et par le biais de ses blogues, Le Peuple métis de la Boréalie et Les Délires d'Akakia pour ses prises de position tranchées sur les sujets qui fâchent. Avant tout défenseure de ses compatriotes, elle est  l'auteure d'une œuvre colossale portant sur sa région (La vie quotidienne à Chicoutimi au temps des fondateurs, 5 vol., 1994-2016 ; Chroniques d'histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, 3 vol., 2011-2015) et sur les Métis : La Communauté métisse de Chicoutimi : fondements historiques et culturels (2005) ; Le Peuple métis de la Boréalie : un épiphénomène de civilisation (2006) ; La longue marche du Peuple oublié/Ethnogenèse et spectre culturel du Peuple métis de la Boréalie (2006) ; Quand l'Ours métis sort de sa ouâche (2007) ; Les Dits des Métis de la Boréalie - Évocation des textes fondateurs (2008) ; Naissance d'une nouvelle humanité au cœur du Québec (2013) ; Otipemisiwak : Ils ont inventé l'Amérique (2016) ; La Piste des Larmes - Un Canadien français témoin du génocide des Indiens des Grandes Plaines (2017). Pour une bibliographie exhaustive, consulter le site Wikipédia (Note d'I.T.) 

     

     

    © Russel-Aurore Bouchard

     

     


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  • LES BOIS BRÛLÉS

    Les Bois-Brûlés formaient une communauté humaine constituée de Métis issus de l'union d'Amérindiens et de Canadiens-français au cours du XIXe siècle installés sur le territoire qui constitua par la suite les futures provinces du Manitoba et de la Saskatchewan, au Canada. 
    Les trappeurs, coureurs des bois et colons canadiens-français qui émigrèrent vers les nouvelles contrées de l'Ouest Canadien, s'unirent aux membres des diverses tribus amérindiennes et donnèrent naissance à une génération nouvelle dénommée dès le XVIIIe siècle "Sang mêlé" et qui reçut, le siècle suivant le surnom de "Bois-brûlé", à cause de la couleur de leur peau. Plus tard, vers le milieu du XIXe siècle, ils s'appelleront "Métis". Depuis la fin du XXe siècle ils forment ce qui est de nos jours appelée: La Nation Métis. 
    Les principaux chefs des Bois-Brûlés furent Louis Riel père et fils. Ils possédaient tous les deux la double nationalité Américaine et Canadienne.

    article repris de Mato Sapa

     


     Métis le long de la rivière Rouge
     

    Territoire de la Nation des Bois-Brûlés

    La Nation métisse des Bois-Brûlés s'était installée le long de la rivière Rouge, autour de Saint-Boniface et Winnipeg, du côté de la rivière Qu'Appelle ainsi qu'autour du lac Athabasca à la limite des provinces de la Saskatchewan et de l'Alberta. Jusqu'en 1870, la Nation des Bois-Brûlés prospérèrent et cette population métisse se développa avec la création de villages. Les distractions sont multiples et la chasse aux bisons bat son plein jusque dans les grandes plaines du Dakota. Les Bois-Brûlés habitaient toutefois la région des Grands Lacs vers les années 1830 également, comme le mentionne Alexis de Tocqueville dans son récit "Quinze jours au désert" ( "qui êtes-vous donc, lui dis-je? vous parlez français, et vous avez l'air d'un Indien? Il me répondit qu'il était un Bois-Brûlé, c'est-à-dire le fils d'un Canadien et d'une Indienne " )

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  • cet article à été envoyé aux inscrits à la newsletter mais je le reporte aussi ici car il concerne aussi les femmes métis Autochtones et puis aussi parce que Ismène fait partie de mes amis (es) croisés sur internet et j'en suis fier 

    L’AUTEURE ISMÈNE TOUSSAINT HONORÉE DANS UN OUVRAGE D'ALEXANDRIA ANTHONY ÉCRIT EN MÉMOIRE DES FEMMES AUTOCHTONES DISPARUES ET ASSASSINÉES : « SACRED INDIGENOUS/METIS WOMEN » (FEMMES AUTOCHTONES MÉTISSES SACRÉES ; MULES OF THE LORD PUBLISHER, 2019)

    L’auteure ISMÈNE TOUSSAINT honorée dans un ouvrage D'ALEXANDRIA ANTHONY

    © Mules of the Lord Publisher - Alexandria Anthony -

    ALEXANDRIA ANTHONY PUBLIE UN OUVRAGE EN L’HONNEUR DES FEMMES AUTOCHTONES DISPARUES ET ASSASSINÉES :

    SACRED INDIGENOUS/METIS WOMEN 
    (MULES OF THE LORD PUBLISHER, 2019) 

    PAR ÉRIC CARTIER (COMMUNICATEUR, MONTRÉAL) 
     RÉVISION : ISMÈNE TOUSSAINT

    Toutes les femmes sont sacrées.
    Alexandria Anthony

    Le 28 juin 2019 – L’auteure canadienne française et métisse d’adoption Ismène Toussaint a eu toute une surprise au printemps dernier en découvrant qu’elle figurait dans l’ouvrage d’Alexandria Anthony1, Sacred Indigenous/Metis Women (Femmes autochtones métisses sacrées ; Mules of the Lord Publisher, Manitoba, 2019), parmi une vingtaine de portraits de femmes ayant joué un rôle important dans l’histoire métisse.

    Écrit en hommage aux milliers de femmes autochtones2 qui ont disparu et (ou) été assassinées au Canada au cours des dernières décennies, ce livre éducatif à colorier – dont le produit des ventes sera versé à la cause des victimes (Missing and Murdered Indigenous Women, MMIW) – poursuit un double objectif : sensibiliser les jeunes et les moins jeunes à une tragédie qui se perpétue dans la relative indifférence de la population blanche ; dénoncer un fléau qui, malgré l’ouverture en 2016 d’une Enquête nationale de trois années, est insuffisamment pris en considération par les pouvoirs publics, alors qu’il exigerait, selon l’historienne, «l’effort collectif des gouvernements, des organisations et des individus» pour être endigué.

