• Déclaration des Droits des Métis
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    COMMÉMORONS LA BATAILLE DE LOUIS RIEL POUR UNE DÉCLARATION DES DROITS ET POUR LE GOUVERNEMENT PROVISOIRE D’ASSINIBOIA – JANVIER 1870

    PAR LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LOUIS RIEL (8 JANVIER 2020)

     (TRADUIT DE L’ANGLAIS ET ANNOTÉ PAR ISMÈNE TOUSSAINT)

    Les Amis de Louis Riel, hier comme aujourd’hui, viennent d’horizons variés. Ce qu’ils ont en commun, c’est une croyance inébranlable en la cause de la justice d’un peuple qui fut privé de ses droits, déplacé, dont la terre fut volée, la culture réduite, et dont les droits, une fois soit-disant assurés, furent totalement et délibérément violés.
    La Société des Amis de Louis Riel

    Ayant bloqué le coup qu'avait tenté le Canada pour s’emparer du Nord-Ouest  sans aucune représentation métisse ou locale1, Louis Riel, en ce Noël 1869, dirigeait à présent une petite nation pacifique et lui préparait un avenir également pacifique – à titre de province canadienne. Néanmoins, il ne se faisait aucune illusion sur le Canada ni sur les locaux canadiens, qui n’avaient pas abandonné leurs rêves de conquête, et sa cavalerie métisse demeurait en garnison afin d’empêcher un autre soulèvement.

    Au mois de janvier 1870, Louis Riel et l’émissaire [du gouvernement] canadien Donald Smith2 établirent un ensemble de règles de base qui permirent aux représentants de l’ancien et du nouveau gouvernement de convoquer à l'unisson une réunion publique. Cette assemblée devait déterminer l’avenir du peuple de la rivière Rouge.

    L'événement qui suivit fut l'un des plus extraordinaires de l’histoire canadienne. La réunion se déroula dehors, sur les terrains gelés du fort Garry. C’était en janvier à Winnipeg ! Deux jours durant, près de 2000 personnes se tinrent debout à l’extérieur et écoutèrent dans le froid glacé de l’hiver les arguments que les deux hommes avancèrent pour le futur.

    Selon tous les comptes-rendus, ce fut une manifestation remarquable, avec ces deux orateurs, très différents l’un de l’autre, qui rivalisaient pour gagner les cœurs et les esprits de leur auditoire. Les arguments de Riel, fondés sur les besoins et les aspirations de la population, en appelait aux plus belles traditions du passé. Il rappela à son audience qu’elle formait une communauté admirable de gens qui avaient grandi ensemble aux portes de la Prairie. Souvent, par le passé, ils avaient fait face de concert à l’adversité, et cette communauté s’était transformée en une patrie multi-ethnique dont, jusqu’à une époque récente, chacun respectait la diversité, et où chacun menait à bien ses affaires. En demandant la mise en place d’une Convention qui représenterait tous les points de vue, Riel cherchait un moyen de renforcer et de protéger l’unité de cette société diversifiée.

    Dans sa contrepartie, couchée sur papier dans la tradition de la Compagnie de la Baie d’Hudson3, Donald Smith montra les formidables avantages économiques qu’offrait le Dominion du Canada en ouvrant les terres à de nouvelles opportunités et à de nouvelles communautés, dont de forts liens commerciaux avec l’Est. Smith demanda aux habitants d’accepter la vente du Nord-Ouest au Canada comme un fait accompli et de considérer qu'un avenir au sein du Canada leur ferait bénéficier des bienfaits du progrès. Il signala également l’importance de maintenir de bonnes relations avec le reste du Canada, soulignant son argumentation par une allusion à la violence à venir si les colons de la rivière Rouge rejetaient encore une fois les modalités canadiennes.

    À la fin, ce fut la position du jeune Louis Riel qui l’emporta. Son exposé était le mieux fondé et en une éloquente levée de mains (ou plutôt de mitaines !), la foule vota pour qu’une « Convention de quarante » personnes mettent en œuvre un programme pour le gouvernement provisoire ; aussi, pour qu'elle énonce par écrit le positionnement de la collectivité, qui était d’entrer en négociation avec le Canada en tant que son égale, et non en tant que colonie de l’Ontario.

    La « Convention des quarante » vit les différentes communautés et paroisses anglophones et francophones envoyer des délégués pour trouver une entente unique. Rapidement, elle disposa d’une nouvelle Déclaration des droits satisfaisante pour les deux parties.

    En donnant à la Déclaration des Droits un statut pleinement légal, Riel avait fait de la Convention le gouvernement provisoire d’Assiniboia. Un conseil de 24 membres élut un exécutif composé d’un président, d’un secrétaire, d’un trésorier, d’un adjudant-général, et Louis Riel fut élu président. On se mit d’accord pour envoyer trois délégués4 à Ottawa pour négocier un règlement final avec le Canada.

    Selon la loi des nations, qui est fondée sur la tradition démocratique britannique depuis la Magna Carta5le nouveau gouvernement provisoire d’Assiniboia était le gouvernement légal, légitime, de la nation du Nord-Ouest. Avec l’accord du peuple pour négocier les termes de l’entrée de sa région dans la Confédération, et avec la formation d’un gouvernement provisoire représentatif, la paix et l’achèvement de l’union avec le Canada à des conditions acceptables semblaient désormais assurés.

    Le gouvernement provisoire était maintenant prêt à installer la nation dans une période d'apaisement. Par souci de conciliation, Riel annonça que les prisonniers qui jureraient de ne pas prendre les armes seraient libérés et qu’il démobiliserait ses hommes si la libération des insurgés canadiens se révélait être un succès. Les événements se déroulaient tel que l’espéraient les amoureux de la tranquillité – pour d’autres, ce n’était pas le cas. Le chauvinisme canadien-anglais allait redresser la tête, dans toute sa laideur, et il en résulterait un désastre.

    Cet article a été repris dans louisriel.org, 10 janvier 2020, http://www.louisriel.org/ArticleView.php?article_id=84

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                                            RÉCONCILIATION                                                            RÉHABILITATION       

                                                               L’HÉRITAGE DE LOUIS RIEL

    DÉCLARATION DES DROITS DES MÉTIS

    REQUÊTES PRINCIPALES

    1. Le droit d’entrer dans le Canada en qualité de province.

    2. Le droit d’élire et d’envoyer quatre membres au Parlement d’Ottawa.

    3. Le contrôle de leurs propres affaires locales.

    4. Le droit d’utiliser les langues française et anglaise de manière égale dans les écoles et les cours de justice.

    5. Le droit de conserver leurs propres coutumes, traditions, et le mode de vie métis.

    Les Métis veulent que le chemin de fer vienne jusqu'à Winnipeg et que le gouvernement fédéral négocie des traités avec les peuples autochtones de la région.

    En 1869, Louis Riel dirigea un gouvernement provisoire qui adopta une Liste de droits, laquelle respectait les droits autochtones et démocratiques. Le gouvernement canadien accepta cette Liste en tant que base du futur Acte du Manitoba, qui établit la naissance de la province canadienne du Manitoba, le 12 mai 1870.

    LE PÈRE AUTOCHTONE (MÉTIS) DE LA CONFÉDÉRATION DU CANADA

    NOTES

    1. Le 7 décembre 1869, le docteur John Christian Schultz, pharmacien à Winnipeg, membre du parti extrémiste Canada First et ancien directeur du journal The Nor’Westeravait tenté de renverser le gouvernement provisoire avec une quarantaine de partisans. Ils avaient été arrêtés par le futur adjudant-général métis Ambroise-Didyme Lépine et ses hommes, puis emprisonnés au fort Garry.

    2. Donald Smith (1er baron de Strathcona et de Mount Royal ; 1820-1914). Homme d’affaires et homme politique écossais et canadien. Né à Forres, il cumula les fonctions de gouverneur de la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH ; 1889-1914), de président de la Banque de Montréal, et de directeur de la compagnie de chemin de fer Canadian Pacific. Dans les années 1869-1870, les autorités fédérales le dépêchèrent comme émissaire à la colonie de la rivière Rouge, mais il joua un rôle ambigu auprès des Métis, notamment en leur déniant toute promesse d’amnistie à la suite de leur mouvement de résistance. En août 1870, après la dispersion du gouvernement provisoire de Louis Riel, il fut nommé gouverneur intérimaire du Manitoba par le colonel Garnett Wolseley, qui avait commandé la force expéditionnaire contre les révoltés. Il en profita pour lancer un mandat d’arrêt contre Riel. Le 7 novembre 1885, soit neuf jours avant l’exécution de ce dernier, il riva officiellement le dernier crampon de la voie ferrée du Canadian Pacific à Cregellachie (montagnes des Selkirk, future Colombie-Britannique). Élu successivement membre du Conseil exécutif des Territoires du Nord-Ouest, député provincial au Manitoba et député fédéral, il acheva sa carrière comme haut commissionnaire du Canada pour le Royaume-Uni (1896-1914) et conseiller impérial (à partir de 1904). 

