• File:Woundedknee1891.jpg - Wikimedia Commons

    Charnier à Wounded Knee
    (Dakota du Sud, 29 décembre 1890)

    LA PRESSION MONTE POUR QUE LE PRÉSIDENT DES
    ÉTATS-UNIS, JOE BIDEN, RETIRE LES MÉDAILLES
    D’HONNEUR REMISES À DES SOLDATS POUR LE MASSACRE
    DE WOUNDED KNEE (1890)
    PAR L’ÉQUIPE DU SITE WEB NATIVE NEWS ONLINE (9 NOVEMBRE
    2021)

    (TRADUIT DE L’ANGLAIS PAR ISMÈNE TOUSSAINT)

    Plus tôt ce mois-ci, 17 membres du Congrès ont adressé
    une lettre au président Joe Biden, le pressant d’user de
    son autorité pour retirer les médailles d’honneur qui
    furent données aux soldats ayant participé au massacre
    de Wounded Knee.
    Cette requête est l’oeuvre des sénateurs des États-Unis
    Elizabeth Warren (démocrate, Massachusets), Jeff

    Merkeley (idem, Oregon), Kaiali’i Kahele (idem,
    Hawaï), et de 14 autres législateurs.
    « Le 29 décembre 1890, des soldats de l’armée
    américaine abattirent sans pitié des centaines d’hommes,
    de femmes et d’enfants lakotas à Wounded Knee, sur la
    réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud,
    écrivent-ils. Par la suite, cet événement devint célèbre
    sous le nom de « massacre de Wounded Knee. »
    Honneur militaire le plus élevé au pays, la médaille
    d’honneur est attribuée au nom du Congrès pour l’esprit
    de chevalerie qui surpasse l’appel du devoir. Depuis des
    décennies, les Autochtones américains veulent que ces
    médailles d’honneur soient retirées : leur sentiment est
    que les actes qui furent commis contre des hommes, des
    femmes et des enfants lakotas innocents, étaient tout sauf
    « chevaleresques ».
    « Plus de 130 ans se sont écoulés depuis le massacre de
    Wounded Knee et pourtant, les actions de l’armée
    américaine et l’octroi de 20 médailles d’honneur aux
    perpétrateurs de cette tuerie demeurent une honte
    persistante sur la nation, ajoutent les membres du
    Congrès. Pour les familles et les descendants de ceux qui
    furent exterminés, le retrait de ces 20 médailles
    d’honneur aurait un impact profond et durable – le choix
    du gouvernement fédéral ayant été de continuer à
    permettre qu’on accorde ces honneurs biaisés. Il est plus
    que temps d’enlever cette tache de l’histoire de notre
    nation et nous vous demandons de le faire. »
    Avant d’être élu président le 15 janvier 2020, l’ancien
    vice-président Joe Biden s’était engagé par le biais d’une
    déclaration écrite au Forum présidentiel autochtone

    américain des Quatre directions et des tribus du Nevada,
    à soutenir le retrait des médailles d’honneur qui avaient
    été distribuées pour le massacre de Wounded Knee.
    Il y rappelait ceci : « la médaille d’honneur du Congrès
    est la plus haute distinction de notre nation, elle
    récompense la chevalerie au combat, ainsi que la défense
    des idéaux et des principes les plus élevés de notre
    nation. Qu’elle ait été décernée pour le massacre de
    centaines d’Autochtones américains sans armes, dont des
    femmes et des enfants, est odieux pour ces idéaux vrais,
    et rabaisse ce que cette distinction représente d’intégrité
    et de sacrifice personnel pour tous ceux qui l’ont reçue. »
    En septembre 2021, la Chambre des représentants a inclu
    un amendement dans la loi d’Autorisation de la Défense
    nationale (Defense Authorization Act) pour l’année
    fiscale 2022, découlant de la loi relative à l’Enlèvement
    de la tache (Remove the Stain Act ; HR 2226), qui
    demande le retrait des médailles d’honneur.
    Article paru dans le site Web Native News Online, November,
    9 th , 2021, Pressure Mounts on President Biden to Revoke the
    Medals of Honor for the Wounded Knee Massacre | Currents
    (nativenewsonline.net)

     

     

     


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  • Comment « Killers of the Flower Moon » de Martin Scorsese change la vie dans une petite communauté à la frontière du Kansas


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  • Cher Ami ,

    Ce fut une semaine d'action incroyable ici dans ce qu'on appelle maintenant le Minnesota contre le pipeline de la canalisation 3. La grande nouvelle que nous avons pour vous est que nous avons formé un partenariat avec le Camp Migizi (ce qui signifie Eagle en Ojibwe), l'un des cinq camps originaux dirigés par des Autochtones ici le long de la ligne 3. Nous fournirons l'organisation, les médias sociaux, la production vidéo, soutien financier et gestion de la presse à leur égard. Et puis, hier soir, dans l'un de nos premiers efforts pour documenter l'action directe du camp, mon collègue co-directeur, Dan Nelson, a été arrêté !

    Dans notre nouveau blog complet , nous discutons de la proposition de loi nationale pour sévir contre ceux d'entre nous qui exercent notre droit de manifester au premier amendement, et nous vous offrons la possibilité d'agir dès maintenant avec vos sénateurs américains. Dans la vidéo d'accompagnement (avertissement de déclenchement - brutalité policière de première ligne), des militants du camp Migizi sont violemment arrêtés alors qu'ils se présentent pour accueillir d'autres protecteurs de l'eau libérés de prison.

    Loi LakotaLisez, regardez et agissez dès maintenant : Ne laissez pas le gouvernement fédéral reculer et sanctifier les États et les forces de l'ordre dans leurs actions violentes et antidémocratiques contre les protecteurs de l'eau !

    Heureusement, Dan a été libéré, et nous n'avons pas manqué une miette pour soutenir le Camp Migizi — qui est dirigé par la guerrière bispirituelle (c.-à-d. LGBTQ2S) Taysha Martineau de la bande Fon Du Lac du lac Supérieur Chippewa. Cela semble être la bonne façon pour nous, en tant qu'alliés, d'être actifs en première ligne. Nous respectons et valorisons le leadership de Taysha et le dévouement du camp à prendre des mesures directes. La ligne 3 avance à un rythme effréné sur plusieurs rivières, et les organisateurs s'efforcent toujours d'amener toutes les personnes et les ressources dont nous avons besoin pour venir en première ligne. Pendant ce temps, des accusations forgées de toutes pièces et des mesures de libération sous caution draconiennes exacerbent la pression exercée sur mes collègues militants. Il est temps d'agir maintenant.

    Tout cela se déroule dans le contexte de notre urgence climatique mondiale et de la répression des manifestations à l'échelle de l'État – y compris la mesure extrême du Dakota du Sud de sanctifier le meurtre des militants des pipelines. Nous ne pouvons pas laisser les mêmes tactiques être utilisées à l'échelle nationale. Veuillez lire notre blog et agir pour prévenir la violence contre les protecteurs de l'eau en disant à vos sénateurs de voter non HR 1374.

    Wopila tanka — merci d'être avec nous, nos parents Anishinaabe et notre grand-mère Terre !
    Chase Iron Eyes
    Co-directeur et avocat principal
    The Lakota People's Law Project

     

    Attention les vidéos dans leurs news ne s'ouvrent pas ,je recherche les originaux merci de votre compréhension 

     Plus d'infos  migizi-camp-vs-line-3-the-last-battle-for-humanity/

     

    Hier, Enbridge a tiré leur pipeline indésirable de la ligne 3 sous nos eaux sacrées. La terre, le riz sauvage, le poisson, le peuple -- tout dépend de ces eaux. Nos cœurs sont brisés par la violence endurée par l'eau et notre peuple, alors que tous les niveaux du gouvernement américain continuent d'ignorer leur propre Constitution et leurs obligations conventionnelles envers Red Lake. Plus de 600 600 personnes ont été arrêtées en essayant de #StopLine3 -- C ' est un coup, mais nous ne reculons pas.
    Pour la terre, pour les traités, pour nos futures générations -- nous allons #StopLine3. Vous nous rejoignez ? linktr.ee/HelpStopLine3

     

     

     

     


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  • du site d'ISMENE TOUSSAINT

     
    Tableau de Leonard Peltier

    « JE M'AUTORISE À CROIRE QUE JE PEUX VIVRE ASSEZ LONGTEMPS POUR FRANCHIR LES PORTES DE CETTE CAGE DE BÉTON ET D'ACIER...»