    Pour la descendante de Cuthbert Grant3, fondateur de la Nation Métisse politique dans l’Ouest (1816), et leader des Métis écossais contemporains, ce drame indigne d’un pays tel que le Canada puise ses racines dans l’Acte des Indiens de 1876 (1850-1851 pour le Québec) : en contraignant les Premiers peuples à s’établir dans des réserves, il a en effet ôté à ces derniers « tout contrôle sur leur vie ». Placées désormais sous la domination du chef de famille et forcées d’adopter le système de valeurs des colons (comportement codifié, sexualité réglementée, divorce interdit, etc.), les femmes autochtones ont perdu leur liberté, leur force mentale, spirituelle, et leur rôle, lequel consistait non seulement à entretenir le foyer et à élever les enfants, mais aussi à guérir les malades, à transmettre leurs connaissances aux jeunes filles, et à découper et conserver le gibier chassé par les hommes. La position de vulnérabilité et l’extrême marginalisation dans lesquelles elles se sont retrouvées en ont fait par conséquent les victimes toutes désignées des viols, de la prostitution, du kidnapping, du trafic humain et des assassinats. Cependant, la magistrature canadienne continue à percevoir la violence et les problèmes sociaux sévissant chez les Autochtones comme un « phénomène naturel »...

    L’auteure ISMÈNE TOUSSAINT honorée dans un ouvrage D'ALEXANDRIA ANTHONY


    L’étudiante Tina Fontaine était une amie d’Ismène Toussaint. En 2014, elle fut violée, étranglée et jetée dans la rivière Rouge, à Winnipeg (Manitoba). Bien qu’elle soit devenue depuis un symbole national pour les femmes autochtones, son présumé assassin a été libéré.

    L’Association des Femmes Autochtones du Canada (Native Women’s Association in Canada, NWAC) a répertorié les noms de près de 10 000 femmes disparues et (ou) assassinées depuis les quatre dernières décennies. Encore est-on loin du compte… S’y sont ajoutés ceux de 130 nouvelles victimes depuis le début de l’Enquête nationale. Au point qu'au terme de celle-ci, les Autochtones n’ont pas craint de qualifier cette terrible situation de « génocide » : une accusation qui a secoué le pays tout entier, attisant les polémiques et attirant sur le gouvernement les foudres de plusieurs médias et organismes étrangers.

    Accompagné de photographies, de dessins signés Preacher Timothy et de reproductions d’éléments de la culture métisse à colorier (chevaux, charrettes de la rivière Rouge, violons, etc.), l'ouvrage d'Alexandria Anthony, de belle facture, facile à lire et aussi émouvant qu’instructif, est divisé en quatre parties.

    Dans la première, l’auteure recense les Femmes historiques autochtones métisses, au nombre  desquelles les « femmes de Louis Riel » : sa grand-mère maternelle, Marie-Anne Gaboury (épouse Lagimodière), dont on dit qu’elle fut, au XVIIIe siècle, la première pionnière « blanche » du Bas-Canada dans l’Ouest ; sa mère, Julie Lagimodière-Riel ; sa sœur, Sarah Riel, religieuse missionnaire en Saskatchewan ; et son épouse, Marguerite Monet-Belhumeur, qui, dans les années 1884-1885, l’accompagna dans sa tragique résistance aux autorités politiques et militaires en Saskatchewan. On y fait aussi la connaissance des aïeules d’Alexandria Anthony : Marie McGillis, femme de Cuthbert Grant, et leur fille Maria Rose Grant (épouse Gariépy puis Breland), qui donnèrent toutes deux naissance à une impressionnante lignée de Grant. On y rencontre également Mikak, la première Inuk à avoir voyagé en Europe au XVIIIe siècle, et qui servit d’intermédiaire entre les colons blancs et les marchands de fourrures amérindiens au Labrador ; Madeleine Wilkie, qui partagea avec son mari, Gabriel Dumont, les affres de la bataille de Batoche (Saskatchewan), en  1885 ;  la poète E. Pauline Johnson, qui, entre la fin du XIXe siècle et le début du suivant, célébra sur scène son héritage autochtone ; ou encore Kenojuak Ashevak, pionnière de l’art Inuit.

    La seconde partie met en relief les Femmes autochtones métisses ayant eu un impact sur nos contemporains : Jody Wilson-Raybould, avocate et ancienne ministre fédérale de la Justice ; l’actrice Tantoo Cardinal ; la violoneuse Sierra Noble ; Charlene Hancox, défenseure du Vieux Moulin des Grant (Grant Old’s Mill), à Winnipeg (Manitoba) ; la Sage Thérèse Lizotte, artisane et poète ; aussi l’auteure Ismène Toussaint, cofondatrice du mouvement d’Union métisse Est-Ouest (voir son portrait en note 4).

    Dans la troisième partie, intitulée En mémoire des femmes autochtones assassinées,l’historienne a tenu à rendre hommage à trois de ces martyres : Annie Yassie, Helen Betty Osborne et Anie Mae Aquash, jeunes filles respectivement disparue et assassinées dans les années 1970.

    Dans la quatrième partie, Considérations finales de l'auteure, elle affirme que les grandes figures de femmes autochtones devraient occuper dans l’histoire du pays une place égale à celle de leurs homologues canadiennes. De même espère-t-elle que son ouvrage permettra à de nombreux lecteurs de prendre conscience que la vie des femmes autochtones, quelles qu’elles soient, est aussi précieuse que celle de toutes les autres femmes. Et que la lutte contre leur disparition et leur assassinat constitue un véritable impératif national. En conséquence, elle encourage vivement toute personne témoin d’un meurtre à rapporter les faits à la gendarmerie, même de manière anonyme, ou à l'adresse courriel suivante : metiswarrior@gmail.com

    Pour commander l’ouvrage, dont une version enrichie vient déjà de paraître, veuillez consulter le site Metis Warriors,  http://www.metiswarrior.com – L’auteure est joignable par le biais des pages Facebook « Alexandria Anthony » et « Metis Warriors ».