    3. La Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH ; Hudson’s Bay Compagny, HBC) fut fondée en 1670 à Londres par deux coureurs de bois français, Pierre-Esprit Radisson et Médard Chouart des Groseillers, pour la traite des fourrures dans la baie d’Hudson (Amérique du Nord). Après la chute de la Nouvelle-France en 1763, elle étendit ses postes de traite vers l’ouest et le nord du futur Canada. Au début des années 1800, elle entra en compétition avec la Compagnie du Nord-Ouest (CNO), originaire de Montréal, puis fusionna en 1821 avec elle sous son propre nom, au terme d’un conflit sanglant. Détentrice pendant près d’un demi-siècle de la plus grande partie du territoire canadien, ce dernier lui fut octroyé officiellement par Londres en 1870, en même temps qu’un droit exclusif de traite des fourrures. Cette cession provoqua la révolte des agriculteurs métis de la colonie de la rivière Rouge, qui fut écrasée dans le sang. Par la suite, les postes de traite devinrent des magasins généraux, puis une chaîne de grands magasins qui existe toujours.

    4. Ces délégués étaient le père Jean-Noël Ritchot, curé de Saint-Norbert, Alfred Scott, employé de la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) et gérant de bar, et John Black, greffier, qui partirent les 23 et 24 mars 1870 pour Ottawa.

    5. La Magna Carta est l’un des documents les plus célèbres de l’histoire de l’Angleterre. Souvent considérée comme la pierre angulaire de la liberté, de la démocratie et du droit anglais, elle a exercé une influence toujours d'actualité dans le monde. Promulguée en 1215, elle apportait une solution pratique à la crise politique profonde du règne du roi Jean sans Terre. Elle énonçait peu de principes juridiques mais imposait pour la première fois à l’autorité royale des restrictions détaillées et écrites en matière de fiscalité, de droits féodaux et de justice. Elle réaffirmait le pouvoir de la pratique coutumière de limiter l’injustice et l’arbitraire royaux. Pour résumer, la Magna Carta a instauré le principe selon lequel le roi n’est pas au-dessus de la loi et doit gouverner en la respectant. (Source : Registre de la Mémoire du monde, Magna Carta promulguée en 1215 – ref. 2009-28 – site Web de l'UNESCO : http://www.unesco.org).

     

     

     

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  • LOUIS RIEL 2020 - « LETTRE OUVERTE À TOUS LES AMIS DE LOUIS RIEL »

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    LETTRE OUVERTE À TOUS LES AMIS DE LOUIS RIEL 

    PAR LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LOUIS RIEL, 29 DÉCEMBRE 2019

    (TRADUIT DE L'ANGLAIS ET ANNOTÉ PAR ISMÈNE TOUSSAINT)

    Les Amis de Louis Riel, hier comme aujourd’hui, viennent d’horizons variés. Ce qu’ils ont en commun, c’est une croyance inébranlable en la cause de la justice d’un peuple qui fut privé de ses droits, déplacé, dont la terre fut volée, la culture réduite, et dont les droits, une fois soit-disant assurés, furent totalement et délibérément violés.
    La Société des Amis de Louis Riel

    Les Amis de Louis Riel sont une société non-partisane qui s’est constituée en 2018 en Colombie-Britannique, afin d’engager les soutiens canadiens et internationaux du chef métis à participer à des discussions et des actions créatives visant à lui donner une place correcte dans l’histoire du Canada. Nous avons une vision à long terme de la réconciliation entre les Blancs et les Autochtones, susceptible de mener à la reconnaissance de Louis Riel comme «Père autochtone (métis) de la Confédération».

    Le leader métis Louis Riel fut un homme politique honorable. En 1992, l’ancien Premier ministre conservateur [de juin 1979 à mars 1980] et ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clarke, présida une session du Parlement canadien et fit passer unanimement une résolution qui  le reconnaissait comme le « fondateur du Manitoba ». Cependant, Louis Riel doit désormais être reconnu comme le  premier « Premier ministre du Manitoba » et le seul « Père autochtone (métis) de la Confédération du Canada ».

    Sur le plan légal, Louis Riel demeure un criminel condamné – un « traître au Canada ». À la lumière du plein engagement du gouvernement canadien (et celui de la Colombie-Britannique) envers la Déclaration des Nations Unies des droits des peuples autochtones1, l’Enquête sur les Femmes et les jeunes filles disparues et assassinées2, et les 94 recommandations de la Commission de vérité et réconciliation des écoles résidentielles3, la question doit être posée : comment mettre en place les idéaux d’inclusion et d’égalité de Riel ? La réponse est la réconciliation – la réconciliation de Louis Riel.

    La Commission de vérité et réconciliation a affirmé à tous les Canadiens que la guérison, la reconnaissance et la disparition des erreurs du passé étaient possibles. La condamnation et l’exécution de Louis Riel « pour haute trahison » par une cour canadienne demeurent un exemple flagrant des injustices canadiennes qui furent perpétrées à l’ère coloniale : la division du Canada par des préjugés raciaux, religieux, régionaux et linguistiques. Les dommages causés par un tel système ont filtré à travers la société canadienne avec les peuples autochtones et les nations qui vivent dans des conditions dignes du tiers-monde, les femmes disparues et assassinées, l’instruction refusée aux jeunes, dont le taux d’incarcération a atteint un niveau alarmant.

    L’année 2020 est l’année du 150e anniversaire de la campagne constitutionnelle de 1869-1870 qui a mené à l’entrée du Territoire du Nord-Ouest et de la Terre de Rupert dans la Confédération canadienne, avec la formation de la province du Manitoba. Ce 150e anniversaire est l’occasion idéale pour les Canadiens de faire appel à notre premier ministre et au Parlement du Canada pour que Louis Riel soit unanimement reconnu, une fois encore, non seulement comme le Père du Manitoba, mais aussi comme le « Père autochtone (métis) du Canada ».

    La Société des Amis de Louis Riel propose à tous de se joindre à sa campagne afin de voir Riel réconcilié – en coordination avec le 150e anniversaire de l’adoption de l’Acte du Manitoba, le 12 mai 2020.

    Meegwetch (salutations) et longue vie à l’indomptable esprit de Louis Riel !

    Cette lettre a été reprise dans louisriel.org, 3 janvier 2020, http://www.louisriel.org/ArticleView.php?article_id=80 

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    NOTES

    1. Au début du mois de décembre 2019, le Canada a annoncé sa décision d'adopter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Il l'avait rejetée le 13 septembre 2007, à l'instar des États-Unis, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, alors que l'Assemblée générale de l'ONU avait voté en sa faveur à la majorité de 143 voix. 

    2. En 2016, au vu du nombre croissant de cas de femmes autochtones disparues et (ou) assassinées  au Canada et sous la pression des nations dont elles étaient issues, le gouvernement fédéral ouvrit une vaste enquête nationale qui dura trois ans. Tandis que l’Association des Femmes autochtones du Canada (AFAC) répertoriait les noms de près de 10 000 femmes disparues et (ou) assassinées depuis les dernières décennies, le rapport d’enquête dénonçait l’inaction de la police, de certains services, et concluait à un véritable « génocide » à l’échelle du pays. Pour plus d’informations, voir le site Web « Enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ». 

    3. Instaurée par le gouvernement fédéral, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a parcouru le pays entre les années 2007 et 2015 pour recueillir les témoignages des Autochtones ayant subi des sévices dans les écoles résidentielles indiennes qui fonctionnèrent entre le XIXe siècle et les années 1980, ainsi que pour faciliter leur réconciliation avec les Blancs. Au mois de juin 2015, elle a rendu un rapport concluant que les Premiers peuples avaient été victimes d'un « génocide  culturel ». Désormais, seul un réengagement important de l'État pour leur permettre un accès à l'égalité des chances peut paver la voie vers une véritable réconciliation. De nombreux articles de presse sur cette question ont été réunis dans le présent site : voir la catégorie « Dossier : Autochtones » en haut à gauche, en page d'accueil. Pour des informations complémentaires, consulter le site Web gouvernemental « Commission de vérité et réconciliation du Canada ».

    Apparues dès le début du XIXe siècle, les écoles résidentielles ou pensionnats autochtones étaient des établissements destinés à scolariser, à évangéliser et à assimiler les enfants amérindiens. En fait, il s'y commit jusque dans les années 1980 un véritable génocide humain et culturel : séparés de leurs familles, confrontés à une langue et à des coutumes étrangères, soumis à une discipline brutale et à de rudes travaux physiques, beaucoup de jeunes Autochtones moururent de malnutrition, de maladies et de mauvais traitements. Notre époque a également recensé de nombreux cas d'abus physiques, sexuels et psychiques, ainsi que des stérilisations forcées, des tortures et des meurtres (découverte de plusieurs charniers d'enfants). On estime à environ 4 134 le nombre des victimes de ces écoles et la plupart des survivants souffrent encore aujourd’hui de séquelles psychologiques. Concernant les 94 recommandations réunies par la Commission de vérité et réconciliation au sujet des écoles résidentielles, voir le document suivant :
    https://nctr.ca/fr/assets/reports/Final%20Reports/Calls_to_Action_French.pdf  

     

     

     

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  • annonce en retard par rapport à la date ,mais publié à la demande D'Ismène Toussaint

    Et puis article surtout destiné aux métis qui viennent sur mon blog et dont la demande avait été faite

    INVITATION : LE 15 NOVEMBRE 2019, HOMMAGE À ABDELILAH RAIS (1963-2019), PEINTRE DES MÉTIS, LORS DE LA VIGILE LOUIS-RIEL À MONTRÉAL

    Louis Riel  

               

    Abdelilah Rais

    La famille Rais (Maroc – Grande-Bretagne)
    Mme Ismène Toussaint, Ph.D., auteure (Québec – France)

    MM. Jacques Binette, conseiller exécutif de la section Louis-Riel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), et
    Stéphane Roy, président de l’Union métisse Est-Ouest

    vous prient de bien vouloir honorer de votre présence l’hommage qui sera rendu dans le cadre de la Vigile Louis-Riel 2019 à

    M. ABDELILAH RAIS
    (1963-2019)
    Artiste-peintre
    Créateur du tableau PAXNICA dédié aux Métis

    le 15 novembre 2019, à 19h, à la paroisse Saint-Marcel, 1630 rue Saint-Jean-Baptiste, quartier Pointe aux Trembles, à Montréal.