    PAR LEONARD PELTIER1 (26 JUIN 2021)

    (TRADUIT DE L'ANGLAIS ET ANNOTÉ PAR ISMÈNE TOUSSAINT)

    Salutations, mes proches,

    Une année s’est écoulée depuis que j’ai eu la possibilité de vous écrire.

    L’an passé a été tellement dur pour nous tous. Nous avons perdu deux de nos plus grands hommes. En décembre, mon frère Tom Poor Bear (Tom Pauvre Ours)2, du Covid, et à présent, nous avons perdu mon frère et mon enseignant, le Chef Leonard Crow Dog (Leonard Chien-Corbeau)3. Tous deux étaient à l’origine et au cœur du Mouvement des Indiens Américains (Indian American Movement)4, et ils étaient bien sûr en charge des traités.

    C’étaient deux grands hommes, qui ont tant fait pour notre peuple, et le monde semble très différent aujourd'hui, sans eux.
    Les souvenirs que j’ai d’eux sont clairs, forts, et je leur porte le plus haut respect.

    Je sais que le Covid a été dévastateur et qu’il a causé de grandes souffrances en Pays indien : je prie pour que tout cela se termine.
    J’envoie mes sincères condoléances et mon amour à tous nos gens, qui ont perdu des proches et des amis l’année dernière.

    Et ma sœur Belva5 nous a quittés, elle aussi. C'était une puissante protectrice de l’eau et une vétéran de Wounded Knee. Elle n’a jamais arrêté de travailler pour les gens et pour moi... même si elle était très malade. Je lui suis reconnaissante de l’amour et du soutien qu’elle m’a apportés ces dernières années.
    J’envoie mon amour et mes condoléances à toute sa famille et à tous ses amis, ainsi qu’à son peuple d'Oglala, en cette triste période.

    Comme pour moi... l’an passé, la prison a été presque constamment confinée à cause du Covid et de la violence des gangs. Cela a été dur pour moi et pour ceux qui sont entreposés (sic) ici. C'était presque comme si nous avions été dans un trou pendant des mois... Presque.

    J’ai plein espoir qu’on finisse par ramener le Covid sous contrôle. Et que les choses iront mieux pour notre peuple dans les jours et les mois à venir.

    Je voudrais adresser des prières de réconfort à mon frère Edgar Bear Runner (Edgar Coureur d’Ours)6, qui se bat à son tour contre cette maladie.

    Je suis si fier de mon jeune frère Kevin Killer7, qui, je le sais, sera un directeur tribal fort et honnête pour le peuple lakota oglala. Je lui envoie mes prières et mon soutien pour le dur travail qu’il a entrepris, et aussi ma gratitude pour le sacrifice qu’il fait pour notre peuple.

    Je m’autorise à redevenir plein d’espoir et à croire que je peux vivre assez longtemps pour franchir les portes de de cette cage de béton et d’acier... Mes problèmes de santé continuent à s’accumuler mais j’essaie très fort de prendre soin de moi dans cet endroit, de façon à ce que je puisse vivre suffisamment longtemps pour sortir d’ici sur mes deux pieds.

    Je suis profondément reconnaissant à tous ceux d’entre vous qui se sont rassemblés chaque année pour se souvenir de moi et de tout ce qui avait été perdu et gagné le 26 juin 19758.
    Je dis « Merci » à tous mes chers amis, qui continuent à organiser cette journée annuelle. Aux coureurs, aux cavaliers, et bien-sûr aux aînés qui viennent encore.

    J’espère qu’un jour, je pourrai être là avec vous, que je pourrai chanter, prier et manger avec vous tous.

    Je demeure votre Frère et garderai mon espoir vivant pour vous tous.

    Doksha (Salutations)

    Leonard

    Site du Comité international pour la défense de Leonard Peltier (International Leonard Peltier Defense Committee) : https://www.whoisleonardpeltier.info/

    NOTES

    1. Leonard Peltier (1944-). Leader, artiste-peintre et prisonnier politique autochtone. Né à Grand Forks (Dakota du Nord), ce membre des Nations sioux lakota, anishinabée et chippewa, d'ascendance métisse canadienne française, joua un rôle important dans les années 1970 au sein de l'American Indian Movement (AIM, Mouvement des Indiens américains), dans le réveil de la fierté autochtone et des revendications des siens. En 1975, il fut accusé du meurtre de deux policiers fédéraux qui avait eu lieu dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), lors de la commémoration du massacre des Sioux de Wounded Knee (1890), puis condamné sans preuves en 1977 à deux peines d'emprisonnement à perpétuité. Malgré la pression internationale, il est toujours détenu au pénitencier de Coleman (Floride).

    2. Tom Poor Bear (Tom Pauvre Ours ; 1954-2020). Leader de la Nation Sioux lakota-oglala aux États-Unis. Né à Chicago (Illinois), il grandit sur la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud) et intégra dès l'âge de 16 ans le Mouvement des Indiens Américains (American Indian Movement ; fondé en 1968). En novembre 1972, il s’enfuit du pensionnat pour en rejoindre les membres, qui occupèrent une semaine durant le Bureau des Affaires indiennes à Washington (District of Columbia, DC), pour tenter de régler la question des traités qui avaient été brisés au fil de l’Histoire. En 1999, suite au meurtre de son frère et de son cousin, il commença à lutter contre la vente d’alcool aux Autochtones de Pine Ridge et de Whiteclay (Nebraska), et parvint quelques années plus tard à faire fermer les magasins de bière de cette ville. Au cours de sa vice-présidence de la Nation lakota, il s’illustra notamment en organisant des marches destinées à rendre justice aux deux membres de sa famille assassinés, ainsi qu’aux Autochtones qui étaient battus en toute impunité par des Blancs. Il participa également à des manifestations contre le projet d’implantation du pipeline Keystone XL, qui lui valurent plusieurs arrestations et un emprisonnement à Washington. En 2004, lors d’un meeting du président des États-Unis à Denver (Colorado), il réussit à attirer son attention sur ce sujet : en 2015, Barrack Obama devait rejeter l'entreprise controversée, mais sa décision fut renversée par son successeur, Donald Trump. Tom Poor Bear mourut du coronavirus (Covid-19) le 13 décembre 2020 à l’hôpital de Greeley (Colorado) et fut enterré à Wounded Knee (Dakota du Sud), qui avait été le théâtre du massacre des Sioux en 1890.

    3. Leonard Crow Dog (Leonard Chien-Corbeau ; 1942-2021). Chef spirituel sioux lakota sicangu (Brûlé), homme-médecine de la 6e génération des Crow Dogs, et conseiller tribal. Fils de l’homme-médecine Henry Crow Dog (1899-1985), il naquit sur la réserve de Rosebud (Dakota du Sud) et étudia la langue et les traditions de son peuple auprès de son père et des aînés oglalas. En 1970, devenu le leader spirituel du Mouvement des Indiens américains (American Indian Movement, AIM), qui, fondé deux ans plus tôt, avait sonné le réveil de la culture et des revendications autochtones, il joua un rôle majeur en son sein : participation à la grande marche sur Washington, D.C. (The Trail of The Broken Treaties, La Piste des traités brisés), destinée à attirer l’attention du président des États-Unis sur les problèmes de ses compatriotes (1972) ; organisation de manifestations contre les crimes haineux perpétrés à l’égard des Lakotas ; mise en forme de projets de loi, tels l’Acte d’auto-détermination et d’éducation des Indiens (1975) et l’Acte de liberté religieuse des Indiens américains (1978), pour ne citer que quelques-unes de ses actions. En 1973, il conduisit les négociations entre les autorités fédérales et les militants de l’AIM qui, après avoir pris des otages, occupèrent 71 jours durant le théâtre du massacre des Sioux (1890), Wounded Knee, sur la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud). Deux ans plus tard, il y fut arrêté après la fusillade qui avait opposé la police et les Autochtones venus commémorer le même génocide, faisant deux morts parmi les agents fédéraux, et écopa de deux années de prison pour cause de « solidarité » avec les siens. À partir des années 1980, il dirigea de nombreuses cérémonies dans les tribus de sa région et du Sud-Ouest, dont celle des Navajos, à Big Mountain (la Grande Montagne, Arizona), remettant notamment à l'honneur la danse du Soleil et celle des Esprits (Ghost Dance). 