     

    L’auteure ISMÈNE TOUSSAINT honorée dans un ouvrage D'ALEXANDRIA ANTHONY

     
    Alexandria Anthony

    NOTES

    1. Originaire de Selkirk (Manitoba), Alexandria Anthony (née Horyski) est l’arrière-arrière-arrière-petite-nièce de Cuthbert Grant, fondateur de la Nation métisse politique dans l’Ouest (1816). Elle a effectué une carrière dans la finance. En 2010, elle procède au réveil des Métis écossais sous la bannière de son ancêtre que, selon son expression, elle « déterre des sables de l’oubli dans lesquels l’histoire canadienne officielle l’avait enfoui ». Elle lui rend ses lettres de noblesse en organisant notamment de nombreux événements historiques et culturels au Vieux Moulin des Grant (Grant’s Old Mill), à Winnipeg, et deux ans plus tard, fonde le Clan Siol Cudbright sous le parrainage du 33e chef du Clan Grant d’Écosse, Sir James Grant, Lord Strathpey. Parallèlement, elle devient l’une des personnalités-phares du mouvement d’Union métisse Est-Ouest cofondé par l’auteure Ismène Toussaint en 2005. En 2018, elle crée avec son mari Timothy Anthony le groupe Metis Warriors (Les Guerriers métis), dont la vocation est de dénoncer toutes les formes d’abus, de corruption et de mensonges historiques régnant dans la Nation métisse (voir leurs vidéos dans le site Youtube). Elle est également l’auteure de plusieurs ouvrages historiques, dont Cuthbert Grant Jr – A Metis visionary(Cuthbert Grant fils, un visionnaire métis), The Seed of a Metis Warrior planted in the Colony of Jamestown (Une graine de guerrier métis plantée dans la colonie de Jamestown), Rumblings of Tyranny within the Metis Nation (Grondements de tyrannie au sein de la Nation métisse) ; de livres à colorier, et d’une série éducative mettant en scène l’amusant Bannock Boy (Le garçon Banique), inspiré du pain banique que confectionnent les Autochtones. Voir le site Metis Warriors, http://www.metiswarrior.com

    2. Rappelons que le terme « Autochtone » englobe « les Premières Nations, les Métis et les Inuit », selon l’article 35 de la Constitution canadienne de 1982.

    3. Voir la rubrique « Dossiers - Cuthbert Grant » située en haut à gauche de ce site, et en particulier l’article d’Ismène Toussaint intitulé «Cuthbert Grant, le Bison-tempête, fondateur de la Nation Métisse», 1er novembre 2012, ► http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=834 De nombreux articles ont été également consacrés à Alexandria Anthony.

    4. L’auteure la présente ainsi :
    « Ismène Toussaint, docteure ès lettres, est née en Bretagne, région originelle d’une partie de la famille de Louis Riel. Elle a vécu parmi les Métis du Manitoba et du Québec. Chroniqueuse et auteure, elle a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire franco-canadienne, notamment Louis Riel, le Bison de cristal (2000), Louis Riel, Journaux de guerre et de prison, suivis de Chronologie métisse 1604-2006(2005),  Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (avec Denis Combet, 2009), et Louis Riel et le Québec (en préparation). Elle a également écrit des centaines d’articles sur Louis Riel et la cause métisse contemporaine. Quelques-uns d’entre eux figurent dans L’Encyclopédie canadienne.

    Le 8 mai 2005, elle a cofondé le mouvement d’Union métisse Est-Ouest dans l’esprit de Louis Riel, qui a permis aux Métis du Manitoba, du Québec et des Provinces Maritimes de se retrouver après 120 ans d’injustices.

    Le 8 mai 2007, elle a cosigné l’Acte d’Union métisse Est-Ouest qui déclare que les Métis forment « un seul peuple, fraternel, uni et indivisible, d’une extrémité à l’autre du continent ». Depuis 2005, son adoption par les Métis a été confirmée à plusieurs reprises. Jusqu’en 2011, elle a œuvré continuellement en partenariat avec des organismes métis, participant à des émissions de télévision et de radio, aidant les Métis et représentant ceux-ci dans des événements.

    La même année, elle a reçu le grade honorifique de major à Ottawa de l’Association des Vétérans et membres actifs autochtones du Canada (Canadian Aboriginal Veterans and Service Members Association), « pour services exceptionnels rendus à la Nation métisse ». Elle publie actuellement une trilogie romanesque intitulée La maîtresse d’école (Les Éditeurs Réunis, 2015, 2016, 2019), dans laquelle apparaissent des personnages métis. En 2018, un prix littéraire national a été créé en son nom au Québec. Site Web : http://www.ismenetoussaint.ca » 

     

     

     

    © Éric Cartier – 
    Ismène Toussaint  

     

     


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  •  info du site d'Ismène Toussaint 

    TROIS PROFESSEURS PUBLIENT « LES BOIS-BRÛLÉS DE L'OUTAOUAIS - UNE ÉTUDE ETHNOCULTURELLE DES MÉTIS DE LA GATINEAU » (PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC)

    Trois professeurs publient « LES BOIS-BRÛLÉS DE L'OUTAOUAIS

    © PUL

    Les Métis ont longtemps été cantonnés à l’Ouest du Canada dans l’imaginaire collectif. 

    La question demeure d’actualité selon le refus de certains de reconnaître la présence historique de Métis au Québec. Dans Bois-Brûlés, il est proposé que les Métis émergent plutôt au sein d’une diaspora formée de nombreuses communautés se trouvant sur l’entièreté du territoire couvert par les empires de la fourrure. Cette étude de la communauté métisse de la vallée de la Gatineau ouvre un nouveau pan de l’historiographie métisse et québécoise, en y intégrant la région de l’Outaouais.

    Cet ouvrage documente l’histoire d’une collectivité métisse longtemps occultée, en rassemblant une quantité impressionnante de données archivistiques et orales inédites. En adoptant une approche comparative, les trois auteurs combinent leur expertise en anthropologie, en sciences juridiques et en histoire. Ils présentent ainsi l’expérience identitaire des Métis de la vallée de la Gatineau, depuis le tournant du 19e siècle jusqu’à nos jours. À travers deux siècles d’histoire, Bois-Brûlés nous enjoint à repenser l’autochtonie métisse au Québec.

    Auteurs : Sébastien Malette, Michel Bouchard, Guillaume Marcotte - 

    Éditeur : Presses de l'Université Laval, Québec - 304 pages - 35$ -

    NOTES

    Sébastien Malette. Expert métis en droit autochtone canadien, il est professeur agrégé au Département de droit et d'études légales de l’Université Carleton (Ontario). Spécialiste des enjeux identitaires autochtones et des questions métisses au Canada, explorant en particulier la notion de «violence latérale», il a coécrit avec Michel Bouchard Songs Upon the Rivers. The Buried History of the French-Speaking Canadiens and Metis from the Great Lakes and the Mississippi across to the Pacific (Chants sur les rivières - L'histoire enterrée des Canadiens et des Métis de langue française des Grands Lacs et du Mississipi jusqu'au Pacifique ; Éditions Baraka Books, Montréal, 2016). Il est également l’auteur, avec Guillaume Marcotte, d'une étude importante,  Marie-Louise: Protector of Louis Riel (Marie-Louise Riel, protectrice de Louis Riel), parue dans Media Tropes, no 7, volume 1, en 2017 (disponible sur Internet).

