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    Etats-Unis : les Sioux obtiennent une victoire inattendue face à l’oléoduc Dakota Access

    Un juge fédéral a remis en question, mercredi, le permis d’exploiter le pipeline, quatre ans après la mobilisation internationale à Standing Rock, dans le Dakota du Nord.

    Par Corine Lesnes Publié le 27 mars 2020 à 03h38

     

    La décision est passée inaperçue, au regard de la situation sanitaire aux Etats-Unis, mais dans les tribus indiennes et les organisations de défense de l’environnement, elle a été célébrée comme une victoire qu’on n’attendait plus.

    Près de trois ans après l’entrée en service de l’oléoduc Dakota Access, sur le territoire ancestral des Sioux, dans le Dakota du Nord, un juge fédéral a remis en question, mercredi 25 mars, l’autorisation d’exploiter donnée à la compagnie Energy Transfer Partners, dans l’attente d’un examen de l’impact du pipeline sur l’environnement.

     

    Le juge fédéral du district de Columbia James Boasberg n’a pas suspendu l’activité et le pétrole continue de couler, à raison de 570 000 barils par jour, malgré l’opposition des tribus qui craignent la contamination de l’eau du Missouri, le fleuve qui longe la réserve des Lakotas. Mais il a laissé la porte ouverte à cette possibilité, estimant que le Corps des ingénieurs des travaux publics de l’armée avait approuvé le projet sans répondre en profondeur sur la question des fuites potentielles de brut, ni dissiper les doutes sur la capacité du système de détection de repérer les écoulements de faible débit. Une décision « hautement controversée », a-t-il estimé.

    suite icilemonde.fr/planete

     Et puis cette newsletter que j'ai reçu de

    Etats-Unis : les Sioux obtiennent une victoire inattendue

    Alors que la pandémie de COVID-19 continue de se propager à travers le pays, nous sommes conscients qu'elle pourrait avoir un impact démesuré sur le pays indien. Les programmes de secours peuvent ne pas fournir les tests et les fournitures médicales nécessaires pour nous - ou quiconque - à une échelle appropriée. Sachez que nous surveillons cela, et comme mon collègue Chase Iron Eyes l'a mentionné il y a quelques jours, nous vous tiendrons au courant des développements. Puissions-nous tous rester en sécurité et en bonne santé.

    En attendant, j'écris avec de merveilleuses nouvelles. Pas plus tard qu'hier, Standing Rock a remporté une grande victoire dans la bataille juridique en cours contre le pipeline Dakota Access lorsqu'un juge fédéral a accédé à la demande de la tribu d'annuler les permis fédéraux de DAPL!

     

    Merci pour tout ce que vous avez fait pour aider notre lutte! Aujourd'hui, je vous demande de prendre quelques instants pour regarder notre vidéo sur la victoire au tribunal et d'envoyer une note de solidarité à Standing Rock. Je transmettrai vos messages au président et au conseil tribaux. C'est un grand moment!

    Le juge a statué que le Corps des ingénieurs de l'armée de Trump doit terminer une déclaration d'impact environnemental (EIE) complète - l'examen beaucoup plus complet que nous demandons tous depuis le début de ce mouvement (et que le président Obama a exigé, mais que Trump a inversé) ). Le Corps a échoué de trois manières spécifiques, selon le juge.

    Premièrement, le Corps n’a pas répondu de manière adéquate aux affirmations des experts de la tribu selon lesquelles le système de détection des fuites du DAPL est totalement inadéquat. Deuxièmement, la terrible histoire de marées noires de l’entreprise n’a pas été correctement prise en compte. Enfin, la compagnie pétrolière n'a pas tenu compte des répercussions négatives qu'un «pire cas de rejet» pourrait avoir sur nos droits issus de traités - notre capacité de chasser, de pêcher et d'accomplir des cérémonies religieuses traditionnelles près du lac Oahe, sous lequel l'oléoduc traverse.

    Le président de la tribu m'a demandé de représenter les intérêts de Standing Rock à l'audience de Washington, D.C., mais je ne pouvais pas y aller en raison des restrictions de voyage liées au coronavirus. Je suis heureux que, malgré nos ennuis, nous ayons été victorieux, du moins pour le moment.