    4. L'American Indian Movement (AIM ; le Mouvement des Indiens Américains) fut fondé en 1968 à Minneapolis (Minnesota) par George Mitchell, Dennis Banks, Eddy B. Banai et Clyde Bellecourt, pour défendre les droits des Autochtones. Au nombre de leurs revendications figuraient la restauration des traités brisés, la restitution des terres, la souveraineté tribale, la conservation de leurs cultures, ainsi que des conditions d’accès décentes aux soins médicaux, au logement et à l’éducation. Le mouvement se signala par l’occupation de plusieurs endroits : l’île d’Alcatraz (Californie), de novembre 1969 à juin 1971 ; le Bureau des Affaires indiennes à Washington (District de Columbia, DC), en novembre 1972, pendant une semaine ; et en février 1973, par un siège de 71 jours accompagné d'une prise d’otages dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), qui avait été le théâtre du massacre des Sioux de Wounded Knee en 1890. Le 26 juin 1975, lors d'une commémoration de ce génocide sur les mêmes lieux, une fusillade qui fit deux victimes parmi les agents fédéraux entraîna l'arrestation arbitraire du militant Leonard Peltier (31 ans), puis sa condamnation pour meurtres à la prison à perpétuité. Malgré sa scission en deux factions depuis 1993, le mouvement continue aujourd’hui à préserver les intérêts des Autochtones et à faire vivre leurs pratiques culturelles et spirituelles. 

    5. Il s'agit de Belva Matilda Janis, née en 1958 à Miami (Oklahoma) et décédée en novembre 2020 à Joplin (Montana), soit à l'âge de 62 ans. Cette membre lakota oglala du Mouvement des Indiens Américains (American Indian Movement, AIM ; fondé en 1968), mère de deux enfants, n'avait que 17 ans lorsque elle fut plongée dans la tragédie connue sous le nom d' «Incident d'Oglala» : le 26 juin 1975, lors de la commémoration du massacre des Sioux de Wounded Knee (1890) sur la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), le meurtre de deux agents fédéraux provoqua une fusillade entre les Autochtones et les autorités policières, qui dura toute la journée. Elle aboutit à la condamnation arbitraire à la prison à perpétuité de Leonard Peltier (1944-), militant de l'AIM, dont Belva M. Janis devait soutenir la cause sa vie durant.

    6. Edgar Bear Runner (Edgar Coureur d'Ours, 1951-). Militant sioux lakota. Né à Porcupine (Dakota du Sud), il s'engagea dès l'adolescence dans le Mouvement des Indiens Américains (American Indian Movement, AIM ; fondé en 1968) et participa aux nombreuses actions du groupe. Le 26 juin 1975, lors de « l'Incident d'Oglala », où le meurtre de deux agents fédéraux déclencha une fusillade entre les autorités policières et les Autochtones sur la réserve de Pine Ridge (même Etat), il négocia avec ces derniers en vue d'une résolution pacifique du conflit. Toutefois, il fut répertorié - à tort - par le FBI comme l'un des premiers suspects de la tuerie. Défenseur de maintes causes, il fit partie de ceux qui refusèrent l'argent du gouvernement des États-Unis en échange de la cession des terres sacrées des Black Hills (Collines Noires, Montana). Il est également un ardent partisan de l'innocence de Leonard Peltier (1944-), militant sioux lakota qui fut condamné en 1977 à la prison à perpétuité pour le double meurtre susmentionné. 

    7. Kevin Killer (1978-). Militant et homme politique sioux oglala. Né à Denver (Colorado),  il passa de fréquents étés sur la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud). Adhérent du Parti démocrate, il fut élu membre de la Chambre des représentants du Dakota du Sud de 2009 à 2017, puis membre du Sénat du même État de 2017 à 2019 (pour le 27e district). Également directeur de l'Alliance des Jeunes leaders autochtones américains (Native American Youth Leadership Alliance), il a été nommé en novembre 2020 président de la tribu des Sioux Oglalas. 

    8. « L'Incident d'Oglala » ayant eu lieu le 26 juin 1975, on commémore chaque année ce drame à la même date et à l'endroit éponyme, sur la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud). Depuis 2001, on y célèbre également la Journée Leonard-Peltier. Cette année, le «Leonard Peltier Freedom Ride 2021» (Chevauchée 2021 pour la Liberté de Leonard Peltier) a attiré de nombreux cavaliers autochtones, qui se sont rendus jusqu'à Washington, DC, afin de réclamer la libération du militant et de faire prendre conscience au public des piètres conditions de vie des habitants de la réserve de Pine Ridge.

     

     

    © Leonard Peltier

     

     

     


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    Saginaw Grant est décédé ce mardi 27 Juillet 2021

    Saginaw Morgan Grant était un acteur amérindien Pawnee (Oklahoma) surtout connu pour The Lone Ranger, The World's Fastest Indian, Community et Breaking Bad. Il était musicien, danseur, conférencier motivateur et chef héréditaire de la nation Sac and Fox 

    Biographie  notrecinema.com/communaute

    RIP 

     

     


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  • Une newsletter reçue que je vous partage car il faut le savoir

    Cher Ami ,

    À présent, vous êtes probablement bien conscient des problèmes que les nations autochtones ont avec la gouverneure du Dakota du Sud, Kristi Noem. Elle n'a pas réussi à protéger notre État avec des protections de bon sens au plus fort de la pandémie de Covid, ce qui nous a amenés à devenir le pire hotspot du monde – à deux reprises. Ensuite, lorsque nous avons agi pour nous protéger en limitant l'accès à la réserve de Cheyenne River, elle a essayé de supprimer nos points de contrôle de santé et de sécurité tribaux. Elle a invité Trump à prendre la parole et a déclenché un feu d'artifice sur nos terres sacrées des Black Hills. Elle n'a rien fait pour arrêter la discrimination systémique qui empêche les Autochtones de voter dans notre État, et elle a soutenu les lois qui criminalisent les manifestants des pipelines. Maintenant, elle va dans tout le pays.

    donner mardiNon contente de rendre la vie difficile aux habitants du Dakota du Sud, la gouverneure Kristi Noem envoie désormais des troupes à la frontière.

    Vous avez peut-être vu la nouvelle que Noem a atteint un nouveau creux en utilisant les fonds collectés auprès d'un investisseur milliardaire pour envoyer des troupes de la garde nationale à la frontière mexicaine. Si ce n'est pas tout à fait illégal, ça devrait l'être. Et, selon l'avocat et protecteur de l'eau Bruce Ellison, les manifestants peuvent désormais être tués pour défendre des biens - des biens comme des pipelines, par exemple. Tout cela fait partie d'un profil croissant de militarisation contre le peuple, dirigé par les riches investisseurs et les entreprises de combustibles fossiles dont Noem est clairement une marionnette.

    Malgré les meilleurs efforts de Noem et de ses acolytes, nous ne serons pas réduits au silence. Pour nous assurer que les voix autochtones sont entendues haut et fort, nous continuerons à enregistrer les électeurs autochtones dans le Dakota du Sud, et nous poursuivons également l'État pour discrimination des électeurs. Vous en apprendrez beaucoup plus à ce sujet de Chase plus tard cette semaine, alors restez à l'écoute. Nous sommes dans ce combat sur le long terme.

    Wopila — Merci pour votre attention et votre attention !
    Madonna Thunder Hawk
    Cheyenne River Organisatrice
    The Lakota People's Law Project
     

    Projet de loi populaire Lakota

     

     

     

     


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  • Cowessess First Nation becomes 1st to control its child welfare system. Here’s how it works
     
    GLOBALNEWS.CA
    Cowessess First Nation becomes 1st to control its child welfare system. Here’s how it works

    La Première nation Cowessess devient la première à contrôler son système de protection de l'enfance. Voici comment cela fonctionne.

    comme je n'ai pas encore demandé l'autorisation de recopié l'article sur mon site et dans le doute de l'acceptation car les médias Américain ne sont pas dans le partage ou alors il faut payer. Attention page en Anglais
     
     
     
     
     

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  • Peut être une image de 11 personnes, personnes debout, plein air et arbre

    Peut être une image de 6 personnes, personnes debout et plein air

    Deux morceaux de merveilleuses nouvelles ! Aujourd'hui, KXL est enfin annulé ! Et la protectrice de l'eau Jasilyn Charger vient de négocier un accord avec le procureur de l'État dans le Dakota du Sud dans son procès KXL. Elle est libre ! Nous saluons le courage de Jasilyn pour prendre position contre le pipeline zombie, et la loi Lakota continuera de la soutenir juridiquement alors qu'elle continue de faire pression pour les droits fonciers des Autochtones et la santé environnementale. Maintenant, allons #StopLine3 - dites à Biden de prendre des mesures ici : lakota.law/2TLGlJG
     
     

    StopLine3

     TC Énergie basée à Calgary a déclaré dans une déclaration qu'elle avait officiellement clôturé le projet après consultation du gouvernement de l'Alberta au Canada. Il avait déjà suspendu les travaux sur le pipeline plus tôt cette année, après que Biden ait révoqué un permis présidentiel pour le projet.
     ( vu sur facebook )
     
     
     
     
     

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  • Léonard Crow Dog

    Le chef Leonard Crow Dog (Sicangu Lakota), un homme-médecine très respecté qui a servi de chef spirituel pendant le siège de 71 jours de Wounded Knee sur la réserve indienne de Pine Ridge par l'American Indian Movement en 1973, a commencé son voyage vers le monde des esprits peu après minuit dimanche au Lakota Home, à Rapid City, SD. Il avait 79 ans.

