• Pétition pour Black Mesa

     
     
     

    Comme la Bear Butte des promoteurs peu scrupuleux s'accaparent la terre mere à des fins commerciales,sans ce soucier des traités et de la population,a ce jour 1500 Navajo's  sont en voie d'expulsion.Il faut agir et vite   Merci de votre soutien

    pour signer la pétition --> Black Mesa <-- stop plus valide ,pétition terminée 

    Big Mountain

     
    L E S   L U M I È R E S   D E   P H Œ N I X   B R I L L E N T   P E N D A N T   Q U E   B L A C K   M E S A   S ' A S S È C H E .

            RETOUR AU BULLETIN

    Les guerres des ressources énergétiques, motivées par des intérêts politiques et économiques, se poursuivent depuis longtemps sur le sol de l'Etat d'Arizona, où politiciens et sociétés commerciales s'enrichissent sur le dos des populations indigènes.

       Dans les années 1940, le sénateur Carl Hayden devient le principal moteur du projet Central Arizona (CAP) qu'il réussit à financer en gagnant le droit d'utiliser I'eau du Colorado au cours d'un procès contre I'Etat de Californie. Un système de pipelines et de canaux s'étend alors sur 300 miles, du Colorado à Tucson. L'eau devant passer à travers les montagnes, il faut des quantités importantes d'électricité d'où l'idée initiale de construire une série de barrages sur le site du Grand Canyon. Finalement, ce projet est remplacé par le NGR, Navajo Generating Plant (NGP), situé à Page, Arizona, et propriété de I'Arizona Public Service Company et du US Bureau of Reclamation.

     

       NGP nécessite un apport en charbon. C'est là qu'entre en scène Peabody Coal Company. En 1966, Peabody, la plus grande entreprise minière de charbon, achète 380 millions de tonnes de charbon qu'elle compte extraire sous Black Mesa la terre ancestrale des Hopi et Navajo. L'énergie produite par NGP est tout entière destinée au projet Central Arizona.

       Les propriétaires d'une autre centrale électrique, Mohave Generating Station, sont également intéressés par le charbon de Black Mesa, qu'ils acquièrent pour une bouchée de pain, sous prétexte qu'il s'agit d'une zone isolée. Contrairement à NPG, qui reçoit le charbon par transport ferroviaire, MGP nécessite l'utilisation de pipelines qui dépensent 3.3 millions de gallons d'eau chaque année. De plus, les Navajo ont été contraints à renoncer, pour au moins 50 ans, à leur part de propriété du Colorado et aux bénéfices des taxes qui en découlent.

     

    Aujourd'hui...

       Aujourd'hui, les Hopi et les Navajo qui vivent sur ces terres remarquent que nombre de leurs sources d'eau naturelles sont asséchées.
       Aujourd'hui, des hydrologues prédisent que dans les 20 ans à venir, les sources de certains villages hopi n'auront plus d'eau.
       Le plan énergétique de Bush-Cheney n'arrangera pas les choses.
    Aujourd'hui, le bétail est vendu car les Navajo ne peuvent plus l'abreuver ; le 26 mars dernier, l'état d'urgence pour cause de sécheresse était déclaré en territoire navajo.
       La vérit�� c'est que les décisions politiques s'étendent bien au delà de Black Mesa, terre des Hopi et Navajo. Et Phœnix, qui possède le pouvoir décisionnel, a désespérément besoin de toute cette énergie. L'eau est nécessaire pour ses étendues de gazons et de terrains de golf, pour désaltérer la population et éclairer ses nuits alors qu'elle ne cesse de grandir en cet endroit qui n'a jamals été conçu pour la recevoir et la faire vivre. Le prix à payer pour ce développement tentaculaire est la disparition de cultures qui vivent pourtant de si peu. Surtout que I'utilisation de I'énergie produite par I'eau des nappes souterraines navajos s'étend bien au delà de Phœnix. Pensons quelques secondes aux besoins énormes d'un royaume de 1'argent et des lumières éternelles comme Las Vegas
    !

    Des promesses d'avenir inquiètantes...

     

       Aujourd'hui, après trente ans d'activité intense, Peabody continue d'extraire 5 millions de mètres cubes d'eau par an d'une ancienne nappe phréatique non?renouvelable qui est la seule source d'eau potable pour les Hopi et les Navajo. Il est prévu que l'activité minière dure encore 35 ans. Avant ce délai plus de 80 milliards de gallons d'eau auront disparu. Assez pour la population hopi tout entière - 8000 personnes - pendant 500 ans...

     

       Mais d'autres faits nous amènent à redoubler de prudence et à appeler à I'action. Un nouveau projet de centrale est en route. Reliant Energy, une entreprise basée au Texas et qui a participé au financement de la campagne présidentiel de Bush, a contacté les conseils tribaux navajo et hopi le mois dermer. Si les Hopi avaient tout d'abord accepté, il semblerait que le 8 juin dernier ils se soient ravisés. Restons sur nos gardes pour éviter un Peabody junior.

     

       D'autre part, Peabody a demandé une autorisation permanente pour intensifier son exploitation. Si le permis lui est accordé, son débit d'extraction hydraulique passera de 5 millions à 7 millions de mètres cubes d'eau pour le transport du charbon via les pipelines et sa production de charbon sera porté de 4.7 millions de tonnes à 5.7 millions par an. Les Navajo de Black Mesa se sont réunis le 9 mai dernier afin de protester contre l'octroi de ce permis. Diverses organisations et le peuple hopi se sont joints à cette manifestation. La communauté de Forest Lake a voté une résolution s'opposant à la demande de la compagnie minière. Selon Amos Johnson, président de cette communauté, Peabody ne gagnera pas car ils n'ont pas rempli les conditions de leur précédent contrat qui stipulait qu'ils devaient aider, par leurs bénéfices au développement local par des investissements dans l'infrastructure, les établissements scolaires et les hôpitaux. Ce qu'ils n'ont, bien évidemment, jamais fait. 90% des Navajo de Forest Lake n'ont ni l'électricité ni l'eau courante pendant que Peabody pompe des milliards de litres d'eau du sous?sol pour acheminer son charbon sur des centaines de kilomètres.

     

    D'après Leonard Selestewa, président de Black Mesa Trust, et la Communauté de Forest Lake.
    traduction: Sophie Gergaud

     

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  • Commentaires

    1
    mary33-alias-chamana
    Mardi 24 Avril 2012 à 14:42
    à mon peuple que j'aime.
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