    La logique de la décision du juge suggère que le pipeline ne devrait pas rester opérationnel sans un permis fédéral. La décision fait en fait référence à la fois au Titanic et à Tchernobyl concernant la possibilité d'une erreur humaine, et j'espère que la fermeture du flux sera la prochaine étape du juge. Il a maintenant demandé des mémoires juridiques sur cette question.

    Veuillez rester à l'écoute, car nous espérons partager bientôt d'autres bonnes nouvelles. En attendant, restez en sécurité et écoutez les professionnels de la santé qui connaissent les exigences de cette pandémie. Nous sommes tous dans le même bateau.

    Wopila tanka - comme toujours, nous vous sommes très reconnaissants de vous tenir avec Standing Rock et Mother Earth.

    Phyllis Young
    Organisateur de rock debout
    Le projet de loi populaire de Lakota

    Lakota People's Law Project 

     

    Projet de loi populaire de Lakota
    547 South 7th Street # 149
    Bismarck, ND 58504-5859

    Le Lakota People's Law Project fait partie de l'Institut Romero, un centre de droit et de politique 501 (c) (3) à but non lucratif. Tous les dons sont déductibles des impôts.

     

     

     


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  • De Lorenza Garcia ,

    ... basés sur la place de l'homme en lien avec la nature, les visions et chants Diné, les Indiens Navajo, sont une seule et même chose et chaque chant raconte leurs histoires...
    Bien heureuse de contribuer à la revue Natives, des peuples, des racines. Bravo et merci à toute l'équipe pour la sortie de cette revue importante en ces jours de grands questionnements. Soutenez à votre tour la naissance de Natives, des peuples, des racines afin que nous puissions continuer à grandir ensemble.

    Natives, des peuples, des racines

    Natives, des peuples, des racines

     

     

     


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  • Préparez vos places virtuelles, pour demain, et économisez-les avec votre couverture ! Voici la dernière ligne Powwwwwow et horaire pour demain, samedi 4 avril 2020 de 2:15 h à 7:30 h heure standard de la montagne !!! Connectez-le en direct via Facebook sur la distance sociale Page Powwow @ SDPW Emcee Whitney Rencountre 's Live Stream !!! N' oubliez pas, tous les danseurs et chanteurs sont encouragés à aller en direct sur cette page tout au long du powow, les snaggers virtuels le gardent

     

    Get your virtual spots ready, for tomorrow, and save them with your blanket! Here’s the final Social Distance Powwow Line-Up and Schedule for tomorrow, Saturday, April 4, 2020 from 2:15pm-7:30pm Mountain Standard Time!!! Tune it Live via Facebook on the Social Distance Powwow page @ SDPW Emcee Whitney Rencountre’s Live Stream!!! Don’t forget, all dancers and singers are encouraged to go live on this page throughout the powwow, virtual snaggers keep it pg rated though!

     

     


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  • Avec l'autorisation de Wiyaka Foster 

    Tatankabywiyaka

    l'image est d'actualité à l'échelle planétaire et résume bien la situation .Ce virus n'épargne aucun pays et les Premières Nations sont donc également touchées .

    Merci Wiyaka Foster pour ce magnifique dessin et pour l'autorisation.

    ► Tatankabywiyaka.com

     

     

     


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  • le confinement permet de circuler sur internet et de trouver de belles choses dont cette vidéo.

     

     

     

    Okema - Life Of A Native (Official Music Video)
    Song By: Okema
    Instrumental By: Boogey The Beat
    Mixed, Mastered & Directed By: Blu Barry

     

     

     

     

     


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  • Présentation en direct avec Darrell Red Cloud

    c'est en anglais (dommage) mais cette vidéo est très intéressante 

     

     

     


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    Alanis Obomsawin dans son bureau à l'ONF en 2015

    PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / LA PRESSE CANADIENNE/RYAN REMIORZ

    COVID-19 : Le cinéma autochtone à la rescousse du confinement pancanadien

    sur radio Cnada ici  espaces-autochtones

     

     


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  • Creator, watch over our sisters (artwork Thundervoice eagle)

    Mona Lisa vu sous un autre aspect qui est tout aussi agréable 

     

     


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  • encore un bon article en provenance Radio Canada ,mais comme ils n'accordent pas la copie  je vous met le début de l'article et vous n'avez qu'à suivre le lien pour la suite 

    Art Autochtone

    pour illustration photo perso du stand de Diane Blacksmith au Pow wow d'Ornans  ( et là c'est du vrai artisanat Autochtone )

    "Prendre des terres, des ressources, mais aussi d'autres choses telles que des connaissances, des arts, des identités : c'est ce qui représente l'appropriation culturelle pour Jack Theis, animateur d'une conférence sur le sujet à l'Université de Saint-Boniface le jeudi 5 mars."