     

    Léonard Crow Dog est décédé

    Leonard Crow Dog était un homme-médecine et un chef spirituel qui est devenu bien connu lors de la prise de contrôle par les Lakota de la ville de Wounded Knee dans la réserve indienne de Pine Ridge dans le Dakota du Sud en 1973, connu sous le nom d'incident de Wounded Knee. Wikipédia (anglais)

    Léonard Crow Dog

     

     

     


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  • Peut être une image de 2 personnes et texte qui dit ’SOMEBUDY' UDY'S DAUGHTER 5,712 Native women were reported murdered or missing in 2016 Now we ve lost count Avery powerful and Important film for the world 0 see equal parts beauty dtragedy, reveals the horrific truths that are sure to ignite change. Lightning Odu DIRECTED BY RAIN’

    Le président Joe Biden a déclaré le 5 mai ′′ Journée de sensibilisation des personnes indigènes disparues et assassinées."
    Proclamation proclamation
    Aujourd'hui, des milliers de cas non résolus d'Amérindiens disparus et assassinés continuent de pleurer à la justice et à la guérison. À l'occasion de la Journée de sensibilisation des personnes indigènes disparues et assassinées, nous nous souvenons des peuples indigènes que nous avons perdus à cause du meurtre et de ceux qui restent portés disparus et qui s'engagent à travailler avec les Nations tribales pour s'assurer que tout cas de disparition ou de meurtre soit accompagné
    Notre incapacité à affecter les ressources nécessaires et à rassembler l'engagement nécessaire pour lutter contre et prévenir cette tragédie continue, non seulement rabaisser la dignité et l'humanité de chaque personne qui disparaît ou qui est assassinée, mais aussi souffre et des ondes de choc dans nos communautés tribales. Nos traités et nos responsabilités de confiance envers les nations tribales exigent nos meilleurs efforts, et notre préoccupation pour le bien-être de ces concitoyens exige que nous agissions avec urgence. À cette fin, notre gouvernement doit renforcer son soutien et sa collaboration avec les communautés tribales.
    Mon administration est pleinement déterminée à travailler avec les Nations tribales pour faire face au nombre disproportionné d'Autochtones disparus ou assassinés, ainsi qu'à renforcer la coordination pour enquêter et résoudre ces affaires et assurer la responsabilité. Je m'engage en outre à m'attaquer aux causes sous-jacentes de ces chiffres, y compris - entre autres - la violence sexuelle, la traite des êtres humains, la violence domestique, la criminalité violente, le racisme systémique, les disparités économiques, la consommation de drogues et Les partenariats fédéraux visant à combler le nombre de peuples indigènes disparus et assassinés seront gouvernés par la fondation nation-nation de notre relation avec les gouvernements tribaux et le respect de la souveraineté et de l'autodétermination tribales. Les défis des communautés tribales sont mieux rencontrés par des solutions qui sont informées et façonnées par les dirigeants tribaux et les gouvernements tribaux.
    Les tribus des États-Unis travaillent depuis longtemps pour apporter des solutions à leurs communautés. En avril, les tribus confédérées Salish et Kootenai de la Réservation indienne Flathead, le bureau du procureur des États-Unis pour le district du Montana et le FBI ont annoncé le premier plan communautaire tribal de réponse de la nation dans le cadre d'un projet pilote du ministère de la Justice visant à répondre aux besoins de la nation. cas émergents de personnes disparues dans leur communauté. Lorsque quelqu'un disparaît, c'est souvent une situation urgente et sensible au temps. Le plan d'intervention communautaire tribale définit un plan directeur pour la façon dont les forces de l'ordre tribales ; les forces de l'ordre locales, les États et les membres fédéraux ; et les membres de la communauté peuvent réagir lorsqu'une personne disparaît dans une communauté tribale - résolvant d'importantes questions de chevauchement et de rapidement et efficacement. D ' autres tribus et villages autochtone tels que la nation Muscogee (Creek) en Oklahoma, le village autochtone de Unalakleet en Alaska et la communauté indienne de Bay Mills dans le Michigan, travaillent avec des partenaires fédéraux sur leurs propres plans d'intervention communautaire.
    Mon administration a accordé une priorité à aider à résoudre les problèmes entourant les Amérindiens qui disparaissent et ceux qui sont assassinés à travers les États-Unis - y compris des taux élevés de femmes et de filles autochtone, y compris des femmes et des filles transgenres. Nous reconnaissons qu'il y a un niveau de méfiance envers le gouvernement des États-Unis dans de nombreuses communautés autochtone, résultant d'une longue histoire de promesses brisées, d'oppression et de traumatismes C ' est pourquoi nous recherchons des moyens de construire la confiance envers notre gouvernement et les systèmes conçus pour fournir un soutien aux familles dans le besoin. Nous devons combler l'écart entre les familles en situation de crise, fournir les services de soutien nécessaires et fournir des occasions de guérison grâce à des approches globales axées sur la communauté.
    Je me suis engagé à m'appuyer sur les succès de la réautorisation de la loi sur la violence contre les femmes en 2013 (VAWA) en soutenant l'adoption de la réautorisation VAWA de 2021. Parmi d'autres protections, ce projet de loi réaffirme le pouvoir tribal inhérent de poursuivre certaines personnes non - Les délinquants indiens - étendent les protections contre la violence domestique et la violence familiale aux victimes amérindiennes de violences sexuelles, de traque, de violences contre les enfants, de violences contre les aînés et d'agressions contre le personnel de la police ou de la justice lorsque des crimes sont commis sur le territoire En outre, grâce au Plan américain de sauvetage, nous avons fourni 35 millions de dollars supplémentaires en subventions pour les tribus afin de fournir des logements temporaires, une assistance et des services de soutien aux victimes de violences domestiques et de rencontres, ainsi que des fonds supplémentaires pour la ligne d'assistance téléphonique autochtone Stronghearts, et financement supplémentaire pour les services pour les survivants d'agression sexuelle.
    Mon administration s'est également engagée à mettre en œuvre efficacement les exigences de la loi sur Savanna et de la loi non invisible, la législation axée sur la lutte contre les problèmes entourant les personnes indigènes disparues ou assassinées. Le Groupe de travail présidentiel sur les Indiens d'Amérique disparus et meurtris et les Autochtones d'Alaska continue de réunir le ministère de la Justice, le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Santé et des Services sociaux pour examiner les problèmes liés à un partenariat combiné entre la santé publique et la sécurité publique. Encourageant les efforts du groupe de travail, le Conseil de la Maison Blanche sur les affaires amérindiennes réunira toutes les agences fédérales compétentes pour travailler avec les nations tribales à l'exploration de nouvelles façons de renforcer les efforts de prévention et d'
    En outre, informé par la contribution tribale, le Département de l'intérieur a récemment créé l'Unité Missing & Murded (UMM) au sein du Bureau des affaires indiennes Office of Justice Services pour assurer le leadership et l'orientation des travaux interministériels impliquant des Indiens américains portés disparus et assassinés et les Autochtones de l'Alaska. L ' UMMM aidera à porter le poids du gouvernement fédéral lors de l'enquête sur ces affaires et des ressources en matière d'application de la loi entre les agences fédérales et tout le pays indien.
    Notre engagement à traiter ces problèmes et à renforcer ces partenariats critiques est indéfectible. Depuis trop longtemps, il y a eu trop de chagrin et d'inquiétude. Unis par notre investissement mutuel dans des communautés saines et sûres, nous travaillerons ensemble pour réaliser des progrès durables.
    MAINTENANT, JE, JOSEPH R. BIDEN JR., Président des États-Unis d'Amérique, en vertu de l'autorité qui m'est conférée par la Constitution et les lois des États-Unis, proclame le 5 mai 2021 comme personnes indigènes disparues et assassinées Journée de sensibilisation. J ' appelle tous les Américains et je demande à tous les ordres de gouvernement de soutenir les gouvernements tribaux et les communautés tribales pour sensibiliser davantage les gens à la question des Indiens américains disparus et des Autochtones de l'Alaska grâce à des programmes et des activités appropriés.
    EN TÉMOIN DE QUOI, j'ai mis ma main en ce quatrième jour de mai, dans l'année de notre Seigneur deux mille vingt-et-un, et de l'indépendance des États-Unis d'Amérique, les deux cent quarante-quarante-cinquième.
     