    Michel Bouchard. Professeur titulaire au Département d’anthropologie de l’Université du Nord de la Colombie-Britannique (UNBC), il est spécialiste des questions de l’ethnogenèse et des enjeux nationaux et ethniques. Ses travaux portent non seulement sur l’Amérique du Nord et les communautés de langue française, présentes et historiques, mais aussi sur les origines de l’idée de nation au Moyen Âge, plus précisément en Russie. Il a été président de la Société canadienne d’anthropologie (CASCA) entre 2013 et 2016. Il est également l'auteur, avec Sébastien Malette, de Songs Upon the Rivers - The Buried History of the French-Speaking Canadiens and Métis from the Great Lakes and the Mississippi across to the Pacific (Chants sur les rivières - L'histoire enterrée des Canadiens et des Métis de langue française des Grands Lacs et du Mississipi jusqu'au Pacifique ; Éditions Baraka Books, Montréal, 2016).

    Guillaume Marcotte. Titulaire d'une maîtrise en histoire, cet universitaire métis s’intéresse depuis une douzaine d’années aux archives des compagnies de  traite des fourrures, ainsi qu’aux écrits missionnaires du 19e siècle.  En 2017, il a publié  Les francophones et la traite des fourrures du Grand Témiscamingue (Éditions GID, Québec), en plus de quelques articles sur les Métis de l’Outaouais parus dans Rabaska, revue d’ethnologie d’Amérique française ; et Recherches amérindiennes au Québec). Son mémoire de maîtrise, effectué dans le cadre de l'Université de Saint-Boniface (USB) et de l'Université du Manitoba (UDM), porte sur Les gens libres dans la traite des fourrures entre la Baie-James et Montréal au 19e siècle. 

     

    © Presses de l'Université Laval

     

     


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  • Statue de Louis Riel, par Miguel Joyal, à Saint-Boniface (Manitoba)

     

    La section Louis-Riel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) vous invite à la Vigile Louis-Riel, qui se tiendra vendredi 16 novembre 2018, de 18 h à 20 h 30, 82 rue Sherbrooke Ouest (métro Place-des-Arts), sur le thème 

    CE QUE LOUIS RIEL A APPORTÉ DANS MA VIE

    Plusieurs  personnes viendront témoigner de l’importance  de Louis Riel dans leur vie. Comment  l’ont-ils connu ?  Riel a-t-il amené un engagement  plus militant dans leur vie ? Pourquoi les luttes menées par Riel, il y a plus de cent ans sont-elles toujours pertinentes aujourd’hui ? 
    Il y aura des témoignages de l'auteure Ismène Toussaint, 
    de Jacques Binette, de Daniel Gingras, de Claude Poitevin, de Luc Mercier, de Marius Minier, et de Christiane Jasmin. Une vidéo sera tournée sur place.

    Inscription obligatoire au 514-526-6483 ou auprès de M. Jacques Binette, au citoyen_binette@hotmail.com

    Gratuit pour les membres en règle de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Un léger buffet sera servi sur place.

     

     

    © Jacques Binette

    du site d'Ismène Toussaint 

     

     

     


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  • du site d'Ismène Toussaint ▼

    19 NOVEMBRE 2018 : CRÉATION ET REMISE DU PRIX LITTÉRAIRE

    82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, État du Québec H2X 1X3

    Composition du Directoire :

    Yves Saint-Denis, président, saintdenis@sympatico.ca         
    Jean Jolicœur, vice-président, jean@jolicœur.ca 
    Éva Boyer, trésorière, therese.eva.boyer@gmail.com          

    Gérard Héroux, directeur, hérouxgg@videotron.ca
    Bernard Longpré, directeur, bernard.longpre@hotmail.com  

    Daniel Gingras, directeur, daniel.gingras.dg90@gmail.com

    L’Assemblée des Patriotes de l’Amérique Française (APAF) vous prie de bien vouloir honorer de votre présence le lancement et la remise du

    PRIX LITTÉRAIRE ISMÈNE-TOUSSAINT

    qui se déroulera le lundi 19 novembre 2018, à 18h30, à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), 82, Sherbrooke Ouest, à Montréal (métro Place-des-Arts).

    L’Assemblée des Patriotes de l’Amérique Française (APAF), vouée à l’histoire nationale, a annoncé le 16 avril 2018 la création du Prix littéraire Ismène-Toussaint, une distinction qui récompense un écrivain ou une écrivaine s’illustrant sous le double volet de l'essai et du roman historique.  Le président de l'APAF, Yves Saint-Denis, lui-même docteur en lettres françaises, a déclaré : « Nous avons créé et remis plusieurs prix au cours de la dernière décennie, tels les Grands Prix Honoré-Mercier, Raymond-Barbeau, Jos-Montferrand et Jacques-Viger. Nous songions aussi à un prix littéraire en symbiose avec l'histoire.  Or, le choix de  l'essayiste et romancière Ismène Toussaint s'est imposé à notre esprit, tant ses  écrits correspondaient à notre idée, à la fois par la profondeur de la recherche et le style hautement littéraire.  C'est toute l'œuvre de l'écrivaine qui loge à l'enseigne de l'excellence ».

    D’origine française, Ismène Toussaint a complété au Manitoba une thèse de doctorat de lettres sur Gabrielle Roy. Journaliste, historienne, conférencière, collaboratrice à L’Encyclopédie du Canada, elle nous a légué trois ouvrages sur cette romancière : Les Chemins secrets de Gabrielle Roy – Témoins d’occasions ; Les Chemins retrouvés de Gabrielle Roy – Témoins d’occasions au Québec ;  Gabrielle Roy et le nationalisme québécois ; trois autres sur le célèbre chef des Métis : Louis Riel, le bison de cristal ; Louis Riel, Journaux de guerre et de prison suivis de chronologie de l’histoire des Métis canadiens français de l’Ouest (1604-2006) ; le troisième est encore inédit ; un livre sur le bras-droit du même Riel, Gabriel Dumont : Souvenirs d’un immortel de l’Ouest ; une traduction du roman de Conan Doyle Les Réfugiés. Son essai, La littérature d’expression française dans l’Ouest canadien – Trois siècles d’écriture, lui a valu le Prix André-Laurendeau, et les deux premiers tomes de son roman, La Maîtresse d’école, qui mettent en scène la jeune enseignante Gabrielle Roy, se sont classés parmi les meilleures ventes d’ouvrages. Souvent considérée comme la fille spirituelle de Louis Riel, Ismène a aussi cofondé en 2005 l’Union métisse Est-Ouest, un mouvement pancanadien ayant contribué au réveil de ses compatriotes brisés par plus d’un siècle d’injustices.