    Alors qu’il était en pleine ascension artistique, le peintre Abdelilah Rais a été brutalement arraché à sa passion et à notre affection le 26 juillet dernier. D’origine marocaine, il avait exposé régulièrement dans son pays et en Europe avant de se lancer à la conquête des États-Unis et du Canada. Québécois de cœur, il vivait depuis trois ans entre Casablanca et Montréal, où des galeries l'avaient accueilli à six reprises en 2018. 

    Se définissant comme un artiste « figuratif abstrait », il se voulait le « miroir » de l’humanité, qu'il a restituée simultanément dans sa grandiosité et sa folie par le biais d’une multiplicité de visages, de formes, de corps et de foules. Doté d’un don de « seconde vue » comme l’écrivain Honoré de Balzac, visionnaire même, il peignait aussi les âmes : leurs couleurs éclatantes, oniriques et fantastiques nous donnent un avant-goût d'éternité.

    Admirateur de Louis Riel (1844-1885), Abdelilah Rais avait consacré l'année dernière une toile de quatre mètres par deux aux Métis : il les avait représentés sous la forme d’une grande famille baignant dans la paix, l’harmonie et le bonheur. Allégorie à la fois de l’âge d’or primordial et de la finalité poursuivie par ceux-ci – leur reconnaissance officielle par leur propre pays –, PAXNICA incarne l’Infini, le symbole du peuple qu’on peut détruire, mais qui se reformera toujours. Ce tableau avait été dévoilé le 19 novembre 2018 à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, à l’occasion de la création et de la remise du Prix littéraire Ismène-Toussaint par l’Assemblée des Patriotes de l’Amérique Française (APAF).

    La commémoration de l’artiste sera précédée d’une conférence de M. Jacques Binette sur « Riel, le père, Riel, le fils », de la remise du Prix social Jean-Saint-Amour au militant Marc de Repentigny ; et suivie d’une présentation de feu le peintre/plasticien métis québécois Claude Poitevin, ancien membre de la section Louis-Riel, par  Mme Christiane Jasmin, vice-présidente de la même section.

    Annonce reprise dans ismenetoussaint.ca, 13 novembre 2019, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=1177 ; dans ismenetoussaint.com, même date, http://www.ismenetoussaint.com/ArticleView.php?article_id=396

     
    PAXNICA

    TABLEAU D'ABDELILAH RAIS DÉDIÉ AUX MÉTIS

    (EXPOSÉ LE 19 NOVEMBRE 2018, LORS DE LA CRÉATION ET REMISE DU PRIX LITTÉRAIRE ISMÈNE-TOUSSAINT À LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL)

    Pour un complément d'informations, voir entre autres les articles d'Ismène Toussaint : 

    « Paxnica », le paradis des Métis : Une œuvre majeure signée Abdelilah Rais illustre la prophétie de Louis Riel (1844-1885), « Mon peuple dormira pendant cent ans et lorsqu'il se réveillera, ce sont les artistes qui le mèneront », 25 janvier 2019,
    http://ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=1158

    « Abdelilah Rais, miroir de l'humanité et visionnaire de l'éternité – Exposition de peinture « Le regard de l'autre » du 3 au 26 mai 2018 au Centre culturel marocain de Montréal »,  15 août 2018,
    http://www.ismenetoussaint.com/ArticleView.php?article_id=352

    « 26 juillet 2019 : Le petit prince des couleurs n'est plus... Le peintre Abdelilah Rais a rejoint « Paxnica », le paradis des Métis », 25 août 2019, http://ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=1174

    Entrevue d'Abdelilah Rais à l'émission « Arts et Lettres » animée par Kamal Benkirane, Ici-Télévision, Montréal, novembre 2018-février 2019, https://www.youtube.com/watch?v=9b0tPg-FtXA

     

     

     

    © Ismène Toussaint -
    Section Louis-Riel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal -


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  • 15 NOVEMBRE 2019 : VIGILE ANNUELLE LOUIS-RIEL - VENEZ DÉCOUVRIR « RIEL, LE PÈRE, RIEL, LE FILS », LORS D'UNE CONFÉRENCE DE M. JACQUES BINETTE, CONSEILLER EXÉCUTIF DE LA SECTION LOUIS-RIEL DE LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL


     Jean Riel, fils de Louis Riel (1882-1908)
    © Centre du Patrimoine de Saint-Boniface - Les Éditions du Blé

    INVITATION

    à la Vigile Louis-Riel 2019 de la section Louis-Riel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM)

    Vendredi, 15 novembre 2019

    À 19 heures

    À la salle de la paroisse Saint-Marcel, 1630, rue Saint-Jean-Baptiste, quartier Pointe-aux-Trembles, à Montréal, H1B 4A4,

    Conférence donnée

    par M. Jacques Binette :

    RIEL, LE PÈRE
    RIEL, LE FILS

    M. Jacques Binette, conseiller de l'exécutif de la section Louis-Riel, amoureux de l'histoire du Québec et défenseur de l'indépendance et du français, présentera l'histoire méconnue du fils de Louis Riel, Jean Riel, qui a connu une vie difficile en raison du poids du nom de famille de son illustre père.

    De plus,

    Cette soirée sera l'occasion de remettre le prix Jean-Saint-Amour à M. Marc de Repentigny, habitant d'Anjou (Montréal) et militant indépendantiste depuis des décennies.  Le prix Jean-Saint-Amour est remis annuellement à une personne qui travaille inlassablement pour la cause du Québec, de sa langue et de son indépendance.

    Cette soirée sera également l'occasion de rendre un hommage à M. Abdelilah Rais, artiste récemment décédé, par la lecture d'un article écrit par Ismène Toussaint en souvenir de son ami peintre/plasticien et photographe.

    Cette soirée sera enfin l'occasion de rappeler à notre mémoire feu Claude Poitevin, membre de notre section, peintre, sculpteur et poète, lors d'une présentation de Mme Christiane Jasmin, vice-présidente de la section Louis-Riel.

    Entrée gratuite.
    Bienvenue à tous et à toutes, membres ou non membres.
    Il est préférable de s'inscrire à l'avance en communiquant à l'adresse électronique suivante : citoyen_binette@hotmail.com 

    Jacques Binette

    Annonce reprise dans ismenetoussaint.com, 10 novembre 2019, http://www.ismenetoussaint.com/ArticleView.php?article_id=395 ; dans louisriel.org, même date, http://www.louisriel.org/ArticleView.php?article_id=73

     

     

    © Jacques Binette - Section Louis-Riel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) -

     

     


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  • Pour ceux qui ne sont pas inscrits à la newsletter ( inscrivez vous ), je note ici l'article d'Ismène Toussaint mais vous pouvez aussi allez sur son site ► ismenetoussaint.

     

    2 AOÛT 2019 : « LA RECONNAISSANCE DES MÉTIS À L’EST DE L’OUTAOUAIS, QU’UNE QUESTION DE TEMPS », UN BILLET DE RUSSEL AURORE-BOUCHARD, HISTORIENNE MÉTISSE (CHICOUTIMI, SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN, QUÉBEC)

    Russel-Aurore Bouchard 
    © Dixquatre.com

    LA RECONNAISSANCE DES MÉTIS À L’EST DE L’OUTAOUAIS, QU’UNE QUESTION DE TEMPS

    PAR RUSSEL-AURORE BOUCHARD1, HISTORIENNE MÉTISSE

    Pour les dizaines de milliers de Métis placés dans l’attente d’une reconnaissance officielle de l’État canadien, ne vous découragez pas. Nul n’a le pouvoir et la capacité d’éteindre notre caractère identitaire et notre fierté d’être ce que nous sommes. Nous sommes une réalité bien en chair et en os, nos ancêtres ont peuplé et construit ce continent et, tôt ou tard, le fait sera accompli. Au pied du gibet de l’intolérance, Louis Riel l’avait compris, pressenti et annoncé. Nous appartenons à l’histoire et l’histoire qui s’écrit en prend bien note. Les Métis et le fait de civilisation auquel ils sont liés sont du reste la seule issue possible de tous les peuples autochtones de l’Amerique du Nord quels qu’ils soient.