     
     
     

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  • Cher Lecaer,

    Je m'appelle Red Fawn Janis. Je suis né dans la nation Oglala et j'ai grandi à Denver par ma mère - une conductrice de tuyaux - et ma grand-mère. C'était une maison spirituelle. Mais en 2016, tout a changé. Après avoir perdu ces deux femmes puissantes, mes phares, je suis allé à Standing Rock pour protester contre le pipeline Dakota Access (DAPL). Comme vous le savez peut-être, j'ai ensuite été arrêté et emprisonné pendant quatre ans et demi. Mais aujourd'hui, je suis enfin de retour à la maison. Et malgré les difficultés, je recommencerais.

    Parce qu'il n'y a rien de plus important que de défendre Unci Maka , notre grand-mère Terre. Elle produit de la nourriture, un abri et la vie. Et, à Standing Rock, elle a produit la guérison pour beaucoup d'entre nous. Je vous demande donc aujourd'hui de vous tenir avec elle, avec moi, avec tous nos ancêtres et parents. Si vous ne l'avez pas encore fait, dites-le au président Biden: arrêtez DAPL maintenant . Je vous demande, humblement, d'aider à arrêter ce pipeline et à restaurer ma patrie.

    Loi Lakota

     

     ▲

    Regardez ma nouvelle vidéo: je donne une de mes premières interviews depuis ma sortie de prison. Je rentre à la maison!

    Aller à Standing Rock a été un voyage qui a changé ma vie pour moi et pour tant d'autres personnes. Quelque chose au plus profond de nous nous a appelés là-bas. Je me souviens d'être assis avec des membres de Standing Rock et des enfants hippies et des Noirs - tant de jeunes - nous tous ensemble, dans les premiers jours, avant le début de la construction. Nous n'avions aucune idée de ce qui allait se passer.

    Je suis arrivé avec environ 300 $ et quelques vêtements de rechange, prévoyant d'y rester quelques semaines au maximum. Mais j'ai fini par rester, et même si je faisais un court voyage à la maison, je me suis senti rappelé immédiatement. Nous avons formé non seulement un mouvement, mais une véritable communauté. Mais, bien sûr, tout le monde ne peut pas faire confiance. 

    Je partagerai bientôt plus de détails avec vous, mais ce que vous devez savoir pour l'instant, c'est que j'ai rencontré un homme qui semblait authentique, qui a aidé les anciens, qui faisait partie d'un cercle de confiance. Donc je ne pouvais pas croire ce qui se passait quand il s'est avéré qu'une arme à feu avait été posée sur moi. J'avais été créé par le gouvernement fédéral. Et, après une confrontation avec la police, j'ai été fait prisonnier politique.

    Heureusement, je comprends que les choses se passent comme le Créateur le souhaite. Cette période charnière de ma vie a conduit à la croissance et à la guérison, et cela m'a positionné pour partager mon point de vue avec vous. Pour cela, je suis reconnaissant. Je crois vraiment qu'on m'a rendu ma vie. C'est la trahison qui m'a béni.

    Maintenant, j'ai hâte de raconter mon histoire dans son intégralité et de trouver des moyens de travailler ensemble pour protéger notre grand-mère, ses eaux, ses créatures - tous nos parents sacrés. Beaucoup dépendra de l'écoute de nos aînés et du soutien de nos jeunes. Beaucoup de ceux qui sont venus à Standing Rock ont ​​trouvé de nouvelles voies dans la vie, mais d'autres continuent de se débattre. Je vous demande de rester avec eux. Commençons par vaincre DAPL, mais ne nous arrêtons pas là. Il y a tellement de choses que nous pouvons accomplir en priant ensemble, en nous écoutant les uns les autres, en agissant ensemble. De cette manière, nous respecterons à la fois ceux qui nous ont précédés et les générations à venir.

    Wopila tanka - merci, toujours, d'être solidaire avec moi et tous les protecteurs d'eau!
    Red Fawn Janis
    En partenariat avec le Lakota People's Law Project

    Projet de droit populaire de Lakota

     

    Projet de loi populaire de Lakota
    547 South 7th Street # 149
    Bismarck, ND 58504-5859

     

    Le Lakota People's Law Project fait partie de l'Institut Romero, un centre de droit et de politique à but non lucratif 501 (c) (3). Tous les dons sont déductibles des impôts.

     


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  • We are fighting the Line 3 pipeline in federal court because we argue that the U.S. Army Corps of Engineers broke the law by giving the pipeline a permit without evaluating how it could irrevocably damage the wetlands and waterways in northern Minnesota. #StopLine3 http://ejus.tc/3s9NH6g
     
    Voir la traduction ▼
    Nous combattons le pipeline de la canalisation 3 devant la cour fédérale parce que nous soutenons que le Corps des ingénieurs de l'armée américaine a enfreint la loi en accordant un permis au pipeline sans évaluer comment il pourrait endommager irrévocablement les zones humides et les voies navigables du nord du Minnesota.
     
    Tribes Defend Minnesota Waterways From Dangerous Line 3 Pipeline
     
     
    EARTHJUSTICE.ORG
    Tribes Defend Minnesota Waterways From Dangerous Line 3 Pipeline
    article ici   earthjustice.org
     
     

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  • ′′ Wendsler Nosie Sr., ancien président de la tribu San Carlos Apache et chef spirituel, a vécu dans un camping-car à Oak Flat pendant plus d'un an dans le cadre de sa mission de protection des terres."

    Terre amérindienne sacrée à Oak Flat, Arizona, à échanger au géant minier
     
     
    NATIONALGEOGRAPHIC.COM
    Terre amérindienne sacrée à Oak Flat, Arizona, à échanger au géant minier
     
    page en Anglais traduire avec Google ► nationalgeographic 
     
     
     
     

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  • Bonjour à toutes et tous ,je suis abonné à la newsletter de Lakota Peoples ,et je vous en partage de temps en temps afin que vous soyez informé de ce qui ce passe dans leurs territoires. Il y a un problème de lecture des vidéos et de certains de leurs liens ,donc je leur ai signalé afin de trouver une solution .En attendant ,je parcoure leurs sites afin de récupérer les liens pour les interchanger sur mon blog .Si cela ne fonctionne pas c'est que je n'ai rien trouvé .

     

    Cher ami,

    Malgré plusieurs décisions de justice refusant son permis pour des raisons environnementales valables, le pipeline Dakota Access continue de pomper du pétrole nocif au cœur de mon pays chaque jour. Comme vous le savez, cette injustice doit être corrigée. Et si les tribunaux ne prennent pas les mesures nécessaires pour protéger mes proches dans la Nation de Standing Rock, c'est encore une fois à nous - la base - d'utiliser nos voix et de trouver une solution politique.

    Heureusement, comme vous pouvez le voir dans notre nouveau blog et notre nouvelle vidéo , notre mouvement pour arrêter le DAPL a gagné un nouveau souffle. Je ressens des échos de l'époque où nos camps de protestation se remplissaient de dizaines de milliers. Quatre chefs de tribus Lakota, plusieurs organisations et une armée en ligne de personnes comme vous ont répondu à l'appel pour dire au président Biden d'utiliser son autorité en tant que directeur général et d'arrêter ce dangereux pipeline avant qu'il ne se déverse et ne tue.

    Loi LakotaRegardez ma vidéo avec Chase Iron Eyes pour vous familiariser avec notre mouvement NoDAPL

    Nous avons une équipe d'organisation et de médias sur le terrain ici à Standing Rock - je suis si heureux de travailler main dans la main avec mon neveu, Chase Iron Eyes, sur ce sujet - et nous coopérons avec les membres de notre conseil tribal pour aider à faire passer le mot sur la nécessité d'agir maintenant. Nous nous sommes longuement rencontrés mardi avec l'ensemble du conseil, et on nous a donné une salle dans le bâtiment tribal pour filmer des interviews avec des chefs tribaux et réaliser des vidéos présentant un éventail de connaissances et de perspectives.

    Nous distribuons toutes nos vidéos à d'autres organisations concernées via un outil de partage créé par Earthjustice, le cabinet d'avocats représentant la tribu Standing Rock Sioux dans son effort de résistance juridique NoDAPL. C'est un moment pratique, et de nombreuses organisations - du Sierra Club à l'une affiliée à l'acteur Mark Ruffalo - se sont jointes à l'effort de faire pression sur le président et le Corps des ingénieurs de l'armée pour qu'ils agissent correctement avec mon peuple.