    ► ici.radio-canada.ca/premiere/emissions

    et de Radio-Canada

    Publié le 29 juin 2018

    Mocassins en fourrure, sculptures d'inukshuks, totems en bois... Les objets inspirés de la culture autochtone remplissent les vitrines des boutiques de souvenirs du Vieux-Port de Montréal. Bien qu'une grande partie des détaillants certifient que leurs produits sont « 100% autochtones », il est difficile de déterminer lesquels sont authentiques.

    Un texte de Matisse Harvey et Sophie-Claude Miller

    Pour un touriste étranger peu au fait des enjeux autochtones au pays, distinguer le vrai du faux sur les tablettes des boutiques de souvenirs est une tâche ardue. « On essaie de voir si ce sont des produits authentiques plus que [des produits] fabriqués en Chine, par exemple », explique Xavier Herriot, un touriste français de passage à Montréal.

    suite ici ► ici.radio-canada.ca/nouvelle-art-autochtone-souvenirs-boutiques-artisans-appropriation-culturell

     

     


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  • La tribu Apache marche pour protéger le site sacré de l'Arizona contre une mine de cuivre

    vu sur Reuters 

    quelques photos de leurs actions sur un diaporama ici ► apache-tribe

    Par Brendan O'Brien ▼ (Reuters) 

    Des centaines de membres et de partisans de la tribu Apache ont marché pendant quatre jours vers un terrain de camping sacré dans le sud-est de l'Arizona plus tôt ce mois-ci, dans l'espoir de protéger la terre contre l'extraction du cuivre tout en sensibilisant aux injustices contre les Amérindiens.

    La marche de 45 milles, à partir de la réserve indienne de San Carlos Apache, s'est terminée dimanche 23 février sur ce qui est connu comme Oak Flat, une parcelle de terrain public de 2400 acres (970 hectares) dans la forêt nationale de Tonto près de Superior, en Arizona.

    suite sur ► usnews.com/news

    Actions faites toujours dans le pacifisme .

     

     


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  • Wet'suwet'en

     

    vu sur Wikipédia

    Les Wet'suwet'en1 sont un peuple autochtone et une première nation dakelh de l'intérieur de la Colombie-Britannique au Canada. Les membres de la communauté parlent le witsuwit'en, un dialecte de la langue babine-witsuwit'en, une langue athapascane. Les Wet'suwet'en occupent un territoire autochtone non cédé depuis des milliers d'années, ils n'ont jamais signé de traité ou vendu leur terres au Canada.

    La Première Nation Wet'suwet'en compte près de 3 450 habitants Elle est membre du Conseil tribal Carrier Sekani2.

    Wet'suwet'en

    Les Wet'suwet'en comptent 5 clans et 13 maisons qui possèdent chacun une partie du territoire3. Lors de célébrations ils opèrent comme quatre clans; les clans Laksamshu et Tsayu travaillent ensemble.

    Wet'suwet'en

     

     


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  • vous pensez que vous avez un mauvais pressentiment à ce sujet...

    (www.tundracomics.com)

     

     


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    © Société des Amis de Louis Riel (Louis Riel Society) - Facebook - 

    RIEL : LE 150ÈME

    1869-1870 2019-2020

    UNE COMMÉMORATION

    Reconnaissez le rôle unique et historique de Louis Riel comme fondateur du Manitoba, sa contribution au développement de la Confédération canadienne et son leadership dans la protection des droits des Autochtones, en faisant de lui le Père autochtone (métis) de la Confédération du Canada. 