    Pour l’heure, le jugement Powley emprisonne la définition d’une communauté métisse dans les critères de définition d’une communauté indienne, elle-même emprisonnée dans ce qui est la « réserve ». Il m’a fallu plus de trente ans de recherche pour le comprendre. Et j’ai entrepris de l’expliquer plus intensément dans mes deux derniers livres consacrés à la communauté métisse de la Borealie québécoise, dont Naissance d’une nouvelle humanité au cœur du Québec » et Otipemisiwak. Tant qu’on ne sortira pas de ce carcan idéologique tissé par l’État fédéral et par la Cour suprême du Canada, de Delgamuuk à Powley, on sera écarté. À cet égard, la Cour suprême répond aux préoccupations politiques de ses maîtres et se détourne de sa mission de rendre justice.

    Mais tout ça n’est qu’une question de temps. Tant que nous combattrons pour le respect, la dignité et la reconnaissance de ce que nous sommes, tant que nous parlerons de nous et entre nous, nous vivons dans l’histoire et dans les faits.

    NOTE

    1. Né homme à Chicoutimi (Saguenay-Lac-Saint-Jean, Québec), ce n'est qu'en 2007 que l'historien Russel Bouchard osera affirmer publiquement son identité féminine, son « être aux deux esprits » - pour reprendre sa propre expression -, sous le nom de « Russel-Aurore ». Titulaire d'une maîtrise en histoire, cette Métisse écossaise, montagnaise et québécoise, a exercé les professions d'armurière et de conservatrice de musée avant de se consacrer pleinement à l'écriture. Polémiste inspirée par Voltaire, elle s'est fait connaître dans les médias et par le biais de ses blogues, Le Peuple métis de la Boréalie et Les Délires d'Akakia pour ses prises de position tranchées sur les sujets qui fâchent. Avant tout défenseure de ses compatriotes, elle est  l'auteure d'une œuvre colossale portant sur sa région (La vie quotidienne à Chicoutimi au temps des fondateurs, 5 vol., 1994-2016 ; Chroniques d'histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, 3 vol., 2011-2015) et sur les Métis : La Communauté métisse de Chicoutimi : fondements historiques et culturels (2005) ; Le Peuple métis de la Boréalie : un épiphénomène de civilisation (2006) ; La longue marche du Peuple oublié/Ethnogenèse et spectre culturel du Peuple métis de la Boréalie (2006) ; Quand l'Ours métis sort de sa ouâche (2007) ; Les Dits des Métis de la Boréalie - Évocation des textes fondateurs (2008) ; Naissance d'une nouvelle humanité au cœur du Québec (2013) ; Otipemisiwak : Ils ont inventé l'Amérique (2016) ; La Piste des Larmes - Un Canadien français témoin du génocide des Indiens des Grandes Plaines (2017). Pour une bibliographie exhaustive, consulter le site Wikipédia (Note d'I.T.) 

     

     

    © Russel-Aurore Bouchard

     

     


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  • LES BOIS BRÛLÉS

    Les Bois-Brûlés formaient une communauté humaine constituée de Métis issus de l'union d'Amérindiens et de Canadiens-français au cours du XIXe siècle installés sur le territoire qui constitua par la suite les futures provinces du Manitoba et de la Saskatchewan, au Canada. 
    Les trappeurs, coureurs des bois et colons canadiens-français qui émigrèrent vers les nouvelles contrées de l'Ouest Canadien, s'unirent aux membres des diverses tribus amérindiennes et donnèrent naissance à une génération nouvelle dénommée dès le XVIIIe siècle "Sang mêlé" et qui reçut, le siècle suivant le surnom de "Bois-brûlé", à cause de la couleur de leur peau. Plus tard, vers le milieu du XIXe siècle, ils s'appelleront "Métis". Depuis la fin du XXe siècle ils forment ce qui est de nos jours appelée: La Nation Métis. 
    Les principaux chefs des Bois-Brûlés furent Louis Riel père et fils. Ils possédaient tous les deux la double nationalité Américaine et Canadienne.

    article repris de Mato Sapa

     


     Métis le long de la rivière Rouge
     

    Territoire de la Nation des Bois-Brûlés

    La Nation métisse des Bois-Brûlés s'était installée le long de la rivière Rouge, autour de Saint-Boniface et Winnipeg, du côté de la rivière Qu'Appelle ainsi qu'autour du lac Athabasca à la limite des provinces de la Saskatchewan et de l'Alberta. Jusqu'en 1870, la Nation des Bois-Brûlés prospérèrent et cette population métisse se développa avec la création de villages. Les distractions sont multiples et la chasse aux bisons bat son plein jusque dans les grandes plaines du Dakota. Les Bois-Brûlés habitaient toutefois la région des Grands Lacs vers les années 1830 également, comme le mentionne Alexis de Tocqueville dans son récit "Quinze jours au désert" ( "qui êtes-vous donc, lui dis-je? vous parlez français, et vous avez l'air d'un Indien? Il me répondit qu'il était un Bois-Brûlé, c'est-à-dire le fils d'un Canadien et d'une Indienne " )

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  • cet article à été envoyé aux inscrits à la newsletter mais je le reporte aussi ici car il concerne aussi les femmes métis Autochtones et puis aussi parce que Ismène fait partie de mes amis (es) croisés sur internet et j'en suis fier 

    L’AUTEURE ISMÈNE TOUSSAINT HONORÉE DANS UN OUVRAGE D'ALEXANDRIA ANTHONY ÉCRIT EN MÉMOIRE DES FEMMES AUTOCHTONES DISPARUES ET ASSASSINÉES : « SACRED INDIGENOUS/METIS WOMEN » (FEMMES AUTOCHTONES MÉTISSES SACRÉES ; MULES OF THE LORD PUBLISHER, 2019)

    L’auteure ISMÈNE TOUSSAINT honorée dans un ouvrage D'ALEXANDRIA ANTHONY

    © Mules of the Lord Publisher - Alexandria Anthony -

    ALEXANDRIA ANTHONY PUBLIE UN OUVRAGE EN L’HONNEUR DES FEMMES AUTOCHTONES DISPARUES ET ASSASSINÉES :

    SACRED INDIGENOUS/METIS WOMEN 
    (MULES OF THE LORD PUBLISHER, 2019) 

    PAR ÉRIC CARTIER (COMMUNICATEUR, MONTRÉAL) 
     RÉVISION : ISMÈNE TOUSSAINT

    Toutes les femmes sont sacrées.
    Alexandria Anthony

    Le 28 juin 2019 – L’auteure canadienne française et métisse d’adoption Ismène Toussaint a eu toute une surprise au printemps dernier en découvrant qu’elle figurait dans l’ouvrage d’Alexandria Anthony1, Sacred Indigenous/Metis Women (Femmes autochtones métisses sacrées ; Mules of the Lord Publisher, Manitoba, 2019), parmi une vingtaine de portraits de femmes ayant joué un rôle important dans l’histoire métisse.

    Écrit en hommage aux milliers de femmes autochtones2 qui ont disparu et (ou) été assassinées au Canada au cours des dernières décennies, ce livre éducatif à colorier – dont le produit des ventes sera versé à la cause des victimes (Missing and Murdered Indigenous Women, MMIW) – poursuit un double objectif : sensibiliser les jeunes et les moins jeunes à une tragédie qui se perpétue dans la relative indifférence de la population blanche ; dénoncer un fléau qui, malgré l’ouverture en 2016 d’une Enquête nationale de trois années, est insuffisamment pris en considération par les pouvoirs publics, alors qu’il exigerait, selon l’historienne, «l’effort collectif des gouvernements, des organisations et des individus» pour être endigué.

    Pour la descendante de Cuthbert Grant3, fondateur de la Nation Métisse politique dans l’Ouest (1816), et leader des Métis écossais contemporains, ce drame indigne d’un pays tel que le Canada puise ses racines dans l’Acte des Indiens de 1876 (1850-1851 pour le Québec) : en contraignant les Premiers peuples à s’établir dans des réserves, il a en effet ôté à ces derniers « tout contrôle sur leur vie ». Placées désormais sous la domination du chef de famille et forcées d’adopter le système de valeurs des colons (comportement codifié, sexualité réglementée, divorce interdit, etc.), les femmes autochtones ont perdu leur liberté, leur force mentale, spirituelle, et leur rôle, lequel consistait non seulement à entretenir le foyer et à élever les enfants, mais aussi à guérir les malades, à transmettre leurs connaissances aux jeunes filles, et à découper et conserver le gibier chassé par les hommes. La position de vulnérabilité et l’extrême marginalisation dans lesquelles elles se sont retrouvées en ont fait par conséquent les victimes toutes désignées des viols, de la prostitution, du kidnapping, du trafic humain et des assassinats. Cependant, la magistrature canadienne continue à percevoir la violence et les problèmes sociaux sévissant chez les Autochtones comme un « phénomène naturel »...

    L’auteure ISMÈNE TOUSSAINT honorée dans un ouvrage D'ALEXANDRIA ANTHONY


    L’étudiante Tina Fontaine était une amie d’Ismène Toussaint. En 2014, elle fut violée, étranglée et jetée dans la rivière Rouge, à Winnipeg (Manitoba). Bien qu’elle soit devenue depuis un symbole national pour les femmes autochtones, son présumé assassin a été libéré.

    L’Association des Femmes Autochtones du Canada (Native Women’s Association in Canada, NWAC) a répertorié les noms de près de 10 000 femmes disparues et (ou) assassinées depuis les quatre dernières décennies. Encore est-on loin du compte… S’y sont ajoutés ceux de 130 nouvelles victimes depuis le début de l’Enquête nationale. Au point qu'au terme de celle-ci, les Autochtones n’ont pas craint de qualifier cette terrible situation de « génocide » : une accusation qui a secoué le pays tout entier, attisant les polémiques et attirant sur le gouvernement les foudres de plusieurs médias et organismes étrangers.