    Je vous offre ma gratitude pour votre soutien. Le président a déjà pris plusieurs décisions positives sur les pipelines et l'environnement, mais il n'a pas encore montré qu'il comprend la gravité de notre sort ici à Standing Rock. Notre objectif immédiat est de faire en sorte qu'il le fasse - idéalement avant ce mercredi, le lendemain du pipeline devant le tribunal. En travaillant ensemble et en reforçant notre mouvement en plus grand nombre, avec plus de volume que jamais, je crois que nous pouvons le faire.

    Wopila tanka - Je ne saurais trop vous remercier pour votre activisme et vos prières!

    Phyllis Young
    Standing Rock Organisatrice
    The Lakota People's Law Project

    Projet de droit populaire de Lakota

     

     

    Projet de loi populaire de Lakota
    547 South 7th Street # 149
    Bismarck, ND 58504-5859

     

     


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  • 4 FÉVRIER 2021 - « POUR JOYCE — LE PRINCIPE DE JOYCE », PAR LE CONSEIL DE LA NATION ATIKAMEKW, SUIVI DE LA PÉTITION D'AMNISTIE INTERNATIONALE : «NON AU RACISME SYSTÉMIQUE ENVERS LES AUTOCHTONES !»


    Joyce Echaquan 
    © principedejoyce.com

    Votre degré de métissage est variable, mais présent partout et détester l'autre, c'est se détester soi-même. Le racisme, c'est de la schizophrénie.
    Geneviève Rochette

     POUR JOYCE1 — LE PRINCIPE DE JOYCE

    Nous sommes déjà nombreux(ses) à appuyer le Principe de Joyce (cliquez ici), alors joignez-vous à notre appel pour faire changer les choses !

    Le Principe de Joyce vise à garantir à tous les Autochtones un droit d'accès équitable, sans aucune discrimination, à tous les services sociaux et de santé, ainsi que le droit de jouir du meilleur état possible de santé physique, moral, émotionnel et spirituel.

    Le Principe de Joyce a déjà récolté un appui de plusieurs acteurs des services de santé au Québec et au Canada, et le ministre canadien des Services aux Autochtones a également réagi favorablement.

    Nous pressons maintenant le gouvernement du Québec de l'adopter à son tour et de prendre des mesures concrètes pour garantir un accès équitable aux services de santé aux personnes autochtones.

    Pour les détenteurs (trices) d'un compte Twitter : #JoyceOcti  #PourJoyce

    Le Conseil de la Nation Atikamekw (La Tuque, Mauricie, Québec)

    ****

    NON AU RACISME SYSTÉMIQUE ENVERS LES AUTOCHTONES !

    Le racisme systémique existe et il tue.

    La récente tragédie de la mort de Joyce Echaquan est une terrible illustration du racisme systémique que vivent les peuples autochtones dans nos institutions. Une mort de plus qui s’ajoute aux trop nombreuses déjà recensées.

    Les femmes autochtones sont particulièrement à risque de vivre du racisme systémique. C’est ce qu’a démontré le rapport de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles assassinées et disparues2 : stérilisations forcées, violences policières, insultes et comportements racistes, etc.

    En outre, le juge Viens a démontré dans le rapport final de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec (commission Viens), déposé le 30 septembre 2019, que le racisme systémique existait au Québec.  

    « Il me semble impossible de nier la discrimination systémique dont sont victimes les membres des Premières Nations et les Inuit dans leurs relations avec les services publics», écrit le juge Viens.

    Malgré cela, le gouvernement québécois refuse de reconnaître l’existence même du racisme systémique. Depuis le dépôt du rapport de la Commission Viens, seul les deux premiers appels à l’action ont été réalisés.

    Vous pouvez agir !

    Signez cette pétition et demandez au gouvernement du Québec de reconnaître le racisme systémique envers les Autochtones et de tout mettre en œuvre pour une réconciliation pleine et entière dès maintenant.


    « Arrêtez de tuer des Autochtones ! »
    Une des manifestations ayant suivi le décès de Joyce Echaquan, en septembre 2020 © amnistie.ca

    PÉTITION

    Nous demandons donc au gouvernement québécois d’agir avec diligence et :

    - de reconnaître que le racisme systémique existe au Québec

    - de mettre en œuvre un plan de lutte contre le racisme systémique à l’égard des Autochtones, développé en collaboration avec des représentant(e)s des Premières Nations et des Inuits.

    - d’adopter et de mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, tel que demandé par la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics.

    - de mettre en œuvre de façon transparente les 141 autres appels à l’action de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics.

    - de mettre en œuvre les 21 recommandations du rapport complémentaire sur le Québec de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées afin de prendre en compte les violences subies par les femmes et les filles autochtones notamment par les corps policiers.

    - de mettre en œuvre, et ce en collaboration avec les municipalités, les appels à l’action, notamment sur la santé, de la Commission de vérité et réconciliation du Canada3.

    Amnistie internationale

    Site Web : amnistie.ca

    Consultez les liens suivants :

    http://amnistie.ca/participer/2020/canada/mettons-fin-au-racisme-systemique

    https://amnistie.ca/campagnes/racisme-systemique (définition du racisme systémique)

    Amnistie internationale Canada francophone
    50, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 500, Montréal (Québec), H2X 3V4,
    Tel : 514 766-9766 • 1 800 565-9766 • 

     
    © Amnistie Internationale

     

     

    NOTES

    1. Le 28 septembre 2020, une mère de famille de 37 ans, Joyce Echaquan, de la Nation Atikamekw de Manawan (Lanaudière), se présenta à l'hôpital de Joliette (même région) avec de violents maux d'estomac. Cardiaque, elle réagit mal au traitement qu'on lui administra et se retrouva très vite en état de détresse respiratoire. Elle demanda en vain de l'aide et tandis que son téléphone portable filmait ses derniers intants, on entendit deux infirmières l'agonir d'injures et de propos racistes inqualifiables. Voir l'article paru dans le présent site : « Un trou au cœur », par Jean Morisset, écrivain et poète métis, professeur de géographie honoraire à l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), octobre 2020 », 30 janvier 2011,
    http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=1254 (avec une introduction d'Ismène Toussaint). 

    2. En 2016, au vu du nombre croissant de cas de femmes autochtones disparues et (ou) assassinées  au Canada et sous la pression des nations dont elles étaient issues, le gouvernement fédéral ouvrit une vaste enquête nationale qui dura trois ans. Tandis que l’Association des Femmes autochtones du Canada (AFAC) répertoriait les noms de près de 10 000 femmes disparues et (ou) assassinées depuis les dernières décennies, le rapport d’enquête dénonçait l’inaction de la police, de certains services, et concluait à un véritable « génocide » à l’échelle du pays. Pour plus d’informations, voir le site Web « Enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ». 

    3. Instaurée par le gouvernement fédéral, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a parcouru le pays entre les années 2007 et 2015 pour recueillir les témoignages des Autochtones ayant subi des sévices dans les écoles résidentielles indiennes qui fonctionnèrent entre le XIXe siècle et les années 1980, ainsi que pour faciliter leur réconciliation avec les Blancs. Au mois de juin 2015, elle a rendu un rapport concluant que les Premiers peuples avaient été victimes d'un «génocide culturel». Désormais, seul un réengagement important de l'État pour leur permettre un accès à l'égalité des chances peut paver la voie vers une véritable réconciliation. De nombreux articles de presse sur cette question ont été réunis dans le présent site : voir la catégorie « Dossiers Autochtones », en haut à gauche, en page d'accueil. Pour des informations complémentaires, consulter le site Web gouvernemental «Commission de vérité et réconciliation du Canada».
    (Notes d'I. Toussaint)

      

     

    © Amnistie internationale Canada francophone 2020

     

     


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  • L ' artiste et photographe Eugene Tapahe, Navajo, nous emmène dans un voyage visuel magnifique et guérissant. Les jeunes femmes fortes du Projet de robe Jingle représentent la force des Autochtones.► https://lakota.law/3b4fUE3

    Peut être une image de nature

     

    cliquez sur le lien en rouge au dessus de la photo 

     

     


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  • Soutien Crise Sanitaire

    Soutien Crise Sanitaire

    Soutien Crise Sanitaire

    Appel de Fonds : L'association Navajo France réunit celles et ceux qui souhaitent contribuer à la réalisation de son nouveau projet : Soutien Crise Sanitaire. Les fonds recueillis dans le cadre de cette campagne permettront aux membres des communautés concernées de les soutenir durant cette pandémie. Les Diné sont l'une des populations américaines les plus touchées après New York.

    pour d'autres infos  navajo-france.com/soutien-crise-sanitaire/

     

     


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  • C'est un bon jour pour libérer Leonard Peltier !
    (© International Leonard Peltier Defense Committee - Comité international pour la Défense de Leonard Peltier) 

    « LETTRE DE LEONARD »

    20 JANVIER 2021 : LEONARD PELTIER, PRISONNIER POLITIQUE AUTOCHTONE AUX ÉTATS-UNIS1, S'ADRESSE À TOUS

    (SITE WEB INTERNATIONAL LEONARD PELTIER DEFENSE COMMITTEE - COMITÉ INTERNATIONAL POUR LA DÉFENSE DE LEONARD PELTIER)

    (TRADUIT DE L'ANGLAIS ET ANNOTÉ PAR ISMÈNE TOUSSAINT)

    Bonjour tout le monde,

    Je ne suis pas sûr que ce soit un si bon jour et je ne sais pas comment débuter cette lettre à tous.