    COMMÉMORATION DU 150ÈME ANNIVERSAIRE DE LA RÉSISTANCE DE LOUIS RIEL ET DE L'ENTRÉE DU MANITOBA DANS LA CONFÉDÉRATION CANADIENNE

    PAR LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LOUIS RIEL

    (TRADUIT DE L'ANGLAIS ET ANNOTÉ PAR ISMÈNE TOUSSAINT)

    Les Amis de Louis Riel, hier comme aujourd’hui, viennent d’horizons variés. Ce qu’ils ont en commun, c’est une croyance inébranlable en la cause de la justice d’un peuple qui fut privé de ses droits, déplacé, dont la terre fut volée, la culture réduite, et dont les droits, une fois soit-disant assurés, furent totalement et délibérément violés.
    La Société des Amis de Louis Riel

    Alors que le Canada se prépare à commémorer le cent-cinquantenaire de la formation de la province du Manitoba et de son entrée dans la Confédération canadienne, qui fut guidée par Louis Riel, les Canadiens portent l’impressionnante responsabilité de réviser et de donner un nouveau développement à notre histoire. La condamnation de Louis Riel « pour haute trahison » a besoin d’être réexaminée et son rôle historique de « Père autochtone (métis) de la Confédération canadienne », reconnu et commémoré, puisque les Canadiens célèbrent le 150e anniversaire du Manitoba en tant que province canadienne.   

    Inconsistant dans l’Histoire, Louis Riel demeure un criminel condamné, un « traître coupable de haute trahison », en dépit de la Résolution-Riel que l’ancien premier ministre du Canada [de juin 1979 à mars 1980], le Très Honorable Joe Clark, fit passer en 1992 : elle  reconnaissait que par le biais de structures et de procédures démocratiques, Louis Riel et le peuple de la Terre de Rupert et du Nord-Ouest avaient pris des mesures effectives pour maintenir l’ordre et  protéger les vies, les droits, ainsi que les propriétés des colons de la rivière Rouge. Même le premier ministre John A. Macdonald1 [qui avait fait condamner Riel] reconnut plus tard que dans les circonstances, les habitants de la jeune colonie avaient été obligés de former un gouvernement provisoire pour protéger leurs vies et leurs biens. 

    En 1982, le Parlement canadien prit note qu'une Liste des droits avait été adoptée sous la direction de Louis Riel, et que les clauses d’admission de la Terre de Rupert et du Territoire du Nord-Ouest dans le Dominion du Canada furent négociées à partir de là. Ces clauses forment une partie de l’Acte du Manitoba. De manière significative, la Résolution-Riel reconnut aussi la nature juste et démocratique de la défense que Louis Riel avait prise des Métis en Saskatchewan.

    En 1885, Louis Riel paya de sa vie son leadership dans un mouvement qui combattait pour le maintien des droits et des libertés du peuple métis. Quand on considère que sous l’égide officielle du chef métis Harry Daniels2, la loi constitutionnelle de 1982 a affirmé les droits existants des Métis en vertu des traités autochtones3, Riel constitue un cas exemplaire.

    À la lumière du cent-cinquantenaire de la campagne constitutionnelle de Louis Riel, qui conduisit dans les années 1869-1870 à l’entrée du Territoire du Nord-Ouest et de la Terre de Rupert dans la Confédération canadienne en tant que province du Manitoba, il est plus que temps de reconnaître celui-ci comme «Père autochtone (métis) de la Confédération».

    Nous, les amis de Louis Riel, commémorons et saluons Louis « David » Riel4 et demandons à tous les Canadiens de nous rejoindre pour commémorer la fondation du Manitoba. 

    Cet article a été repris dans louisriel.org, 2020, http://www.louisriel.org/ArticleView.php?article_id=85

    Rejoignez la Société des Amis de Louis Riel) sur Facebook : https://www.facebook.com/friendsoflouisriel/

    NOTES

    1. John Alexander Macdonald (1815-1891). Homme d’État canadien d'origine écossaise. Né à Glasgow, il émigra à Kingston (Haut-Canada) dans sa jeunesse et devint membre fondateur du parti libéral-conservateur après les élections de 1854. En 1867, il accéda au poste de premier ministre du Canada et se fit « bâtisseur de la nation », selon ses propres termes, en adjoignant le Québec, le Manitoba, les Territoires du Nord-Ouest, la Colombie-Britannique et l’Île du Prince-Édouard à la Confédération. Toutefois, son implication dans le scandale de la construction du chemin de fer Canadian Pacific – il fut accusé d'avoir touché des pots-de-vin – l’obligea à démissionner en 1873. Grâce à une politique tarifaire qui protégeait le secteur manufacturier en imposant des taxes élevées sur les importations, il revint au pouvoir en 1878 et travailla à une forme de coopération avec l’Angleterre. Mais la pendaison de Louis Riel (le 16 novembre 1885), dont il est le premier responsable, jointe à des problèmes d’alcoolisme et d’opiomanie, rendit la fin de son mandat difficile : il perdit ses appuis politiques au Québec et se heurta à une opposition de plus en plus forte. Il fut néanmoins réélu à la tête du pays en 1890. Au Canada anglais, il est considéré comme l’un des « Pères de la Confédération ».