    Accompagné de photographies, de dessins signés Preacher Timothy et de reproductions d’éléments de la culture métisse à colorier (chevaux, charrettes de la rivière Rouge, violons, etc.), l'ouvrage d'Alexandria Anthony, de belle facture, facile à lire et aussi émouvant qu’instructif, est divisé en quatre parties.

    Dans la première, l’auteure recense les Femmes historiques autochtones métisses, au nombre  desquelles les « femmes de Louis Riel » : sa grand-mère maternelle, Marie-Anne Gaboury (épouse Lagimodière), dont on dit qu’elle fut, au XVIIIe siècle, la première pionnière « blanche » du Bas-Canada dans l’Ouest ; sa mère, Julie Lagimodière-Riel ; sa sœur, Sarah Riel, religieuse missionnaire en Saskatchewan ; et son épouse, Marguerite Monet-Belhumeur, qui, dans les années 1884-1885, l’accompagna dans sa tragique résistance aux autorités politiques et militaires en Saskatchewan. On y fait aussi la connaissance des aïeules d’Alexandria Anthony : Marie McGillis, femme de Cuthbert Grant, et leur fille Maria Rose Grant (épouse Gariépy puis Breland), qui donnèrent toutes deux naissance à une impressionnante lignée de Grant. On y rencontre également Mikak, la première Inuk à avoir voyagé en Europe au XVIIIe siècle, et qui servit d’intermédiaire entre les colons blancs et les marchands de fourrures amérindiens au Labrador ; Madeleine Wilkie, qui partagea avec son mari, Gabriel Dumont, les affres de la bataille de Batoche (Saskatchewan), en  1885 ;  la poète E. Pauline Johnson, qui, entre la fin du XIXe siècle et le début du suivant, célébra sur scène son héritage autochtone ; ou encore Kenojuak Ashevak, pionnière de l’art Inuit.

    La seconde partie met en relief les Femmes autochtones métisses ayant eu un impact sur nos contemporains : Jody Wilson-Raybould, avocate et ancienne ministre fédérale de la Justice ; l’actrice Tantoo Cardinal ; la violoneuse Sierra Noble ; Charlene Hancox, défenseure du Vieux Moulin des Grant (Grant Old’s Mill), à Winnipeg (Manitoba) ; la Sage Thérèse Lizotte, artisane et poète ; aussi l’auteure Ismène Toussaint, cofondatrice du mouvement d’Union métisse Est-Ouest (voir son portrait en note 4).

    Dans la troisième partie, intitulée En mémoire des femmes autochtones assassinées,l’historienne a tenu à rendre hommage à trois de ces martyres : Annie Yassie, Helen Betty Osborne et Anie Mae Aquash, jeunes filles respectivement disparue et assassinées dans les années 1970.

    Dans la quatrième partie, Considérations finales de l'auteure, elle affirme que les grandes figures de femmes autochtones devraient occuper dans l’histoire du pays une place égale à celle de leurs homologues canadiennes. De même espère-t-elle que son ouvrage permettra à de nombreux lecteurs de prendre conscience que la vie des femmes autochtones, quelles qu’elles soient, est aussi précieuse que celle de toutes les autres femmes. Et que la lutte contre leur disparition et leur assassinat constitue un véritable impératif national. En conséquence, elle encourage vivement toute personne témoin d’un meurtre à rapporter les faits à la gendarmerie, même de manière anonyme, ou à l'adresse courriel suivante : metiswarrior@gmail.com

    Pour commander l’ouvrage, dont une version enrichie vient déjà de paraître, veuillez consulter le site Metis Warriors,  http://www.metiswarrior.com – L’auteure est joignable par le biais des pages Facebook « Alexandria Anthony » et « Metis Warriors ».

     

    L’auteure ISMÈNE TOUSSAINT honorée dans un ouvrage D'ALEXANDRIA ANTHONY

     
    Alexandria Anthony

    NOTES

    1. Originaire de Selkirk (Manitoba), Alexandria Anthony (née Horyski) est l’arrière-arrière-arrière-petite-nièce de Cuthbert Grant, fondateur de la Nation métisse politique dans l’Ouest (1816). Elle a effectué une carrière dans la finance. En 2010, elle procède au réveil des Métis écossais sous la bannière de son ancêtre que, selon son expression, elle « déterre des sables de l’oubli dans lesquels l’histoire canadienne officielle l’avait enfoui ». Elle lui rend ses lettres de noblesse en organisant notamment de nombreux événements historiques et culturels au Vieux Moulin des Grant (Grant’s Old Mill), à Winnipeg, et deux ans plus tard, fonde le Clan Siol Cudbright sous le parrainage du 33e chef du Clan Grant d’Écosse, Sir James Grant, Lord Strathpey. Parallèlement, elle devient l’une des personnalités-phares du mouvement d’Union métisse Est-Ouest cofondé par l’auteure Ismène Toussaint en 2005. En 2018, elle crée avec son mari Timothy Anthony le groupe Metis Warriors (Les Guerriers métis), dont la vocation est de dénoncer toutes les formes d’abus, de corruption et de mensonges historiques régnant dans la Nation métisse (voir leurs vidéos dans le site Youtube). Elle est également l’auteure de plusieurs ouvrages historiques, dont Cuthbert Grant Jr – A Metis visionary(Cuthbert Grant fils, un visionnaire métis), The Seed of a Metis Warrior planted in the Colony of Jamestown (Une graine de guerrier métis plantée dans la colonie de Jamestown), Rumblings of Tyranny within the Metis Nation (Grondements de tyrannie au sein de la Nation métisse) ; de livres à colorier, et d’une série éducative mettant en scène l’amusant Bannock Boy (Le garçon Banique), inspiré du pain banique que confectionnent les Autochtones. Voir le site Metis Warriors, http://www.metiswarrior.com

    2. Rappelons que le terme « Autochtone » englobe « les Premières Nations, les Métis et les Inuit », selon l’article 35 de la Constitution canadienne de 1982.

    3. Voir la rubrique « Dossiers - Cuthbert Grant » située en haut à gauche de ce site, et en particulier l’article d’Ismène Toussaint intitulé «Cuthbert Grant, le Bison-tempête, fondateur de la Nation Métisse», 1er novembre 2012, ► http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=834 De nombreux articles ont été également consacrés à Alexandria Anthony.

    4. L’auteure la présente ainsi :
    « Ismène Toussaint, docteure ès lettres, est née en Bretagne, région originelle d’une partie de la famille de Louis Riel. Elle a vécu parmi les Métis du Manitoba et du Québec. Chroniqueuse et auteure, elle a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire franco-canadienne, notamment Louis Riel, le Bison de cristal (2000), Louis Riel, Journaux de guerre et de prison, suivis de Chronologie métisse 1604-2006(2005),  Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (avec Denis Combet, 2009), et Louis Riel et le Québec (en préparation). Elle a également écrit des centaines d’articles sur Louis Riel et la cause métisse contemporaine. Quelques-uns d’entre eux figurent dans L’Encyclopédie canadienne.

    Le 8 mai 2005, elle a cofondé le mouvement d’Union métisse Est-Ouest dans l’esprit de Louis Riel, qui a permis aux Métis du Manitoba, du Québec et des Provinces Maritimes de se retrouver après 120 ans d’injustices.

    Le 8 mai 2007, elle a cosigné l’Acte d’Union métisse Est-Ouest qui déclare que les Métis forment « un seul peuple, fraternel, uni et indivisible, d’une extrémité à l’autre du continent ». Depuis 2005, son adoption par les Métis a été confirmée à plusieurs reprises. Jusqu’en 2011, elle a œuvré continuellement en partenariat avec des organismes métis, participant à des émissions de télévision et de radio, aidant les Métis et représentant ceux-ci dans des événements.

    La même année, elle a reçu le grade honorifique de major à Ottawa de l’Association des Vétérans et membres actifs autochtones du Canada (Canadian Aboriginal Veterans and Service Members Association), « pour services exceptionnels rendus à la Nation métisse ». Elle publie actuellement une trilogie romanesque intitulée La maîtresse d’école (Les Éditeurs Réunis, 2015, 2016, 2019), dans laquelle apparaissent des personnages métis. En 2018, un prix littéraire national a été créé en son nom au Québec. Site Web : http://www.ismenetoussaint.ca » 

     

     

     

    © Éric Cartier – 
    Ismène Toussaint  

     

     


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  •  info du site d'Ismène Toussaint 

    TROIS PROFESSEURS PUBLIENT « LES BOIS-BRÛLÉS DE L'OUTAOUAIS - UNE ÉTUDE ETHNOCULTURELLE DES MÉTIS DE LA GATINEAU » (PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC)

    Trois professeurs publient « LES BOIS-BRÛLÉS DE L'OUTAOUAIS

    © PUL

    Les Métis ont longtemps été cantonnés à l’Ouest du Canada dans l’imaginaire collectif. 