    Le nom de l'écrivain(e) choisi(e) comme récipiendaire sera connu bientôt.  Le Prix littéraire Ismène-Toussaint sera décerné chaque année par l’Assemblée des Patriotes de l’Amérique Française. Le (la) lauréat(e) devra s’être distingué(e) par le raffinement de son écriture, son sens de la couleur et de la description, son intérêt pour l’histoire, passée ou contemporaine, et sa sensibilité aux êtres désavantagés de la société.

    Contact et informations : Yves Saint-Denis, courriel : saintdenis@sympatico.ca – Tel : 613-632-7576.

     

    © Assemblée des Patriotes de l'Amérique Française

     

     


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  • Les Métis avaient trois différents types de vestes ou manteaux : une « capote», une veste de daim, et un manteau de la rivière Rouge. 

    -Le manteau de la rivière Rouge était confectionné avec des peaux d'animaux, et avait été adopté à partir d'une conception crie. (Cree) 
    Sa conception provenait d’une influence européenne, notamment pour sa coupe. On retrouvait ensuite le perlage, les motifs floraux, les piquants de porc-épic, et la broderie. 

    -La Capote ou «Capot Craint-rien» était une veste de laine descendant au genou avec une capuche. Elle était faite d’une seule couverture HBC (voir plus bas), et était le plus souvent ceinturée autour de la taille avec une ceinture métisse tissée aux doigts. (Sash = ceinture) 
    (NOTA : Depuis largement plus de deux siècles, la couverture à points (à rayures multicolores) de la Compagnie de la Baie d'Hudson est un produit emblématique, au Canada et ailleurs dans le monde). (HBC = Hudson Bay Company).

    -La veste « Buckskin » était une veste de daim, fabriquée à partir de peau de daim ou de peau d'orignal, et elle avait souvent élaborée avec des franges et des perles. 
    Par exemple c’était la veste manteau que les Métis portaient à cheval. C’étaient également les principaux articles Métis de commerce au Canada et en Europe. 
    Elles étaient souvent faites de peau d'orignal, et étaient décorées de piquants de porc-épic, des plumes d'oiseaux, de perles de verre, du fil et de la peinture de couleur. (On retrouve ce type de veste parfois encore en Europe, peut être dans certains Musées.

    - Les gilets métis étaient fabriqués à partir de peau de wapitis ou avec un tissu de velours (acquis par le commerce) et décorés avec des perles de verre, des boutons en plastique( ?) (Plus vraisemblablement en ivoire), ou autres matières et des « perles » à motifs floraux. 

    -Les guêtres (Leggins), Les leggings ou «mitasses» étaient portés sur un pantalon. Ils étaient fabriqués à partir de cuir ou de velours, et décorés avec des perlages et de la broderie. 

    – Les chapeaux métis, plats, étaient fabriqués à partir de peaux d’animaux ou de tissus (feutre ?), et étaient décorés avec le perlage et la broderie. (NOTA = Pendant très longtemps la pelleterie a été un commerce important existant entre le Canada et l’Europe, notamment très friande de la peau de loutre, de castor et d’ours (pour cette région de provenance.)

    -Les mocassins métis étaient adaptés à partir des mocassins des peuples des plaines. Les mocassins étaient faits de peaux d'animaux et décorés avec des perlage, franges et fourrure (telle une fourrure de lapin). Il était également fréquent de décorer les mocassins avec des broderies et des perlage de conceptions essentiellement florales. 
    Les femmes métisses étaient responsables du bronzage (brunissage) de toutes les peaux pour fabriquer des vêtements. Les mocassins étaient généralement fabriqués à partir de peu de caribous ou d’orignal tannées à la cervelle. 

    -Les Métis fabriquaient des sacs pour transporter des fournitures, telles que de la poudre à canon et du tabac. Ils formaient un type spécial de sac qui est devenu connu sous le nom de « Octopus ». La pochette ou le sac Octopus était ainsi nommé parce qu’il apparaissait comme si ii avait plusieurs jambes (ou doigts) pendants. 
    Ce type de sac était réalisé pour un port sur l'épaule avec bandoulière et était utilisé utilisés pour transporter des tuyaux (de pipe),du tabac, un silex (pour l’allumage(du feu ou du tabac) et de l’acier. Ces sacs étaient décorés avec des perlage fantaisie qui représentaient souvent des modèles spécifiques de la famille ou de l’appartenance à un groupe.

    -Les gants (également appelés gantelets) étaient souvent décorés de broderies, avec des piquants et du perlage. Ils étaient généralement fabriqués à partir de peau de cerf. Le style de broderie (avec les motifs floraux) a été grandement influencé par les missionnaires européens. 

    -Les châles, en coton ou en laine, faisaient partie de la robe ou de la tenue traditionnelle des Métis. Les femmes portaient généralement des châles lors d'occasions spéciales. Les châles Métis étaient décorés avec les motifs floraux traditionnels. 

    - Les robes des Métisses étaient façonnées d'après les dessins européens. La plupart étaient faites de coton, de laine, ou de velours.

    vêtements des Métis

    - Les Métis étaient célèbres pour leur perlage floral, et on les appelle souvent les «Flower Beadwork People ». Le perlage floral symétrique, souvent sur un fond noir ou bleu foncé, qui a été inspiré par des motifs floraux européens. Ils ont également souvent utilisés des perles de rocaille. 
    - Les éléments matériels étaient négociés en Amérique du Nord et en Europe. 
    - Il était courant pour les Métis de décorer leurs selles de cheval et les autres accessoires équins.

    - Les vêtements du peuple métis, comme la plupart des aspects de leur culture, étaient une combinaison des deux styles, autochtones et européens.
    - Leurs vêtements étaient grandement inspirés de ceux des commerçants de fourrures canadiens-français (les coureurs des bois), ainsi que des vêtements autochtones de la région.

    - Les femmes métisses étaient en charge de faire tous les vêtements de leur famille. 
    - Soit, elles utilisaient des peaux d'animaux tannées, tels que des peaux de daim ou peau d'orignal, ou elles ont utilisaient une étoffe qu'elles avaient acquis par le commerce fait avec les Européens.