    2. Harry Daniels (1940-2004). Leader métis. Originaire de Regina Beach (Saskatchewan), il entra dans la marine à l’âge de dix-sept ans, puis exerça divers métiers au Canada et aux États-Unis avant de revenir suivre dix ans plus tard un cours de droit autochtone à l’Université de la Saskatchewan (Saskatoon).  Il devint successivement directeur exécutif de la Société des Métis de la Saskatchewan (Saskatchewan Métis Society, en 1969) ; vice-président de l’Association des Métis de l’Alberta (Alberta Metis Association, en 1971) ; et président du Conseil des Autochtones du Canada (Native Council of Canada, de 1975 à 1981), qui était à l’époque la seule organisation nationale représentant les Métis et les Indiens sans statut. Cette dernière changea par la suite son nom en Congrès des Peuples Autochtones (Congress of Aboriginal People, CAP) et Harry Daniels en assuma la présidence de 1997 à 2000. Au début des années 1980, alors que le gouvernement de Pierre-Elliot Trudeau préparait le rapatriement de la Constitution canadienne de Grande-Bretagne afin de débarrasser le Canada des vestiges du colonialisme britannique, il fut invité à participer aux réunions du Comité parlementaire qui s'occupait des aspects autochtones des amendements constitutionnels. Résultat de sa persévérance, la section 35 de l’Acte de Constitution de 1982 nomma spécifiquement les Métis comme l’un des peuples autochtones du Canada, et reconnut et affirma leurs droits autochtones existants. En décembre 2000, de pair avec le CAP, il déposa  un dossier de requête à la Cour fédérale du Canada contre le ministre des Affaires indiennes et l’Avocat général du Canada. Le procès portait sur une déclaration juridique selon laquelle les Métis et les Indiens sans statut étaient des « Indiens » dans la section 91 (24) de l’Acte de la Constitution de 1867. Il mourut dix ans plus tard, avant que la Cour d’Appel fédérale ne déclare, en 2014, que les Métis étaient des « Indiens » dans l'objectif de cette section.

    3. Rappel de l'article 35 de la Constitution canadienne :

    35. (1) Les droits existants — ancestraux ou issus de traités — des peuples autochtones du Canada sont reconnus et confirmés.

    (2) Dans la présente loi, « peuples autochtones du Canada » s'entend notamment des Indiens, des Inuits et des Métis du Canada.

    (3) Il est entendu que sont compris parmi les droits issus des traités, dont il est fait mention au paragraphe (1), les droits existants issus d'accords sur des revendications globales ou ceux susceptibles d'être ainsi acquis.

    (4) Indépendamment de toute autre disposition de la présente loi, les droits — ancestraux ou issus de traités — visés au paragraphe (1) sont garantis également aux personnes des deux sexes. »

    4. Le 18 décembre 1874, alors qu’il se trouvait dans le parc Mount Vernon de Worcester (Massachussetts, États-Unis), Louis Riel aurait reçu un « message céleste » : « Lève-toi, David Riel, tu as une mission à accomplir. » En fait, convaincu de la mission spirituelle qu’il avait à mener auprès du peuple métis, il aurait choisi ce prénom en référence au David de la Bible, qui, après avoir vaincu le géant Goliath, était devenu roi d’Israël, puis messie (« oint »). C’est d’ailleurs sous le nom de « Louis David Riel » que le chef métis se fera inscrire lorsque, souffrant d’une dépression nerveuse, il entrera le 6 mars 1876 à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, à Longue-Pointe (Montréal).

     

     

     

    © Société des Amis de Louis Riel (Friends of Louis Riel Society)

     

     


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