    La question demeure d’actualité selon le refus de certains de reconnaître la présence historique de Métis au Québec. Dans Bois-Brûlés, il est proposé que les Métis émergent plutôt au sein d’une diaspora formée de nombreuses communautés se trouvant sur l’entièreté du territoire couvert par les empires de la fourrure. Cette étude de la communauté métisse de la vallée de la Gatineau ouvre un nouveau pan de l’historiographie métisse et québécoise, en y intégrant la région de l’Outaouais.

    Cet ouvrage documente l’histoire d’une collectivité métisse longtemps occultée, en rassemblant une quantité impressionnante de données archivistiques et orales inédites. En adoptant une approche comparative, les trois auteurs combinent leur expertise en anthropologie, en sciences juridiques et en histoire. Ils présentent ainsi l’expérience identitaire des Métis de la vallée de la Gatineau, depuis le tournant du 19e siècle jusqu’à nos jours. À travers deux siècles d’histoire, Bois-Brûlés nous enjoint à repenser l’autochtonie métisse au Québec.

    Auteurs : Sébastien Malette, Michel Bouchard, Guillaume Marcotte - 

    Éditeur : Presses de l'Université Laval, Québec - 304 pages - 35$ -

    NOTES

    Sébastien Malette. Expert métis en droit autochtone canadien, il est professeur agrégé au Département de droit et d'études légales de l’Université Carleton (Ontario). Spécialiste des enjeux identitaires autochtones et des questions métisses au Canada, explorant en particulier la notion de «violence latérale», il a coécrit avec Michel Bouchard Songs Upon the Rivers. The Buried History of the French-Speaking Canadiens and Metis from the Great Lakes and the Mississippi across to the Pacific (Chants sur les rivières - L'histoire enterrée des Canadiens et des Métis de langue française des Grands Lacs et du Mississipi jusqu'au Pacifique ; Éditions Baraka Books, Montréal, 2016). Il est également l’auteur, avec Guillaume Marcotte, d'une étude importante,  Marie-Louise: Protector of Louis Riel (Marie-Louise Riel, protectrice de Louis Riel), parue dans Media Tropes, no 7, volume 1, en 2017 (disponible sur Internet).

    Michel Bouchard. Professeur titulaire au Département d’anthropologie de l’Université du Nord de la Colombie-Britannique (UNBC), il est spécialiste des questions de l’ethnogenèse et des enjeux nationaux et ethniques. Ses travaux portent non seulement sur l’Amérique du Nord et les communautés de langue française, présentes et historiques, mais aussi sur les origines de l’idée de nation au Moyen Âge, plus précisément en Russie. Il a été président de la Société canadienne d’anthropologie (CASCA) entre 2013 et 2016. Il est également l'auteur, avec Sébastien Malette, de Songs Upon the Rivers - The Buried History of the French-Speaking Canadiens and Métis from the Great Lakes and the Mississippi across to the Pacific (Chants sur les rivières - L'histoire enterrée des Canadiens et des Métis de langue française des Grands Lacs et du Mississipi jusqu'au Pacifique ; Éditions Baraka Books, Montréal, 2016).

    Guillaume Marcotte. Titulaire d'une maîtrise en histoire, cet universitaire métis s’intéresse depuis une douzaine d’années aux archives des compagnies de  traite des fourrures, ainsi qu’aux écrits missionnaires du 19e siècle.  En 2017, il a publié  Les francophones et la traite des fourrures du Grand Témiscamingue (Éditions GID, Québec), en plus de quelques articles sur les Métis de l’Outaouais parus dans Rabaska, revue d’ethnologie d’Amérique française ; et Recherches amérindiennes au Québec). Son mémoire de maîtrise, effectué dans le cadre de l'Université de Saint-Boniface (USB) et de l'Université du Manitoba (UDM), porte sur Les gens libres dans la traite des fourrures entre la Baie-James et Montréal au 19e siècle. 

     

    © Presses de l'Université Laval

     

     


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  • Statue de Louis Riel, par Miguel Joyal, à Saint-Boniface (Manitoba)

     

    La section Louis-Riel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) vous invite à la Vigile Louis-Riel, qui se tiendra vendredi 16 novembre 2018, de 18 h à 20 h 30, 82 rue Sherbrooke Ouest (métro Place-des-Arts), sur le thème 

    CE QUE LOUIS RIEL A APPORTÉ DANS MA VIE

    Plusieurs  personnes viendront témoigner de l’importance  de Louis Riel dans leur vie. Comment  l’ont-ils connu ?  Riel a-t-il amené un engagement  plus militant dans leur vie ? Pourquoi les luttes menées par Riel, il y a plus de cent ans sont-elles toujours pertinentes aujourd’hui ? 
    Il y aura des témoignages de l'auteure Ismène Toussaint, 
    de Jacques Binette, de Daniel Gingras, de Claude Poitevin, de Luc Mercier, de Marius Minier, et de Christiane Jasmin. Une vidéo sera tournée sur place.

    Inscription obligatoire au 514-526-6483 ou auprès de M. Jacques Binette, au citoyen_binette@hotmail.com

    Gratuit pour les membres en règle de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Un léger buffet sera servi sur place.

     

     

    © Jacques Binette

    du site d'Ismène Toussaint 

     

     

     


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  • du site d'Ismène Toussaint ▼

    19 NOVEMBRE 2018 : CRÉATION ET REMISE DU PRIX LITTÉRAIRE

    82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, État du Québec H2X 1X3

    Composition du Directoire :

    Yves Saint-Denis, président, saintdenis@sympatico.ca         
    Jean Jolicœur, vice-président, jean@jolicœur.ca 
    Éva Boyer, trésorière, therese.eva.boyer@gmail.com          

    Gérard Héroux, directeur, hérouxgg@videotron.ca
    Bernard Longpré, directeur, bernard.longpre@hotmail.com  

    Daniel Gingras, directeur, daniel.gingras.dg90@gmail.com

    L’Assemblée des Patriotes de l’Amérique Française (APAF) vous prie de bien vouloir honorer de votre présence le lancement et la remise du

    PRIX LITTÉRAIRE ISMÈNE-TOUSSAINT

    qui se déroulera le lundi 19 novembre 2018, à 18h30, à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), 82, Sherbrooke Ouest, à Montréal (métro Place-des-Arts).

    L’Assemblée des Patriotes de l’Amérique Française (APAF), vouée à l’histoire nationale, a annoncé le 16 avril 2018 la création du Prix littéraire Ismène-Toussaint, une distinction qui récompense un écrivain ou une écrivaine s’illustrant sous le double volet de l'essai et du roman historique.  Le président de l'APAF, Yves Saint-Denis, lui-même docteur en lettres françaises, a déclaré : « Nous avons créé et remis plusieurs prix au cours de la dernière décennie, tels les Grands Prix Honoré-Mercier, Raymond-Barbeau, Jos-Montferrand et Jacques-Viger. Nous songions aussi à un prix littéraire en symbiose avec l'histoire.  Or, le choix de  l'essayiste et romancière Ismène Toussaint s'est imposé à notre esprit, tant ses  écrits correspondaient à notre idée, à la fois par la profondeur de la recherche et le style hautement littéraire.  C'est toute l'œuvre de l'écrivaine qui loge à l'enseigne de l'excellence ».

    D’origine française, Ismène Toussaint a complété au Manitoba une thèse de doctorat de lettres sur Gabrielle Roy. Journaliste, historienne, conférencière, collaboratrice à L’Encyclopédie du Canada, elle nous a légué trois ouvrages sur cette romancière : Les Chemins secrets de Gabrielle Roy – Témoins d’occasions ; Les Chemins retrouvés de Gabrielle Roy – Témoins d’occasions au Québec ;  Gabrielle Roy et le nationalisme québécois ; trois autres sur le célèbre chef des Métis : Louis Riel, le bison de cristal ; Louis Riel, Journaux de guerre et de prison suivis de chronologie de l’histoire des Métis canadiens français de l’Ouest (1604-2006) ; le troisième est encore inédit ; un livre sur le bras-droit du même Riel, Gabriel Dumont : Souvenirs d’un immortel de l’Ouest ; une traduction du roman de Conan Doyle Les Réfugiés. Son essai, La littérature d’expression française dans l’Ouest canadien – Trois siècles d’écriture, lui a valu le Prix André-Laurendeau, et les deux premiers tomes de son roman, La Maîtresse d’école, qui mettent en scène la jeune enseignante Gabrielle Roy, se sont classés parmi les meilleures ventes d’ouvrages. Souvent considérée comme la fille spirituelle de Louis Riel, Ismène a aussi cofondé en 2005 l’Union métisse Est-Ouest, un mouvement pancanadien ayant contribué au réveil de ses compatriotes brisés par plus d’un siècle d’injustices.

    Le nom de l'écrivain(e) choisi(e) comme récipiendaire sera connu bientôt.  Le Prix littéraire Ismène-Toussaint sera décerné chaque année par l’Assemblée des Patriotes de l’Amérique Française. Le (la) lauréat(e) devra s’être distingué(e) par le raffinement de son écriture, son sens de la couleur et de la description, son intérêt pour l’histoire, passée ou contemporaine, et sa sensibilité aux êtres désavantagés de la société.

    Contact et informations : Yves Saint-Denis, courriel : saintdenis@sympatico.ca – Tel : 613-632-7576.