    - Les ceintures de L'Assomption (Assomption-Sash), tissées à la main (Finger Weaving) sont devenues la partie la plus reconnaissable de l’habillement des Métis et un symbole de leur peuple. 
    A l'origine, les ceintures ainsi tissées étaient confectionnées dans un petit village du QUÉBÉCOIS appelé L'Assomption, d'où leur nom. Au fil du temps, leur nom générique est devenu «ceinture fléchée». 
    - Les tissages ont été utilisés par les voyageurs de la traite des fourrures, mais ils sont devenus un élément commercial populaire pour la CBH, NWC, et les Métis de l'Ouest. Finalement, les Métis ont commencés à produire leurs propres tissages dans la région de la rivière Rouge. 
    - Les premiers tissages (ces tissages sont toujours faits en longueur) ont été utilisés comme aide de soutien à la manutention pour les voyageurs dans leurs canots. (Pour le portage des ballots de fourrures notamment).
    - Les ceintures tissées à la main étaient faites de laine aux couleurs vives, principalement rouge et bleu. Certaines couleurs et les motifs représentaient différentes familles ou communautés. 
    -Les extrémités frangées des ceintures étaient décoratives, mais elles ont également été utilisées comme kit de couture d'urgence. 
    En effet les franges pouvaient être utilisées comme « fil supplémentaire » pour la couture, si les ceintures avaient besoin de réparation ou quoi qu’en soit un besoin pendant le voyage.

    Ces longues ceintures de 3 mètres étaient généralement enroulées autour de la partie centrale du corps, que ce soit pour garder le manteau ou un vêtement fermé, ou de permettre de maintenir des objets sur soi, comme un couteau de chasse par exemple ou un sac de feu etc… 
    La ceinture (Sash) colorée avait de nombreuses utilisations, y compris: comme aide de transports de divers articles (couteau, sac à feu), manteau cravate (attaché autour de la taille pour garder manteau fermé), kit de couture d'urgence (extrémités frangées), tumpline Makeshift, marqueurs laissés sur le buffle (le bison) (pour marquer leur propriété personnelle sur un bison tué par exemple), tourniquet (garrot) pour les blessures, comme corde, comme sangle de selle, ou comme une serviette ou encore un gant de toilette…

    cliquez  virtual museum.expositions-exhibitions/chaussure-footwear 

    Vêtements typiques d’un homme Métis

    -Pantalon en tissu ou daim tanné ou en peau d’orignal bretelles perlées (parfois)

    -Shirt (chemise) (de laine ou de coton de couleur vive) OU - Shirt (chemise) tannée en peau de daim ou en peau d'orignal)

    -Veste (avec perlage)

    -Sur les pieds et sur les jambes des bas de laine et des mocassins perlés. Egalement des leggings (en peau de daim ou en peau d'orignal)

    -un Chapeau (ou bonnet de laine, ou le plus souvent de grands chapeaux à larges bords.

    -En hiver, une capote (comme un parka) fabriqués le plus souvent à partir de blanchet HBC (voir publication précédente).

    -Sash (ceinture de l’assomption tissée au doigts, en laine autour de la taille et ceinturant la capote pour sa fermeture.

    Les vêtements typiques d'une femme Métis

    - diverses robes (longues, droites, de couleurs foncée, avec encolure haute) OU une jupe (fabriquée et décorée avec un ruban)

    - Les leggins portés avec une robe sont décorés.

    -Le chemisier est en tissu de laine ou de velours.

    - Des mocassins (perlés)

    -Une écharpe autour du cou ou un châle (sur la tête)

    -En hiver elle s’enveloppe dans une couverture (généralement des couvertures HBC) ou un manteau façonné avec cette couverture HBC (voir plus haut)

    - A l’origine, les femmes métisses portaient des robes qui étaient inspirées par les styles autochtones. Au fil du temps, leur style et devenu d’apparence plus européen.
    Les femmes Métisses portaient également des chapeaux perlés, des turbans, des sacs ou des pochettes perlées (sacs octopus), des gants. Tous ces vêtements ou accessoires toujours brodés de vives couleurs.

    Signification des couleurs utilisées :
    -Les vêtements Métis était souvent richement décoré avec des couleurs vives. Différentes couleurs ont des significations différentes :
    Le rouge: représentait le sang versé à se battre pour leurs droits 
    Le bleu représentait la profondeur de l'esprit Métis 
    Le vert représentait la fécondité de la nation métisse 
    Le blanc représentait la connexion à la terre et le créateur 
    Le jaune représentait les perspectives de prospérité future 
    Le noir: représentait la période sombre de la suppression

    vêtements des Métis

     

    source M.S

    collection à voir ► exhibits.ca staffpicks tremain

    Et  first metis people.clothes-vetements

     

     


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  • réalisation : Gino Carrier, Métis 

    Louis Riel

    Attention :ces timbres ne sont pas officiel.

    Louis Riel

     

     


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  • Message général :

    Bonjour,

    J'ai la fierté de vous présenter deux travaux de mon jeune et brillant ami et correspondant Anthony Spitaels, 22 ans - que certains considèrent comme mon fils spirituel (j'assume, ah ah !). Le premier, sur Riel, étant une étude spécialisée particulièrement pointue, personne n'en voudra à certains de ne pas se rendre jusqu'au bout de la lecture. J'ai toutefois apporté quelques courtes explications entre parenthèses pour les profanes.
    Le second est un résumé exhaustif, doublé d'une réflexion personnelle, de la situation actuelle des Autochtones du Canada, plus accessible, je le conçois. Bonne lecture !
    Ismène Toussaint


    31 MARS 2017 : « LOUIS RIEL : L’HOMME ET LE PERSONNAGE - LE CAS DES JOURNAUX DE GUERRE ET DE PRISON », PAR ANTHONY SPITAËLS, CHERCHEUR À L'UNIVERSITÉ DU MANITOBA

    31 MARS 2017 : « LOUIS RIEL : L’HOMME ET LE PERSONNAGE - LE CAS DES JOURNAUX DE GUERRE ET DE PRISON », PAR ANTHONY SPITAËLS, CHERCHEUR À L'UNIVERSITÉ DU MANITOBA

    ▼▼▼▼
    Cliquez ►http://www.louisriel.org/ArticleView.php?article_id=59

    Page accueil : http://www.louisriel.org


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  • La GRC remettra des artéfacts de Louis Riel au peuple métis

    La Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la Fédération Métisse du Manitoba (MMF) s'entendent pour rendre aux Métis certains objets liés à Louis Riel.