    Oui, j'ai entendu dire que le perdant [Donald Trump, le président républicain des États-Unis, aux élections de 2020] n'avait pas signé ma grâce. J'éprouvais hier le fort sentiment que je ne l'obtiendrais pas, j'ignore pourquoi. Je suppose que c'étaient les esprits qui me parlaient ; aussi me suis-je assis pour essayer de vous écrire à tous une lettre. Mais mes larmes d'auto-apitoiement ont dû me submerger car je n'arrivais pas à la finir. J'ai été obligé de m'arrêter un moment en pensant à ce que ma famille, mes amis et les gens devaient ressentir aussi. Alors, je me suis repris en me disant : « Je n'abandonnerai pas. »

    Cela fait 45 dures années, et cela va devenir  beaucoup plus dur, j'en suis sûr, car je vieillis et il y a des moments où le désespoir m'envahit. Mais à mon âge [76 ans], la seule chose que je puisse faire, c'est de demander à un grand nombre d'entre vous de rester avec moi et d'essayer encore, parce que nous disposons de la seule arme que nous pouvons utiliser — la Constitution — et les lois de cette prétendue démocratie libre, de la JUSTICE ÉGALE POUR TOUS.

    Nous devons faire savoir à tout le monde ce que furent les lois, qu'elles ne violèrent pas seulement le travail des avocats... Mais quelle plaisanterie ! CELA NE S'EST JAMAIS PASSÉ comme cela dans mon peuple, et de plus, cela ne se passera jamais ainsi.

    Cependant, je souhaite la bienvenue à tous ceux qui veulent rester avec moi et combattre jusqu'à ce que je rende mon dernier souffle. Merci.

    Dans l'esprit de Crazy Horse

    Doksha (Salutations)

    Leonard Peltier

    (20 janvier 2021, jour de l'investiture de Joe Biden, nouveau président démocrate des États-Unis)

    Site du Comité international pour la défense de Leonard Peltier (International Leonard Peltier Defense Committee) : https://www.whoisleonardpeltier.info/

    NOTE

    1. Leonard Peltier (1944-). Leader, artiste-peintre et prisonnier politique autochtone. Né à Grand Forks (Dakota du Nord, États-Unis), ce membre des Nations lakota-sioux, anishinabée et chippewa, d'ascendance métisse canadienne française, joua un rôle important dans les années 1970 au sein de l'American Indian Movement (AIM, Mouvement des Indiens américains), dans le réveil de la fierté autochtone et des revendications des siens. En 1975, il fut accusé du meurtre de deux policiers fédéraux qui avait eu lieu dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), lors de la commémoration du massacre des Sioux de Wounded Knee (1890), puis condamné sans preuves en 1977 à deux peines d'emprisonnement à perpétuité. Malgré la pression internationale, il est toujours détenu au pénitencier de Coleman (Floride).

     

     

    © Leonard Peltier

     

     


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  • Tom Poor Bear (à droite) rendant visite à Leonard Peltier au pénitencier de Coleman, Floride, en 2013

    26 DECEMBRE 2020 : HOMMAGE À TOM POOR BEAR (TOM PAUVRE OURS, 1954-2020), ANCIEN VICE-PRÉSIDENT DE LA NATION SIOUX LAKOTA OGLALA

    PAR LEONARD PELTIER, PRISONNIER POLITIQUE AUTOCHTONE AUX ÉTATS-UNIS1 

    (SITE WEB INTERNATIONAL LEONARD PELTIER DEFENSE COMMITTEE
    COMITÉ INTERNATIONAL POUR LA DÉFENSE DE LEONARD PELTIER) 

    (TRADUIT DE L'ANGLAIS ET ANNOTÉ PAR ISMÈNE TOUSSAINT)

    Chers amis et Tiospaye2 de Tom Poor Bear (Tom Pauvre Ours)3,

    Veuillez accepter, je vous prie, mes condoléances pour la perte de mon frère du Mouvement des Indiens Américains4, Tom. Durant son voyage sur Terre, il a porté de nombreux titres : ceux de frère, de père, d’oncle, de grand-père et de président de la Nation. Tom était un homme humble. Il pouvait vous raconter une histoire humoristique qui vous faisait rire, puis une autre qui vous faisait pleurer. Sur l’impulsion du moment, il récitait un de ses poèmes ou sortait une chanson sur sa voiture rouge, qu’il appelait son « poney de guerre ».

    Mais Tom avait aussi un côté sombre et sérieux, dénué de toute folie, lorsqu’il en venait à parler des droits de notre Nation et des nombreuses injustices dont nous souffrions entre les mains du gouvernement. Les traités brisés, les terres et les ressources volées faisaient toujours partie de nos discussions. Tom est venu me rendre visite à plusieurs reprises dans ma cage de fer. Il me donnait de l’espoir et je lui demeurerai toujours reconnaissant pour l’amour que nous avons partagés en tant que frères dans le Mouvement.

    Nous avions pris des photos ici, à Coleman (Floride), et j’éprouvais de la fierté en voyant que toute personne qui pénétrait dans le bureau savait, sans le moindre doute, que Tom croyait en moi et faisait de son mieux pour m’aider dans mon combat pour la liberté.

    Lors de ses visites, Tom parlait avec fierté de son takoja (petit-fils), de son amour pour sa famille, pour sa Nation, et pour nos terres, en particulier les Black Hills (Collines Noires, Dakota du Sud)5. Il voulait un monde meilleur pour son peuple, un monde où il y aurait davantage d'équité, et où la couleur de votre peau ne ferait pas le vide, d'une manière ou d'une autre, dans les marches de la justice.

    Je sais que lors du passage de Tom dans le Monde de l’Esprit, tout notre peuple sera là pour l’accueillir, sachant qu’il a pleinement rempli ses responsabilités ici, sur Terre.

    Je voudrais te dire que je t'aime, mon frère ; merci pour tout ce que tu as fait pour moi. J’apprécie le dur travail que tu as effectué et, tandis que nous poursuivons notre chemin, il y a toute une rangée de gens derrière moi, à mes côtés et devant moi, qui vont te faire passer à côté de l’enfer.

    Aussi, avant que nous nous retrouvions, je te dis Tanyan omani kagayo/ye ! Continue ton bon voyage ! 

    Dans l’esprit de Crazy Horse,

    Doksha (Salutations)

    Votre frère

    Leonard Peltier

    Site du Comité international pour la défense de Leonard Peltier (International Leonard Peltier Defense Committee) : https://www.whoisleonardpeltier.info/

    NOTES

    1. Leonard Peltier (1944-). Leader, artiste-peintre et prisonnier politique autochtone. Né à Grand Forks (Dakota du Nord, États-Unis), ce membre des Nations lakota-sioux, anishinabée et chippewa, d'ascendance métisse canadienne française, joua un rôle important dans les années 1970 au sein de l'American Indian Movement (AIM, Mouvement des Indiens américains), dans le réveil de la fierté autochtone et des revendications des siens. En 1975, il fut accusé du meurtre de deux policiers fédéraux qui avait eu lieu dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), lors de la commémoration du massacre des Sioux de Wounded Knee (1890), puis condamné sans preuves en 1977 à deux peines d'emprisonnement à perpétuité. Malgré la pression internationale, il est toujours détenu au pénitencier de Coleman (Floride).

    2. Dans la langue lakota, le terme Tiospaye signifie « se faire des relations, des parents ». Il est fondé sur la conviction que la famille ne se limite pas aux liens du sang, mais qu'elle inclut les membres d'autres clans. Pour cette Nation, nous sommes tous reliés dans ce cercle de vie ; votre valeur se mesure à la grandeur de votre famille et cette abondance de liens constitue les fondements de la vie de chacun. 