     

    © Assemblée des Patriotes de l'Amérique Française

     

     


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  • Les Métis avaient trois différents types de vestes ou manteaux : une « capote», une veste de daim, et un manteau de la rivière Rouge. 

    -Le manteau de la rivière Rouge était confectionné avec des peaux d'animaux, et avait été adopté à partir d'une conception crie. (Cree) 
    Sa conception provenait d’une influence européenne, notamment pour sa coupe. On retrouvait ensuite le perlage, les motifs floraux, les piquants de porc-épic, et la broderie. 

    -La Capote ou «Capot Craint-rien» était une veste de laine descendant au genou avec une capuche. Elle était faite d’une seule couverture HBC (voir plus bas), et était le plus souvent ceinturée autour de la taille avec une ceinture métisse tissée aux doigts. (Sash = ceinture) 
    (NOTA : Depuis largement plus de deux siècles, la couverture à points (à rayures multicolores) de la Compagnie de la Baie d'Hudson est un produit emblématique, au Canada et ailleurs dans le monde). (HBC = Hudson Bay Company).

    -La veste « Buckskin » était une veste de daim, fabriquée à partir de peau de daim ou de peau d'orignal, et elle avait souvent élaborée avec des franges et des perles. 
    Par exemple c’était la veste manteau que les Métis portaient à cheval. C’étaient également les principaux articles Métis de commerce au Canada et en Europe. 
    Elles étaient souvent faites de peau d'orignal, et étaient décorées de piquants de porc-épic, des plumes d'oiseaux, de perles de verre, du fil et de la peinture de couleur. (On retrouve ce type de veste parfois encore en Europe, peut être dans certains Musées.

    - Les gilets métis étaient fabriqués à partir de peau de wapitis ou avec un tissu de velours (acquis par le commerce) et décorés avec des perles de verre, des boutons en plastique( ?) (Plus vraisemblablement en ivoire), ou autres matières et des « perles » à motifs floraux. 

    -Les guêtres (Leggins), Les leggings ou «mitasses» étaient portés sur un pantalon. Ils étaient fabriqués à partir de cuir ou de velours, et décorés avec des perlages et de la broderie. 

    – Les chapeaux métis, plats, étaient fabriqués à partir de peaux d’animaux ou de tissus (feutre ?), et étaient décorés avec le perlage et la broderie. (NOTA = Pendant très longtemps la pelleterie a été un commerce important existant entre le Canada et l’Europe, notamment très friande de la peau de loutre, de castor et d’ours (pour cette région de provenance.)

    -Les mocassins métis étaient adaptés à partir des mocassins des peuples des plaines. Les mocassins étaient faits de peaux d'animaux et décorés avec des perlage, franges et fourrure (telle une fourrure de lapin). Il était également fréquent de décorer les mocassins avec des broderies et des perlage de conceptions essentiellement florales. 
    Les femmes métisses étaient responsables du bronzage (brunissage) de toutes les peaux pour fabriquer des vêtements. Les mocassins étaient généralement fabriqués à partir de peu de caribous ou d’orignal tannées à la cervelle. 

    -Les Métis fabriquaient des sacs pour transporter des fournitures, telles que de la poudre à canon et du tabac. Ils formaient un type spécial de sac qui est devenu connu sous le nom de « Octopus ». La pochette ou le sac Octopus était ainsi nommé parce qu’il apparaissait comme si ii avait plusieurs jambes (ou doigts) pendants. 
    Ce type de sac était réalisé pour un port sur l'épaule avec bandoulière et était utilisé utilisés pour transporter des tuyaux (de pipe),du tabac, un silex (pour l’allumage(du feu ou du tabac) et de l’acier. Ces sacs étaient décorés avec des perlage fantaisie qui représentaient souvent des modèles spécifiques de la famille ou de l’appartenance à un groupe.

    -Les gants (également appelés gantelets) étaient souvent décorés de broderies, avec des piquants et du perlage. Ils étaient généralement fabriqués à partir de peau de cerf. Le style de broderie (avec les motifs floraux) a été grandement influencé par les missionnaires européens. 

    -Les châles, en coton ou en laine, faisaient partie de la robe ou de la tenue traditionnelle des Métis. Les femmes portaient généralement des châles lors d'occasions spéciales. Les châles Métis étaient décorés avec les motifs floraux traditionnels. 

    - Les robes des Métisses étaient façonnées d'après les dessins européens. La plupart étaient faites de coton, de laine, ou de velours.

    vêtements des Métis

    - Les Métis étaient célèbres pour leur perlage floral, et on les appelle souvent les «Flower Beadwork People ». Le perlage floral symétrique, souvent sur un fond noir ou bleu foncé, qui a été inspiré par des motifs floraux européens. Ils ont également souvent utilisés des perles de rocaille. 
    - Les éléments matériels étaient négociés en Amérique du Nord et en Europe. 
    - Il était courant pour les Métis de décorer leurs selles de cheval et les autres accessoires équins.

    - Les vêtements du peuple métis, comme la plupart des aspects de leur culture, étaient une combinaison des deux styles, autochtones et européens.
    - Leurs vêtements étaient grandement inspirés de ceux des commerçants de fourrures canadiens-français (les coureurs des bois), ainsi que des vêtements autochtones de la région.

    - Les femmes métisses étaient en charge de faire tous les vêtements de leur famille. 
    - Soit, elles utilisaient des peaux d'animaux tannées, tels que des peaux de daim ou peau d'orignal, ou elles ont utilisaient une étoffe qu'elles avaient acquis par le commerce fait avec les Européens.

    - Les ceintures de L'Assomption (Assomption-Sash), tissées à la main (Finger Weaving) sont devenues la partie la plus reconnaissable de l’habillement des Métis et un symbole de leur peuple. 
    A l'origine, les ceintures ainsi tissées étaient confectionnées dans un petit village du QUÉBÉCOIS appelé L'Assomption, d'où leur nom. Au fil du temps, leur nom générique est devenu «ceinture fléchée». 
    - Les tissages ont été utilisés par les voyageurs de la traite des fourrures, mais ils sont devenus un élément commercial populaire pour la CBH, NWC, et les Métis de l'Ouest. Finalement, les Métis ont commencés à produire leurs propres tissages dans la région de la rivière Rouge. 
    - Les premiers tissages (ces tissages sont toujours faits en longueur) ont été utilisés comme aide de soutien à la manutention pour les voyageurs dans leurs canots. (Pour le portage des ballots de fourrures notamment).
    - Les ceintures tissées à la main étaient faites de laine aux couleurs vives, principalement rouge et bleu. Certaines couleurs et les motifs représentaient différentes familles ou communautés. 
    -Les extrémités frangées des ceintures étaient décoratives, mais elles ont également été utilisées comme kit de couture d'urgence. 
    En effet les franges pouvaient être utilisées comme « fil supplémentaire » pour la couture, si les ceintures avaient besoin de réparation ou quoi qu’en soit un besoin pendant le voyage.

    Ces longues ceintures de 3 mètres étaient généralement enroulées autour de la partie centrale du corps, que ce soit pour garder le manteau ou un vêtement fermé, ou de permettre de maintenir des objets sur soi, comme un couteau de chasse par exemple ou un sac de feu etc… 
    La ceinture (Sash) colorée avait de nombreuses utilisations, y compris: comme aide de transports de divers articles (couteau, sac à feu), manteau cravate (attaché autour de la taille pour garder manteau fermé), kit de couture d'urgence (extrémités frangées), tumpline Makeshift, marqueurs laissés sur le buffle (le bison) (pour marquer leur propriété personnelle sur un bison tué par exemple), tourniquet (garrot) pour les blessures, comme corde, comme sangle de selle, ou comme une serviette ou encore un gant de toilette…

    cliquez  virtual museum.expositions-exhibitions/chaussure-footwear 

    Vêtements typiques d’un homme Métis

    -Pantalon en tissu ou daim tanné ou en peau d’orignal bretelles perlées (parfois)

    -Shirt (chemise) (de laine ou de coton de couleur vive) OU - Shirt (chemise) tannée en peau de daim ou en peau d'orignal)

    -Veste (avec perlage)

    -Sur les pieds et sur les jambes des bas de laine et des mocassins perlés. Egalement des leggings (en peau de daim ou en peau d'orignal)

    -un Chapeau (ou bonnet de laine, ou le plus souvent de grands chapeaux à larges bords.

    -En hiver, une capote (comme un parka) fabriqués le plus souvent à partir de blanchet HBC (voir publication précédente).

    -Sash (ceinture de l’assomption tissée au doigts, en laine autour de la taille et ceinturant la capote pour sa fermeture.

    Les vêtements typiques d'une femme Métis

    - diverses robes (longues, droites, de couleurs foncée, avec encolure haute) OU une jupe (fabriquée et décorée avec un ruban)

    - Les leggins portés avec une robe sont décorés.

    -Le chemisier est en tissu de laine ou de velours.

    - Des mocassins (perlés)

    -Une écharpe autour du cou ou un châle (sur la tête)

    -En hiver elle s’enveloppe dans une couverture (généralement des couvertures HBC) ou un manteau façonné avec cette couverture HBC (voir plus haut)

    - A l’origine, les femmes métisses portaient des robes qui étaient inspirées par les styles autochtones. Au fil du temps, leur style et devenu d’apparence plus européen.
    Les femmes Métisses portaient également des chapeaux perlés, des turbans, des sacs ou des pochettes perlées (sacs octopus), des gants. Tous ces vêtements ou accessoires toujours brodés de vives couleurs.