    Un accord a été signé samedi à Winnipeg entre la GRC, la MMF et le Ralliement national des Métis (RNM) pour le retour de ces artefacts..... suite ici sur ► ici.radio-canada


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  • Métis et fier de l'être

    Voici des noms Métis

     

     

     


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  • tambour autochtone à l'effigie de Louis Riel (fait par Don Fraser, Métis de l'Alberta)

     


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  • du site Centre Métis  naho.ca metis

    Livre de recettes et guide de vie saine métis

    La deuxième édition du Recettes et guide de vie saine métis est un recueil de recettes traditionnelles et contemporaines. Son contenu a été entièrement revu par une diététiste autochtone. Il propose notamment de l’information nutritionnelle, des renseignements sur la santé et le bien-être ainsi que des trucs pour incorporer les aliments métis traditionnels à un régime sain.

    (cliquez sur la phrase en rouge )

     


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  • © patrimoinehbc.ca

    MISSION DE PAIX SUR LE FLEUVE SAINT-LAURENT 2016

    Du 26 juin au 7 juillet prochain, un périple de 12 jours sur la route de nos ancêtres, de Kahnawake (Territoire Mohawk) à la ville de Québec, avec nos frères et sœurs des Premières Nations, à la découverte de nos identités propres.

    Pour tous renseignements, veuillez prendre contact avec Yvan Bombardier, coordonnateur de La Famille et organisateur de la Mission de Paix : 514-526-0737.

    Site web de La Famille : http://www.famillesdumonde.org

     


    CE QU'OFFRE LA MISSION DE PAIX

    La Mission de Paix offre l'opportunité à chaque localité le long de son parcours:

    * de parler, d'échanger, de partager, dans la tradition millénaire des peuples des Premières Nations ;

    * d'assister à de belles soirées festives et informatives ;

    * de participer aux cérémonies et aux conseils traditionnels ;

    * de faire connaître son coin de pays à des gens de toutes origines ;

    * de rencontrer des gens impliqués dans leur communauté et qui se sont engagés à défendre l'environnement ;

    * de se familiariser avec la culture et les traditions autochtones ;

    * de découvrir une perspective matrilinéaire sur notre société ; 

    * de faire le lien entre l'être humain et son environnement ;

    * de comprendre le rapport entre nos activités quotidiennes et le réchauffement climatique ;

    * de créer de nouveaux contacts et des liens durables avec les personnes concernées par l'histoire véritable, les cultures autochtones, la sauvegarde de la Mère-Terre ;

    * de célébrer notre humanité.  

    POURQUOI ACCUEILLIR LA MISSION DE PAIX ?

    Depuis des temps immémoriaux, l'accueil cordial des peuples des Premières Nations fait aux voyageurs a permis les échanges et les mariages. Ils nous ont accueilli ici, chez eux. Ils nous ont logé, nourri et soigné, leurs enseignements nous ont permis de survivre aux rigueurs de l'hiver et de nous acclimater à cette terre ancestrale. Du maïs et de la pomme de terre jusqu'à la constitution des États-Unis, nous prenons, maintenant pour acquis tout ce qu'ils nous ont transmis. Aujourd'hui, nous faisons appel à l'hospitalité traditionnelle québécoise. L'étranger, qui est ici chez lui, va passer devant votre demeure. Il est porteur d'un message de nos ancêtres pour les générations à venir. Il vous invite à l'entendre.

    Avec le réchauffement climatique et la mondialisation, il est clair qu'un changement radical de comportement vis à vis notre environnement est indispensable à la survie de l'espèce humaine sur Terre. De notre compréhension de notre interrelation avec notre Mère Terre dépend notre survie sur la planète.

    Le passage de la Mission de Paix sur le fleuve Saint-Laurent est l'occasion de partager entre nous ce message de sensibilisation à la réalité autochtone et de mobilisation sur la question de la protection de la Mère-Terre. Elle offre à tous la possibilité de se familiariser avec des cultures anciennes qui détiennent la connaissance des différents cycles naturels des saisons, de la lune et du soleil. Les haltes à Montréal et Québec, ainsi que la Cérémonie de la Pleine Lune seront les moments forts de ce voyage.

    ACCUEIL LOGISTIQUE

    L'accueil de la Mission de Paix implique cinq choses :

    * un endroit pour mettre les canots à terre ;

    * un espace de stationnement ;

    * un espace de campement ;

    * l'accès à des toilettes ;

    * un gîte rudimentaire, en cas de pluie.

    Aho ! Merci.

    Yvan Bombardier

     

     

     

    © Yvan Bombardier, La Famille et Mission de Paix sur le fleuve Saint-Laurent

     


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  •  La cour suprême du Canada a unanimement décidé que les Métis et les Indiens non inscrits sont considérés comme des « Indiens »au sens de la Constitution.Le jugement rendu par la Cour suprême du Canada le 14 avril leur reconnait maintenant les mêmes droits que les autres peuples autochtones. 

    suite de l'article paru sur cet événement ► 

    la presse.ca

     

     


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  •  

    IMPORTANT : APPEL AUX ARTISAN(E)S POUR LA GRANDE RENCONTRE NATIONALE MÉTIS À L'ÎLE DUPAS

    © metisfeathers.com

     du site d'.Ismène Toussaint

    Le 25 avril 2015

    Artisans et Artisanes,

    Chaque année depuis quatre ans,  la Nation Métis Contemporaine (NMC) organise une Grande Rencontre annuelle de tous les Métis (ses) du Canada qui désirent y participer. Des activités, de la musique et des cérémonies autochtones sont à l’ordre du jour.

    Nous y accueillons également des exposants, des artisans de tous les domaines susceptibles de présenter et de vendre leurs œuvres et (ou) leurs produits au public. Par conséquent, la Nation Métis Contemporaine (NMC) vous invite gracieusement , en qualité d'artisan(e)s, à vous joindre à cette fête annuelle, qui est ouverte à tous.

    Celle-ci se déroulera le 11 juillet 2015, à partir de 9h, sur L'Île Dupas, dans la région de Berthierville (Lanaudière), au Québec. Berceau des ancêtres de Louis Riel, un Monument-Riel y fut inauguré en 2012.

    Meilleures salutations

    Claude Mahikan Samsonprésident de la Nation Métis Contemporaine (NMC)

    Pour plus d'informations sur la Grande Rencontre Nationale Métis 2015, veuillez composer le   450-753-4469   ou écrire au courriel suivant: info@metisquebe.com -

     

    Site web de la NMC : www.metisquebec.com- Page Facebook  

     «La Grande Rencontre Métis 2015».