    3. Tom Poor Bear (Tom Pauvre Ours)(1954-2020). Leader de la Nation Sioux Lakota-Oglala aux États-Unis. Né à Chicago (Illinois), il grandit sur la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud) et intégra dès l'âge de 16 ans le Mouvement des Indiens Américains (American Indian Movement, fondé en 1968). En novembre 1972, il s’enfuit du pensionnat pour en rejoindre les membres, qui occupèrent une semaine durant le Bureau des Affaires indiennes à Washington (District of Columbia, DC), pour tenter de régler la question des traités qui avaient été brisés au fil de l’Histoire. En 1999, suite au meurtre de son frère et de son cousin, il commença à lutter contre la vente d’alcool aux Autochtones de Pine Ridge et de Whiteclay (Nebraska), et parvint quelques années plus tard à faire fermer les magasins de bière de cette ville. Au cours de sa vice-présidence de la Nation Lakota, il s’illustra notamment en organisant des marches destinées à rendre justice aux deux membres de sa famille assassinés, ainsi qu’aux Autochtones qui étaient battus en toute impunité par des Blancs. Il participa également à des manifestations contre le projet d’implantation du pipeline Keystone XL, qui lui valurent plusieurs arrestations et un emprisonnement à Washington. En 2004, lors d’un meeting du président des États-Unis à Denver (Colorado), il réussit à attirer son attention sur ce sujet : en 2015, Barrack Obama devait rejeter l'entreprise controversée, mais sa décision fut renversée par son successeur, Donald Trump. Tom Poor Bear mourut du coronavirus (Covid-19) le 13 décembre 2020 à l’hôpital de Greeley (Colorado) et fut enterré à Wounded Knee (Dakota du Sud), qui avait été le théâtre du massacre des Sioux en 1890.

    4. L'American Indian Movement (AIM ; le Mouvement des Indiens Américains) fut fondé en 1968 à Minneapolis (Minnesota) par George Mitchell, Dennis Banks, Eddy B. Banai et Clyde Bellecourt, pour défendre les droits des Autochtones. Au nombre de leurs revendications figuraient la restauration des traités brisés, la restitution des terres, la souveraineté tribale, la conservation de leurs cultures, ainsi que des conditions d’accès décentes aux soins médicaux, au logement et à l’éducation. Le mouvement se signala par l’occupation de plusieurs endroits : l’île d’Alcatraz (Californie), de novembre 1969 à juin 1971 ; le Bureau des Affaires indiennes à Washington (District de Columbia, DC), en novembre 1972, pendant une semaine ; et en février 1973, par un siège de 71 jours accompagné d'une prise d’otages dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), qui avait été le théâtre du massacre des Sioux de Wounded Knee en 1890. Le 25 juin 1975, lors d'une commémoration de ce génocide sur les mêmes lieux, une fusillade qui fit deux victimes parmi les agents fédéraux entraîna l'arrestation arbitraire du militant Leonard Peltier (31 ans), puis sa condamnation pour meurtres à la prison à perpétuité. Malgré sa scission en deux factions depuis 1993, le mouvement continue aujourd’hui à préserver les intérêts des Autochtones et à faire vivre leurs pratiques culturelles et spirituelles.

    5. Les Black Hills (Collines Noires ou Paha Sapa, en lakota) sont des terres sacrées pour les Indiens Lakotas, qui les revendiquent depuis 1776, année d'une bataille qu'ils avaient gagnée contre les Cheyennes. En 1868, le traité de Fort-Laramie, qui mit fin à la guerre du chef Red Cloud (Nuage Rouge ; 1824-1910) contre l'armée américaine, les intégra dans la Grande Réserve Sioux. Mais six ans plus tard, le général George Custer (1839-1876) viola l'entente en les ouvrant à la ruée vers l'or, provoquant de nouvelles batailles, dont celle de la Little Big Horn (26 juin 1876), qui fut remportée par le chef Crazy Horse (1839-1877). Cependant, après la défaite de ce dernier dans les Wolf Mountains (Montagnes du Loup), puis son emprisonnement et son assassinat, le gouvernement américain détruisit la réserve sioux et s'empara des terres, qu'il vendit aux colons à des prix dérisoires. En 1980, il proposa un dédommagement financier aux Lakotas, qui le refusèrent afin que ces terres sacrées ne deviennent pas propriété états-unienne.

     

     

    © Leonard Peltier - Comité international pour la défense de Leonard Peltier -

    article d'Ismène Toussaint 

     

     


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    États-Unis - Une femme navajo est choisie pour diriger le département américain de l'énergie
    ''En tant que premiers gardiens de cette terre, les peuples natifs peuvent montrer la voie''.
    Joaqlin Estus - Indian Country Today
    « Une femme de la communauté Diné qui sait ce que c'est que de vivre sans électricité et qui s'est battue pour l'énergie solaire pour son peuple a été choisie pour diriger l'Office américain des programmes et de la politique énergétique Indienne (Indian Energy Programs and Policy). Elle prendra en charge un programme que l'administration Trump a failli mettre à genoux en réduisant son budget de deux tiers.
    Wahleah Johns est co-fondatrice et directrice de Native Renewables, une entreprise qui apporte l'énergie solaire dans les foyers amérindiens et forme des installateurs solaires navajos. Elle a également été organisatrice communautaire et militante pour la protection de l'eau et la justice économique et environnementale. Elle est présidente de la commission sur l'économie verte des Navajos.
    Johns a grandi sur et près de la réserve Navajo, où environ 15 % des maisons n'ont pas l'eau courante et 10 % n'ont pas l'électricité. L'eau et l'énergie sont devenues des questions essentielles pour elle.
    Dans un article paru en mai dans le New York Times, Johns a écrit : "Comment se fait-il que la nation Navajo borde 80 miles du fleuve Colorado et n'ait pas accès à une seule goutte d'eau ? Comment se fait-il que le charbon et l'eau des terres des Navajos aient permis de créer de l'électricité pour Los Angeles, Las Vegas et Phoenix, alors que 15 000 familles de la réserve n'ont pas d'électricité ?
    "Notre conseil de bande a été formé en 1923 dans le but exprès de conclure une transaction commerciale pour signer des contrats de location de pétrole avec la Standard Oil", a écrit Johns. "C'était le début d'un système dans lequel les entreprises pouvaient gagner des milliards en pillant nos terres pour trouver des gisements d'uranium, de charbon, de pétrole et de gaz, laissant nos eaux souterraines contaminées et notre peuple malade à cause de l'exposition aux radiations de l'uranium, des maladies pulmonaires, de l'asthme et du cancer."
    Sans lignes électriques, les familles de la réserve dépendent des batteries et des générateurs de gaz. Selon elle, les familles peuvent payer entre 150 et 700 dollars par mois, selon la saison, rien qu'avec les combustibles. "Et généralement en hiver, c'est plus."
    Johns va prendre en charge un bureau qui a subi une réduction budgétaire de 64%. Le budget 2020 de l'Office of Indian Energy était de 22 millions de dollars. L'administration Trump n'a autorisé que 8 millions de dollars pour son budget 2021.
    Le site internet de l'Énergie Indienne rapporte que "le développement des infrastructures dans le pays est limité en raison de l'insuffisance des fonds et des financements, des infrastructures inadéquates, des capacités techniques limitées et d'une structure juridique et réglementaire compliquée régissant les terres indiennes".
    Le bureau a un effectif de sept personnes, dont trois à Washington, D.C., et deux à Golden, Colorado, et à Anchorage, Alaska. Le bureau s'emploie à fournir des services aux 574 tribus de la nation :
    -Promouvoir le développement, l'efficacité et l'utilisation de l'énergie des tribus indiennes
    -Réduire ou stabiliser les coûts énergétiques des tribus indiennes
    -Renforcer l'infrastructure énergétique des tribus indiennes
    -Électrifier les terres, les habitations et les entreprises indiennes.
    "Je me sens honoré de ma nomination au sein de l'administration Biden-Harris en tant que directrice de l'énergie indienne au Département de l'Énergie (DOE). En tant que premiers gardiens de cette terre, je crois que les peuples natifs peuvent montrer la voie pour résoudre notre crise climatique et construire un avenir énergétique régénérateur et propre", a déclaré Johns dans un Tweet.
    Joaqlin Estus, Tlingit, est un correspondant national de l'Indian Country Today, et un journaliste de longue date de l'Alaska.
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