    Signification des couleurs utilisées :
    -Les vêtements Métis était souvent richement décoré avec des couleurs vives. Différentes couleurs ont des significations différentes :
    Le rouge: représentait le sang versé à se battre pour leurs droits 
    Le bleu représentait la profondeur de l'esprit Métis 
    Le vert représentait la fécondité de la nation métisse 
    Le blanc représentait la connexion à la terre et le créateur 
    Le jaune représentait les perspectives de prospérité future 
    Le noir: représentait la période sombre de la suppression

    vêtements des Métis

     

    source M.S

    collection à voir ► exhibits.ca staffpicks tremain

    Et  first metis people.clothes-vetements

     

     


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  • réalisation : Gino Carrier, Métis 

    Louis Riel

    Attention :ces timbres ne sont pas officiel.

    Louis Riel

     

     


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  • Message général :

    Bonjour,

    J'ai la fierté de vous présenter deux travaux de mon jeune et brillant ami et correspondant Anthony Spitaels, 22 ans - que certains considèrent comme mon fils spirituel (j'assume, ah ah !). Le premier, sur Riel, étant une étude spécialisée particulièrement pointue, personne n'en voudra à certains de ne pas se rendre jusqu'au bout de la lecture. J'ai toutefois apporté quelques courtes explications entre parenthèses pour les profanes.
    Le second est un résumé exhaustif, doublé d'une réflexion personnelle, de la situation actuelle des Autochtones du Canada, plus accessible, je le conçois. Bonne lecture !
    Ismène Toussaint


    31 MARS 2017 : « LOUIS RIEL : L’HOMME ET LE PERSONNAGE - LE CAS DES JOURNAUX DE GUERRE ET DE PRISON », PAR ANTHONY SPITAËLS, CHERCHEUR À L'UNIVERSITÉ DU MANITOBA

    31 MARS 2017 : « LOUIS RIEL : L’HOMME ET LE PERSONNAGE - LE CAS DES JOURNAUX DE GUERRE ET DE PRISON », PAR ANTHONY SPITAËLS, CHERCHEUR À L'UNIVERSITÉ DU MANITOBA

    ▼▼▼▼
    Cliquez ►http://www.louisriel.org/ArticleView.php?article_id=59

    Page accueil : http://www.louisriel.org


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  • La GRC remettra des artéfacts de Louis Riel au peuple métis

    La Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la Fédération Métisse du Manitoba (MMF) s'entendent pour rendre aux Métis certains objets liés à Louis Riel.

    Un accord a été signé samedi à Winnipeg entre la GRC, la MMF et le Ralliement national des Métis (RNM) pour le retour de ces artefacts..... suite ici sur ► ici.radio-canada


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  • Métis et fier de l'être

    Voici des noms Métis

     

     

     


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  • tambour autochtone à l'effigie de Louis Riel (fait par Don Fraser, Métis de l'Alberta)

     


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  • du site Centre Métis  naho.ca metis

    Livre de recettes et guide de vie saine métis

    La deuxième édition du Recettes et guide de vie saine métis est un recueil de recettes traditionnelles et contemporaines. Son contenu a été entièrement revu par une diététiste autochtone. Il propose notamment de l’information nutritionnelle, des renseignements sur la santé et le bien-être ainsi que des trucs pour incorporer les aliments métis traditionnels à un régime sain.

    (cliquez sur la phrase en rouge )

     


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  • © patrimoinehbc.ca

    MISSION DE PAIX SUR LE FLEUVE SAINT-LAURENT 2016

    Du 26 juin au 7 juillet prochain, un périple de 12 jours sur la route de nos ancêtres, de Kahnawake (Territoire Mohawk) à la ville de Québec, avec nos frères et sœurs des Premières Nations, à la découverte de nos identités propres.

    Pour tous renseignements, veuillez prendre contact avec Yvan Bombardier, coordonnateur de La Famille et organisateur de la Mission de Paix : 514-526-0737.

    Site web de La Famille : http://www.famillesdumonde.org

     


    CE QU'OFFRE LA MISSION DE PAIX

    La Mission de Paix offre l'opportunité à chaque localité le long de son parcours:

    * de parler, d'échanger, de partager, dans la tradition millénaire des peuples des Premières Nations ;

    * d'assister à de belles soirées festives et informatives ;

    * de participer aux cérémonies et aux conseils traditionnels ;

    * de faire connaître son coin de pays à des gens de toutes origines ;

    * de rencontrer des gens impliqués dans leur communauté et qui se sont engagés à défendre l'environnement ;

    * de se familiariser avec la culture et les traditions autochtones ;

    * de découvrir une perspective matrilinéaire sur notre société ; 

    * de faire le lien entre l'être humain et son environnement ;

    * de comprendre le rapport entre nos activités quotidiennes et le réchauffement climatique ;

    * de créer de nouveaux contacts et des liens durables avec les personnes concernées par l'histoire véritable, les cultures autochtones, la sauvegarde de la Mère-Terre ;

    * de célébrer notre humanité.  

    POURQUOI ACCUEILLIR LA MISSION DE PAIX ?

    Depuis des temps immémoriaux, l'accueil cordial des peuples des Premières Nations fait aux voyageurs a permis les échanges et les mariages. Ils nous ont accueilli ici, chez eux. Ils nous ont logé, nourri et soigné, leurs enseignements nous ont permis de survivre aux rigueurs de l'hiver et de nous acclimater à cette terre ancestrale. Du maïs et de la pomme de terre jusqu'à la constitution des États-Unis, nous prenons, maintenant pour acquis tout ce qu'ils nous ont transmis. Aujourd'hui, nous faisons appel à l'hospitalité traditionnelle québécoise. L'étranger, qui est ici chez lui, va passer devant votre demeure. Il est porteur d'un message de nos ancêtres pour les générations à venir. Il vous invite à l'entendre.

    Avec le réchauffement climatique et la mondialisation, il est clair qu'un changement radical de comportement vis à vis notre environnement est indispensable à la survie de l'espèce humaine sur Terre. De notre compréhension de notre interrelation avec notre Mère Terre dépend notre survie sur la planète.

    Le passage de la Mission de Paix sur le fleuve Saint-Laurent est l'occasion de partager entre nous ce message de sensibilisation à la réalité autochtone et de mobilisation sur la question de la protection de la Mère-Terre. Elle offre à tous la possibilité de se familiariser avec des cultures anciennes qui détiennent la connaissance des différents cycles naturels des saisons, de la lune et du soleil. Les haltes à Montréal et Québec, ainsi que la Cérémonie de la Pleine Lune seront les moments forts de ce voyage.

    ACCUEIL LOGISTIQUE

    L'accueil de la Mission de Paix implique cinq choses :

    * un endroit pour mettre les canots à terre ;

    * un espace de stationnement ;

    * un espace de campement ;

    * l'accès à des toilettes ;

    * un gîte rudimentaire, en cas de pluie.

    Aho ! Merci.

    Yvan Bombardier

     

     

     

    © Yvan Bombardier, La Famille et Mission de Paix sur le fleuve Saint-Laurent

     


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  •  La cour suprême du Canada a unanimement décidé que les Métis et les Indiens non inscrits sont considérés comme des « Indiens »au sens de la Constitution.Le jugement rendu par la Cour suprême du Canada le 14 avril leur reconnait maintenant les mêmes droits que les autres peuples autochtones. 

    suite de l'article paru sur cet événement ► 

    la presse.ca

     

     


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    IMPORTANT : APPEL AUX ARTISAN(E)S POUR LA GRANDE RENCONTRE NATIONALE MÉTIS À L'ÎLE DUPAS

    © metisfeathers.com

     du site d'.Ismène Toussaint

    Le 25 avril 2015

    Artisans et Artisanes,

    Chaque année depuis quatre ans,  la Nation Métis Contemporaine (NMC) organise une Grande Rencontre annuelle de tous les Métis (ses) du Canada qui désirent y participer. Des activités, de la musique et des cérémonies autochtones sont à l’ordre du jour.

    Nous y accueillons également des exposants, des artisans de tous les domaines susceptibles de présenter et de vendre leurs œuvres et (ou) leurs produits au public. Par conséquent, la Nation Métis Contemporaine (NMC) vous invite gracieusement , en qualité d'artisan(e)s, à vous joindre à cette fête annuelle, qui est ouverte à tous.

    Celle-ci se déroulera le 11 juillet 2015, à partir de 9h, sur L'Île Dupas, dans la région de Berthierville (Lanaudière), au Québec. Berceau des ancêtres de Louis Riel, un Monument-Riel y fut inauguré en 2012.

    Meilleures salutations

    Claude Mahikan Samsonprésident de la Nation Métis Contemporaine (NMC)

    Pour plus d'informations sur la Grande Rencontre Nationale Métis 2015, veuillez composer le   450-753-4469   ou écrire au courriel suivant: info@metisquebe.com -

     

    Site web de la NMC : www.metisquebec.com- Page Facebook  

     «La Grande Rencontre Métis 2015».

    Devise de la Nation Métis Contemporaine
     

    © Claude Mahikan Samson, La Nation Métis Contemporaine (NMC)

     


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