    Devise de la Nation Métis Contemporaine
     

    © Claude Mahikan Samson, La Nation Métis Contemporaine (NMC)

     


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  • rendez vous Métis
     
    Rendez-vous le 31 mai 2015 à Wallaceburg.
     
    musiciens et vendeurs
     
     

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  • Dans deux jugements attendus en Cour du Québec, chambre criminelle et pénale, l’un. écrit, au Palais de justice de New-Carlisle, le second, verbal, rendu sur le banc au Palais de Rivière-du-Loup, les Métis de la Gaspésie et du Bas Saint-Laurent l’ont emporté coup sur coup le vendredi 3 mai dernier contre le Procureur général du Canada et le Procureur général du Québec qui demandaient au tribunal de rejeter leurs avis de contestation constitutionnelle des lois sur la chasse et la pêche, ce qui aurait eu pour effet de couper les jambes à leur mouvement de revendication.

    Rappelons que Jacinthe Marchand, son fils Stéphane Oakes et Éric Parent font face à des accusations de chasse et pêche illégale. Parent est accusé d’avoir pris et gardé plus de poissons de fond que la limite quotidienne permise dans les eaux du golfe Saint-Laurent, en face du quai de Paspébiac ; Marchand est accusée de chasse et de pêche illégale dans le Témiscouata ; Oakes est accusé de l’avoir incitée à chasser en dehors des périodes prescrites.

    Les défendeurs opposent des droits ancestraux métis de chasse et pêche à l’année pour s’alimenter. Entre-temps, ils ont avisé les procureurs généraux du Canada et du Québec de leur intention de faire déclarer inconstitutionnelles à leur égard les dispositions des lois sur la pêche et sur la chasse. Les procureurs généraux du Canada et du Québec demandaient le rejet de leurs avis. Le tribunal a rejeté leurs requêtes en irrecevabilité.

    «Excellents jugements», a déclaré Me Pierre Montour qui a plaidé avec passion qu’on ne peut empêcher les Métis de contester l’application des lois à leur égard et que l’obligation d’en aviser les procureurs généraux du Canada et du Québec doit recevoir une application souple.

    Dans un jugement étoffé fondé sur une jurisprudence abondante soumise par les défendeurs, dont La Reine contre Caplan en 1994, le juge Richard Côté s’est déclaré satisfait de la preuve à première vue d’une communauté métisse historique composée de 17 familles formée de Normands et de Métis à Listuguj en 1760.

    Ces Métis, allègue Parent dans son Avis, sont les descendants des femmes Micmacs, Etchemins, Malécites, Abénaquis, Pentagouets et Passamaquoddy unis à des Européens. Ils occupent le même territoire que les Premières Nations de la région, notamment la Baie des Chaleurs en 1760.  

    Parent a également fait état dans son Avis d’un article paru dans le journal La Presse en 1885 traitant «du soulèvement des Métis de Paspébiac».

    Le juge Richard Côté a précisé que l’Avis de Parent permet d’identifier à première vue une communauté historique provenant de ces 17 familles. Le défendeur pourrait toutefois être requis de fournir plus de précisions à leur sujet.

    «Le généalogiste gaspésien Réjean Martel les fournira avant la prochaine audience prévue au Palais de justice de New-Carlisle le 12 juin prochain», a précisé Me Montour.

    Éric Parent descend du pionnier Guillaume Caplan uni à une Amérindienne vers 1700. On retrouve aujourd’hui une partie de leurs descendants chez les Micmacs, comme en témoigne le jugement La Reine contre Caplan. Les autres, comme Parent, sont des Métis privés de leurs droits.

    Le juge Côté écrit que des précisions devront être apportées sur les limites du territoire occupé par la communauté contemporaine. On se souviendra que les membres de la communauté réunis en assemblée générale annuelle et spéciale le 25 août 2012 ont précisé que leur territoire ancestral englobe au Québec toute la région située au sud-est de la Ville de Québec, à partir de la Pointe de Lévis, incluant le territoire du Bas Saint-Laurent, la rive nord et la rive sud de la péninsule gaspésienne.

    Deux autres jugements sur requête en irrecevabilité d’Avis sont attendus en Cour supérieure, chambre civile, Palais de justice de Percé. En effet, Luc Vallée, de Chandler, et Gilles-Marie Côté, de Grande Rivière, font face à des requêtes en dépossession d’emplacements qu’ils occupent. Ils opposent aux dispositions de la Loi sur les terres du domaine de l’État des droits ancestraux métis de chasse à l’année et celui, accessoire, d’occuper des emplacements et d’y ériger des camps – ou abris - pour les exercer.

     

    article du portail de la Gaspésie de Mai 2013

     


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  • par Combet Denis et Toussaint Ismène

    Louis Riel, figure emblématique des Métis, est un personnage central mais controversé de l'histoire du Canada : héros et patriote pour les uns, traître et meurtrier pour les autres. Il a pris la tête de deux mouvements de résistance afin de s’opposer à la politique colonialiste de son temps, d’abord à la rivière Rouge (futur Manitoba) en 1869-1870, puis à Batoche (Saskatchewan) en 1885. Ce visionnaire, « prophète du Nouveau Monde » et père fondateur de la province du Manitoba (1870) a toujours soutenu la cause des Métis. Il a payé de sa vie, le 16 novembre 1885, son rêve d'établir une société autochtone et multiculturelle au sein de laquelle tous les Canadiens auraient vécu en bonne harmonie. Peu d’hommes publics de son temps sont encore aussi largement connus que lui.

     

    Dessin de Louis Riel par l'arpenteur P.H. Dumais en 1885
     
    Dessin de Louis Riel par l'arpenteur P.H. Dumais en 1885
     
    Figure emblématique des Métis
     
    Louis Riel est probablement le Canadien sur lequel on a le plus écrit. On a élevé des monuments, nommé des rues, émis des timbres et créé des œuvres d’art à sa mémoire. Le musée de Saint-Boniface consacre une partie importante de son espace d’exposition à des objets ayant appartenu au plus célèbre des Métis. Les archives de Louis Riel, qui a beaucoup écrit, constituent également des fonds précieux aux Archives nationales du Canada et au Centre d’archives de Saint-Boniface. Peu après les cérémonies commémoratives du 125e anniversaire de sa pendaison, on a institué au Manitoba un nouveau congé férié, le Louis Riel Day, en l’honneur de celui qui est maintenant reconnue officiellement comme l’un des fondateurs de la Confédération canadienne. Indéniablement, Louis Riel est solidement enraciné dans la mémoire collective des Canadiens.
     
    suite de l'article ici --> louis Riel sur Encyclopédie 

     


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  • Métis4
     
    Métis1
     
    Métis3   Métis2    affiches Métis de Monsieur Gino Carrier    
     
     

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